Aujourd’hui, il va neiger le temps de quatre albums puis il va faire beau le temps d’un film sur la danse.
Noé ne cessait de penser à la baleine qu’il avait un jour recueillie avec son père, avant de la relâcher à la mer. Partout où il regardait, Noé la voyait. Le jour où le père du petit garçon ne rentra pas de la pêche, il retrouva son amie qui était bien décidée à l’aider. À deux (et même plus), on est plus fort.
L’enfant, la baleine et l’hiver est la suite de L’enfant et la baleine (mais peut très bien se lire indépendamment). Un album aux illustrations magnifiques (les planches sont absolument somptueuses, d’une lumière incroyable) où l’on parle d’amitié et d’entraide.
De l’amour, de l’amitié et des illustrations sublimes, pour un superbe album.
Deux petites filles regardent par la fenêtre tomber la neige. L’envie de sortir est trop forte, mais pour l’une des deux ce n’est pas si facile, un fauteuil roulant c’est difficile à manipuler dans la neige. Celle qui est sortie fait un beau cadeau à celle qui est restée, un lapin de neige, mais si l’on ne veut pas qu’il fonde… il faut le relâcher.
Le lapin de neige de Camille Garoche (anciennement Princesse Camcam) est un album sans texte dans la lignée de ceux qu’elle a faits chez Autrement il y a quelques années. Ses illustrations faites de photographies de papiers découpés, où elle joue avec les lumières pour créer des impressions de profondeur, sont toujours incroyables. Dans cet album onirique, on parle d’amitié, de complicité.
Un très bel album par une de nos plus étonnantes illustratrices.
Parce que sa grand-mère lui avait dit que rouler une boule en exprimant ce qui n’allait pas faisait disparaître les soucis, une petite taupe avançait donc derrière une boule de plus en plus grosse en se lamentant de ne pas avoir d’ami.e.s. La boule de neige était maintenant énorme et l’on voyait en sortir des oreilles, des pattes, une queue, un groin… Mais ça, notre amie la taupe ne le voyait pas.
Beaucoup d’humour et de tendresse dans Taupe a un souci sorti chez La pastèque. Notre pauvre taupe est bien malheureuse de ne pas avoir d’ami.e.s, si malheureuse qu’elle ne voit pas qu’elle en ramasse plein dans sa grosse boule de neige. On sourit en voyant les personnages disparaître à la page suivante, et l’on cherche quel est le morceau sortant de la boule qui leur appartient. Les illustrations sont pleines de tendresse avec un côté très classique. Au fond, sa grand-mère avait raison, en roulant une boule, notre taupe a résolu ses soucis.
Un bien bel album tendre et drôle.
Un petit garçon qui vivait dans une maison de bois près de la forêt vit un jour un ours venir frapper chez lui. Celui-ci avait perdu sa maison à cause d’une avalanche et demandait l’hospitalité. Faire rentrer l’ours ou pas n’était pas une décision si facile à prendre… mais notre héros décida de faire confiance à l’animal à condition qu’il soit sage. Sauf qu’un gros ours dans une petite maison, c’est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine…
Ouvre-moi, c’est un album aux illustrations modernes où l’on parle de la différence, d’accepter l’autre avec ses défauts, mais aussi d’entraide et de pardon. On y rappelle qu’il ne faut pas forcément se fier à l’apparence des gens, et que même si nos ami.e.s ne sont pas forcément exactement comme on voudrait qu’ils.elles soient, il faut les accepter tel.les qu’ils.elles sont et leur pardonner leurs défauts.
Un album sur l’acceptation de l’autre dans sa différence et le vivre ensemble.
Il y a Claire qui a dû arrêter la danse classique et se consacrer à la danse contemporaine (et parle de ce renoncement les larmes aux yeux). Il y a Hugo qui s’est fait opérer du genou et a dû mettre sa carrière en pause. Il y a Anna qui a fait des études à Sciences Po en parallèle de ses études de danse. Il y a Louise, qui cuisine des tartes aux carambars avant les spectacles. Et il y a Claire, une autre, qui a arrêté la danse il y a dix ans et a décidé de retrouver ses ancien.nes camarades (cité.e.s si dessus) pour les filmer. Il y a les crevasses qui font souffrir, l’exigence des autres et parfois pire, la sienne, les peurs, les doutes, les remplacements à la dernière minute, les trous de mémoire en plein spectacle, l’amour pour la danse et parfois la haine…
Le compte instagram de Claire Tran s’appelle « la vraie vie des danseurs » et c’est comme ça qu’aurait pu s’appeler le magnifique film de Claire Patronik. Ils s’appellent « Comme ils respirent », parce que pour Claire, Hugo, Anna et Louise c’est exactement ça la danse. Seul.e.s avec la réalisatrice ou ensemble autour d’une table ils parlent de leurs espoirs, de leurs regrets, des bons et des mauvais souvenirs. On y voit aussi des scènes de ballet, des répétitions, des entrainements. Et même si ça ne parle que de danse, c’est passionnant même pour ceux qui ne s’intéressent pas à cette discipline. De l’émotion, de la douleur, de la vraie vie… la vraie vie des danseurs.euses.
En bonus sur le DVD, une scène coupée (un solo de danse de Claire Tran), des moments volés (qui rendent les protagonistes encore plus touchants) et un making of de la chorégraphie finale.
Magnifique documentaire sur la vie des danseurs.euses, loin de tout fantasme.
L’enfant, la baleine et l’hiver![]() ![]() de Benji Davies (traduit par Mim) Milan 11,90 €, 277×245 mm, 32 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017. |
Le lapin de neige![]() ![]() de Camille Garoche Casterman dans la collection les albums Casterman 14,90 €, 227×280 mm, 42 pages, imprimé en France, 2016. |
Taupe a un souci![]() ![]() de Sang-Keun Kim (traduit par Gregory Limpens) La Pastèque 15 €, 232×257 mm, 48 pages, imprimé en Malaisie, 2016. |
Ouvre-moi![]() ![]() de Muka Alice Jeunesse 12,90 €, 222×297 mm, 44 pages, imprimé en Turquie, 2016. |
| Comme ils respirent de Claire Patronik éditions ZED 90 minutes, 2017. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !



Il me faut ce DVD !