Ici ou ailleurs, en Europe, en Asie ou en Afrique, l’écologie est une priorité.
Mobou est un jeune pygmée Baka. À 10 ans, il vit avec son clan au cœur du bassin du Congo. La forêt primaire, c’est son paradis et son terrain de jeu. Il la connaît comme sa poche : les animaux, les insectes, les arbres, les plantes… Parmi ses activités préférées : piéger des rats de Gambie, ou encore enlacer un Moabi, arbre géant auquel le peuple pygmée est profondément attaché. Mobou a aussi la chance d’aller à l’école, un peu plus loin, dans la ville des grands noirs. Un jour, un couple d’humanitaires s’installe près du campement baka. L’homme et la femme veulent apprendre les mystères et les beautés de la forêt. Mais voilà qu’arrivent également des gens de Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo : le gouvernement vient de vendre une partie du territoire à des exploitants forestiers étrangers… Comment les baka, pacifiques, pourront-ils se défendre ?
L’autrice aborde avec finesse et enthousiasme des thématiques fondamentales : la déforestation, la confrontation de différentes cultures et la préservation des droits des peuples autochtones. Une histoire écologique merveilleuse pour une prise de conscience simple pour les ados : si l’on ne protège pas la forêt, des peuples et toute la biodiversité disparaitront. Et s’il n’y a plus d’arbres, s’il n’y a plus d’air pur, ni d’eau pure, que deviendrons-nous ?
Mylan et Cléa, deux ami·es d’enfance, sont bien ancré·es dans notre société de consommation. L’écologie, ça les gonfle un peu en fait. Leur plaisir, avant tout. En ce mois de juillet caniculaire, les deux ados cherchent le frais dans une station de ski artificielle construite près de chez eux·elles, en Alsace. En août, il et elle se séparent. Mylan part seul en vacances chez son oncle, en Norvège. Cléa s’envole avec ses parents dans un hôtel-club en Malaisie. Tous deux restent en lien via leur smartphone en s’envoyant des messages vocaux. Leurs vacances sont très différentes. Contraint d’adopter le régime paléo de la femme de son oncle, Mylan s’ennuie avant de sympathiser avec des ados norvégiens préoccupés par leur bilan carbone et l’avenir de la planète. Cléa, elle, se retrouve devant des buffets débordant de nourriture et des échoppes saturées de produits pour touristes. Mais elle découvre les conséquences concrètes de la culture de l’huile de palme.
À travers la prise de conscience progressive de ces deux ados, cette histoire amène à réfléchir et donne envie de modifier quelques (mauvais) comportements quotidiens. De son écriture visuelle, Sophie Adriansen signe un nouveau roman touchant directement le cœur et la raison. Elle réussit parfaitement à décrire l’état d’esprit de ses personnages, auxquels les lecteur·ices peuvent s’identifier. Sans aucune culpabilisation, elle les accompagne dans la réflexion autour de la préservation de l’environnement. À l’instar du collectif On est prêt, dont les éditions Glénat sont partenaires pour cette collection.
Le gardien des moabis![]() de Céline Jacquot Le Muscadier, dans la collection Rester Vivant 12,50 €, 140×190 mm, 154 pages, imprimé en France, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
L’été du changement![]() de Sophie Adriansen Glénat, dans la collection #Onestpret 13,90 €, 147×225 mm, 163 pages, imprimé en Espagne, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Je râle souvent, jamais quand je lis. Petite, à la campagne, je croquais des pommes en dévorant des BD et des romans.
Aujourd’hui, à Paris, je suis journaliste dans des quotidiens pour enfants et ados. Ma curiosité reste plus forte que mes préférences… dans la vie comme dans les livres. « Je pourrai passer le reste de ma vie à lire, juste pour satisfaire ma curiosité », Malcom X.



