Aujourd’hui, deux personnages qui aiment raconter des histoires…
Colette est en colère, on lui refuse encore et toujours un animal de compagnie. Un peu en rogne, la petite fille part visiter le quartier dans lequel elle vient tout juste d’emménager. Elle croise très vite ses nouveaux·elles petit·e·s voisin·e·s, elle leur raconte qu’elle a perdu sa perruche… sauf que quand on invente une histoire comme ça, il faut inventer tous les détails et improviser !
C’est un petit bijou, une merveille, que nous propose Isabelle Arsenault (cette fois-ci au texte et aux illustrations). Elle rend hommage à ceux et celles qui inventent de belles histoires et rendent notre quotidien plus trépidant (je vous dévoile un peu la
chute, si vous ne le souhaitez pas allez directement à la fin de la parenthèse, mais les ami·e·s de Colette vont se rendre compte que l’oiseau n’existe pas, mais en demanderont encore). Les illustrations sont, comme d’habitude, absolument superbes. Elle dédicace son livre « pour tous les enfants des villes qui illuminent les ruelles de leur imagination débordante », c’est un bel hommage qu’elle leur rend. L’oiseau de Colette annonce une série, La bande du Mile-End, on est extrêmement impatient·e de retrouver ces personnages.
Un bijou par l’une des plus grandes illustratrices contemporaines.
Alors qu’il va rentrer dans son terrier, Lapin entend une grosse voix qui déclare être celle du Bondivore Géant… Terrorisé, Lapin demande de l’aide à Minette qui pense bien faire peur à ce sombre personnage… sauf que c’est elle qui va repartir avec les chocottes. Ours et Éléphant tenteront à leur tour… et repartiront terrorisés ! Mais quand s’approche Maman Grenouille, il est possible que le Bondivore Géant change de disque.
Difficile de ne pas vous dévoiler la chute tant c’est elle qui fait tout l’intérêt de l’histoire, mais elle risque de surprendre les enfants, et de bien les faire rire. Texte de Julia Donaldson (déjà autrice du Grufallo, un album
qu’on pourra comparer à celui-ci), illustrations classiques (un brin datées) d’Helen Oxenbury, Le Bondivore Géant a tout de l’album classique, intemporel, que nos enfants liront à leurs petits-enfants. Ça parle de l’entraide, de la peur et surtout de savoir bien raconter les histoires.
Un album plein d’humour avec une chute tordante. Une vraie réussite.
L’oiseau de Colette![]() ![]() d’Isabelle Arsenault La Pastèque dans la collection La bande du Mile-End 14 €, 186×236 mm, 48 pages, imprimé au Canada, 2017. |
Le Bondivore Géant![]() ![]() Texte de Julia Donaldson (traduit par Rosalind Elland-Goldsmith), illustré par Helen Oxenbury Kaléidoscope 13 €, 238×292 mm, 40 pages, imprimé en Chine, 2017. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


