Envie d’ailleurs ? Alors embarquez pour un voyage littéraire, qui vous mènera là-bas, ou bien même là où finit le monde. À bientôt !
Par un après-midi d’été, allongés dans l’herbe, trois amis observent les nuages. Ils se demandent si ceux-ci ne se rendent pas là où finit le monde. Mais où se trouve cet endroit ? Pas une minute à perdre, ils décident de partir à la recherche de ce lieu. Faut-il aller tout droit ? Qu’importe, ils demanderont leur chemin aux personnes qu’ils croiseront. De rencontre en rencontre, la question est toujours la même : Où finit le monde ? Les réponses différentes selon les individus leur permettront de faire un bout de chemin. Ils montent, descendent, traversent, jusqu’à trouver ce qu’ils cherchaient. C’était donc ici ?
Une histoire en randonnée n’aura jamais si bien porté son nom ; puisque nous suivons les trois amis pendant leur longue marche jusqu’au bout du monde. Un voyage initiatique pour une question philosophique. Où finit le monde ? En début de livre, leur carte est vierge. Il leur faudra tracer leur propre chemin, au gré des rencontres et des expériences. Et s’il y avait un lien entre le lieu où tout finit et le moment où tout commence ? Les illustrations très enfantines de Maria Deck et leurs petits détails complètent joyeusement les mots de Davide Cali.
Un jeune garçon se voit contraint de fuir. Il doit aller vivre ailleurs. Pour cela, il emprunte une barque, qui devra lui servir à traverser les mers. Ne l’accompagnent que deux ou trois effets personnels, mais surtout une tasse contenant une poignée de terre de son pays d’enfance. Durant ce voyage, la mer comme le ciel pourront se montrer des alliés ou apparaîtront comme des difficultés à surmonter. Mais l’enfant ne perdra jamais du regard la ligne d’horizon à la recherche d’un endroit merveilleux. Et puis, un jour, un petit quelque chose germe dans la tasse, le guidant vers de nouvelles aventures.
Voilà, une belle histoire, tant par le message qu’elle laisse entrevoir que par ses illustrations. D’où vient ce petit homme ? Où va-t-il ? Est-ce le réchauffement climatique ou la guerre qui le font fuir son pays ? Au final, peu importe. L’essentiel est ailleurs. Dans ce qu’il cherche : un monde meilleur ; dans ce qui le guide : l’espoir. Ses racines, ici représentées au sens propre, seront la base de sa nouvelle vie ; les trésors de la nature et l’amitié fourniront le terreau nécessaire à son épanouissement. Les illustrations sont époustouflantes. Les dégradés de bleu et de blanc pour représenter le ciel et la mer sont grandioses, de vrais tableaux, miroirs des émotions de l’enfant. Les petites touches de vert apportent l’espoir. Les changements de point de vue apportent du dynamisme à l’histoire. Ce livre est une vraie pépite.
Où finit le monde ?![]() Texte de Davide Cali (traduit de l’anglais par Marine Pasquet-Saez), illustré par Maria Dek Hélium 16,50€, 285×215 mm, 48 pages, imprimé en Lettonie, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Là-bas![]() Texte de Rebecca Young (traduit de l’américain par Rose-Marie Vassalo), illustré par Matt Ottley Kaléidoscope 13€, 256×289 mm, 36 pages, imprimé en Italie, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Fille des années 80, amoureuse des livres depuis toujours. La légende raconte que ses parents chérirent le jour où elle sut lire, arrêtant ainsi de les réveiller à l’aube. Sa passion des livres, et plus particulièrement des livres jeunesse, est dévorante, et son envie de partage, débordante. Elle est sensible aux mots comme aux images, et adore barboter dans les librairies et les bibliothèques. Elle aime : les albums au petit goût vintage et les romans saisissants, les talentueux Rebecca Dautremer et Quentin Gréban, les jeunes pousses Fleur Oury et Florian Pigé, l’humour d’Edouard Manceau et de Mathieu Maudet, les mots de Malika Ferdjoukh et de Marie Desplechin.



