Dans les albums du jour, des chiens et des chats !
Ce matin, Sushi a déposé six souris sur le pas de la porte. Sushi est un chat et, c’est bien connu, les chat·tes chassent les souris. C’est ainsi. Si Sushi n’avait rien fait, demain six autres souris seraient arrivées, et bientôt le jardin aurait été envahi de souris, on ne pourrait même plus sortir. Alors heureusement que Sushi est là !
Afin de parler du phénomène de la prédation et de son rôle dans le maintien des équilibres écologiques, Michel Larrieu a imaginé une histoire (inspirée d’une lettre que Frederick Law Olmsted, un architecte paysagiste américain, a envoyée à son fils) qui montre que sans les chat·tes on serait envahi·es de souris. La nature est bien faite, tout s’équilibre (il rappelle tout de même en fin d’ouvrage que comme il y a de plus en plus de chat·tes, c’est un souci pour les oiseaux). L’histoire est simple et pleine d’humour, mais elle est surtout magnifiquement illustrée en papier découpé, photographié puis colorisé (en deux couleurs, bleu et jaune) numériquement par Léa Larrieu. Sushi aime les souris est un album pédagogique, mais qui n’oublie pas d’être drôle et beau graphiquement parlant !
Ils sont frères. L’un a des moustaches courtes, l’autre a des moustaches longues. Ensemble, ils aiment fabriquer des déguisements en forme de nuages, ramasser des galets pour les peindre ou faire un tour du monde (sans aller bien loin). Une vie pleine d’aventures (sans prendre trop de risques).
J’aime ces livres où l’on découvre des petites aventures du quotidien. Les frères Moustaches, déguisés en nuages, courent dans les rues, un arrosoir à la main, pour arroser les plantes, fabriquent un soleil en carton afin d’avoir du beau temps, peignent des horloges sans aiguilles, car « quand on s’amuse, on ne voit jamais le temps passer » ou voyagent grâce à une vieille baignoire (et surtout à leur imagination). Didier Lévy, qui signe pour la seconde fois texte et illustration, propose trois petites histoires pleines de tendresse et de poésie.
Dans la vie d’une petite fille, il y avait Saucisse, un vieux chien. Seulement, un jour, Saucisse a jeté un dernier regard, il a remué la queue une dernière fois, il a fermé les yeux et il est mort. Puis il s’est passé des choses étranges dans la vie de la petite fille : un nuage noir s’est installé au-dessus de sa tête et l’a empêchée de faire bien des choses, du savon est entré dans ses yeux si bien qu’elle n’arrêtait plus de pleurer et le pire, c’est qu’une pieuvre s’est mise à lui serrer le cœur avec ses tentacules.
Saucisse et moi parle avec justesse des sensations que l’on peut ressentir lors de la perte d’un être cher. Alicia Acosta et Mercè Galí ont choisi de parler de la mort à travers celle du chien qui partage la vie d’une petite fille, mais il pourrait s’agir d’un·e humain·e. Avec cet album, les enfants pourront mettre des mots sur ce qu’iels ressentent si iels vivent cette situation (ce qui arrive dans la vie de bien d’entre elleux). Les illustrations épurées (que je pensais signées par Guridi dans un premier temps) accompagnent à merveille le texte simple, mais efficace.
Tous les matins, il est là, devant l’école. Un petit chien au poil en bataille. Il attend devant le portail, comme s’il avait envie d’entrer. Alors ce matin, Jules a décidé de l’aider à assouvir cette envie. Première étape : passer devant la surveillante. Aucun problème, elle regardait les chaussettes de l’enfant, elle n’a pas vu le chien. C’est bon, le chien est entré, il ne reste plus qu’à lui faire visiter l’école (et gérer avec la maîtresse).
Beaucoup de poésie et d’humour dans Un chien à la récré. Tant dans le joli texte de Juliette Vallery que dans les pétillantes illustrations d’Aki. À travers cette histoire, on vit quelque chose que bien des enfants rêvent de voir : un élément qui change le quotidien des journées d’école. Un·e intrus·e et tout est chamboulé ! L’album raconte aussi l’école à travers les lieux, les éléments, celleux qu’on y croise (notamment grâce à la visite guidée qu’offre l’enfant au chien). Sauf erreur de ma part, il s’agit d’une nouvelle édition de Pas de cochon pendu sous le marronnier sorti en 2014 aux éditions Le baron perché (mais ce n’est pas précisé dans l’ouvrage).
Sushi aime les souris![]() ![]() Texte de Michel Larrieu, illustré par Léa Larrieu Delachaux et Niestlé Jeunesse 9,90 €, 195×265 mm, 32 pages, imprimé en Italie chez un imprimeur éco-responsable, 2022. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Les heures joyeuses![]() ![]() de Didier Lévy Sarbacane 14,50 €, 257×188 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2022. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Saucisse et moi![]() ![]() Texte d’Alicia Acosta, illustré par Mercè Galí Alice Jeunesse, dans la collection Histoires comme ça 14 €, 232×282 mm, 40 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2022. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Un chien à la récré![]() ![]() Texte de Juliette Vallery, illustré par Aki Mango jeunesse 14,50 €, 237×237 mm, 44 pages, imprimé en Roumanie, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !






