Aujourd’hui on s’interroge sur le devenir des chaussettes perdues dans les machines à laver grâce au très bel album de Marie Halleux et l’on embarque au côté de Claude Ponti pour résoudre le mystère des Nigmes…
C’est l’histoire d’une drôle de petite bonne femme, d’une machine à laver et de chaussettes dépareillées. Tous les mardis, notre « petite madame » se rend dans un Lavomatic pour y faire sa lessive hebdomadaire. Mais un mardi, patatras, c’est le drame ! En étendant son linge, « petite madame » s’aperçoit qu’une de ces deux chaussettes rayées bleues et blanches a disparu au fond de la machine à laver. Ni une ni deux, elle prend son courage à deux mains et plonge dans le tambour de la machine, bien décidée à récupérer SA chaussette..
Marie Halleux signe un drôle de petit album, poétique et intelligent. À partir de cet évènement anecdotique, l’auteure tisse une trame narrative inventive et bien ficelée. On se prend de sympathie pour cette petite madame aux cheveux en pétard qui se pose des questions métaphysiques sur le devenir des chaussettes et se transforme en véritable agence matrimoniale des propriétaires de chaussettes perdues. Texte et illustrations s’entremêlent parfaitement pour ne faire qu’un : le texte est parfois raturé, parfois écrit en majuscule, tandis que les délicates illustrations, au crayon de papier, nous embarquent dans un tourbillon poético-Lavomatic !
Un très joli album – coup de cœur – aérien et fantaisiste !
Il est 22h22 dans le square Albert Duronquarré et c’est la panique chez les souris archivistes. Les mots et les lettres se sont envolés des livres et des grimoires. Une heure plus tard, à 23h22 exactement, nos héroïnes au museau pointu sont bien décidées à résoudre le mystère des mots volés et débutent une enquête. Puisque les lettres ont été remplacées par des pattes de mouches, ce sont ces dernières qui doivent être responsables ! Commence alors un long périple qui emmènera nos souris consulter de drôles de personnages : des bourdons aux Totémériques, en passant par la Feuilloizelle et des enfants humains, ce qui leur permettra de percer le secret des Nigmes.
Quand on ouvre un nouveau Claude Ponti, c’est toujours avec une certaine excitation et une certaine anxiété (est-ce qu’il sera aussi bon que les précédents ?!) Rassurez-vous, Le mystère des Nigmes ne vous décevra pas. Véritable ode à la langue française et à l’importance de l’Histoire, Le mystère des Nigmes nous plonge dans une enquête burlesque et surréaliste, au côté de ces petits rongeurs archivistes. Claude Ponti s’amuse toujours autant, dans le texte comme dans les illustrations. On est ravi de faire la connaissance de la « Feuilloizelle » et de K’sar bolog (prononcé K’sar bolog). Le travail sur le langage est toujours aussi passionnant et fouillé, tandis que les illustrations nous dépeignent un univers loufoque et riche en détail.
Entre le conte et la poésie contemporaine, ce nouveau Claude Ponti séduira les fans de la première heure comme les nouvelles générations !
Mais où vont les chaussettes ?![]() ![]() de Marie Halleux Winioux 15 €, 150×210 mm, 48 pages, imprimé en France, 2016. |
Le mystère des Nigmes![]() ![]() ![]() de Claude Ponti L’école des loisirs 18,80 €, 205×345 mm, 44 pages, imprimé en France, 2016. |

Née au début des années 90s, tour à tour professeure, amoureuse de la vie, de la littérature, de la musique, des paysages (bourguignons de son enfance, mais pas que…), des films d’Agnès Varda, des vers de Cécile Coulon et des bulles de Brétecher. Elle a fait siens ces mots de Victor Hugo “Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent”.



