Si vous nous suivez, vous connaissez peut-être mon goût pour la Suède et pour les livres de ce beau pays, aujourd’hui je vous propose une nouvelle sélection avec trois nouveautés.
Caio a un rêve : avoir une baleine bleue pour amie. Alors qu’elle se promène près du rivage, elle en rencontre une. Elle est immense, si grande que Caio ne voit presque plus la mer. Tout de suite, elle s’élance vers elle pour lui proposer d’être son amie… mais la baleine ne répond pas. Alors Caio s’approche du bord, mais elle n’obtient toujours pas de réponse… Caio prend une barque pour s’approcher davantage, mais voilà que la barque se renverse…
C’est une très belle histoire d’amitié, loin de celles qu’on a l’habitude de lire, que nous propose Ylva Karlsson (dont c’est le premier livre qui arrive en France). Le texte est extrêmement poétique, jamais démonstratif, les choses sont suggérées, c’est délicat. Le texte est magnifiquement illustré par la grande illustratrice suédoise Eva Lindström (Tout le monde s’en va, J’aime pas l’eau…) et là encore c’est délicat, sensible, poétique, original. La grande amie illustre bien ce que sont souvent les albums suédois (je pense à Emma Adbåge ou encore à Stina Wirsén), les choses ne sont pas prémâchées, on ne cherche pas à nous séduire à tout prix, mais ce sont des albums qui nous marquent.
Ce soir, Carl dort chez Elsa et les deux ami·es savent que de folles aventures les attendent. Déjà, il faut se mettre en pyjama, même s’il est encore un peu tôt (comme ça, la nuit commence déjà), puis élaborer des plans. Carl veut rester éveillé toute la nuit et regarder les étoiles en mangeant des chips, Elsa propose aussi d’observer la lune et les hiboux. Mais voilà que Carl à une idée, et si les enfants construisaient une fusée pour aller explorer l’espace ?
Après Carl et Elsa s’échappent et Carl et Elsa prennent le large, Jenny Westin Verona et Jesus Verona proposent une nouvelle aventure avec ces deux enfants qu’on aime beaucoup, Carl et Elsa s’envolent. Comme toujours, l’imaginaire débordant des deux héro·ïnes va nous faire voyager dans des endroits incroyables (ici, on ira donc dans l’espace, sur la Lune et même au cœur d’un trou noir !). Les grandes illustrations sont comme à chaque fois magnifiques et bourrées de détails. Ajoutons que les aventures de Carl et Elsa figurent régulièrement dans les listes de livres antisexistes (on avait d’ailleurs mis le premier dans notre webzine antisexiste), notamment parce qu’Elsa est bien plus aventureuse et courageuse que Carl, mais ce genre de chose est extrêmement courant dans les albums suédois.
Alphonse Aubert a 4 ans, c’est un petit garçon comme beaucoup d’autres et ce soir il n’a pas envie de dormir alors il appelle son père pour que celui-ci lui raconte une histoire. Son père est patient et gentil, il s’exécute puis, une fois l’histoire terminée, il embrasse Alphonse, lui souhaite une bonne nuit et s’en va, mais l’enfant ne veut pas dormir et demande un verre d’eau… que son père lui apporte, mais bientôt Alphonse aura d’autres demandes…
Alphonse Aubert a maintenant 5 ans, il aimerait que son père joue avec lui, mais celui-ci préfère lire son journal alors Alphonse décide de faire du bricolage. Son père l’autorise à prendre sa caisse à outils, mais lui demande de ne pas toucher à la scie. Le voilà avec des planches, un marteau et des clous et il commence à fabriquer quelque chose… mais qu’est-ce que c’est ? Et ne va-t-il vraiment pas toucher à la scie ?
Les éditions L’étagère du bas aiment également la littérature jeunesse suédoise et ont déjà à leur catalogue plusieurs titres venant de Suède dont des albums issus du patrimoine. Alphonse Aubert (Alfons Åberg en Suède) est justement une série très connue en Scandinavie (5 millions d’albums se sont vendus rien qu’en Suède depuis 1972, date de sortie de la première aventure de ce petit personnage). Quel bonheur de voir arriver (50 ans plus tard !) ce héros et ses illustrations un peu vintage (on sourira de voir le père fumer dans la chambre de son enfant !), mais dont les histoires n’ont pas pris une ride. Ces deux premiers tomes sont emplis de bienveillance (ah ce père si gentil…), de tendresse et d’humour. Notons qu’ici visiblement Alphonse Aubert vit dans une famille monoparentale. Une vingtaine d’albums sont sortis en Suède, on espère un beau succès en France à ce petit héros pour que L’étagère du bas continue la série !

Une autre chronique avec plusieurs albums suédois : https://lamareauxmots.com/hej-fran-sverige-chronique-suedoise.
La grande amie![]() ![]() Texte d’Ylva Karlsson (traduit du suédois par Aude Pasquier), illustré par Eva Lindström Le Cosmographe 15 €, 248×230 mm, 32 pages, imprimé en Autriche, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Carl et Elsa s’envolent![]() ![]() Texte de Jenny Westin Verona (traduit du suédois par Catherine Renaud), illustré par Jesús Verona Cambourakis 14 €, 227×308 mm, 36 pages, imprimé en Lettonie, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Bonne nuit, Alphonse Aubert![]() ![]() de Gunilla Bergström (traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy) L’Étagère du bas 12 €, 176×236 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Bien joué, Alphonse Aubert![]() ![]() de Gunilla Bergström (traduit du suédois par Marianne Ségol-Samoy) L’Étagère du bas 12 €, 176×236 mm, 32 pages, imprimé en Union Européenne, 2020. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !




