Aujourd’hui, je vous propose d’aller à la rencontre de six héroïnes de BD qui vivent des aventures fantastiques et étranges.
Alors que les cendres de son père viennent juste d’être jetées à la mer, Sixtine aperçoit des pirates qui sont en train d’accoster. Elle les invite à venir chez elle. Bien qu’elle soit la seule à les voir, ces nouveaux amis vont devenir importants dans sa vie. Entre quête d’argent pour empêcher qu’un huissier saisisse les biens de sa mère et recherche de la véritable identité de son père, Sixtine ne chôme pas !
L’or des Aztèques est le premier tome de la série Sixtine, signée Frédéric Maupomé et Aude Soleilhac, qui démarre sur les chapeaux de roues ! C’est plein d’humour (les pirates sont tordants), de suspense (qui est donc le père de Sixtine ?), ça parle de sujets de société (précarité notamment) et, même si c’est toujours embêtant de devoir le préciser, mais ce n’est pas si courant, il y a des personnages racisés (sans que leur couleur de peau ait un intérêt pour l’histoire). Ce premier tome se termine sur quelque chose (je ne vous dirai pas quoi) qui nous donne vraiment envie de connaître la suite d’urgence !
Le premier tome très réussi d’une série qui s’annonce prometteuse.
Sorceline étudie la cryptozoologie (comprenez la science des cryptides des animaux mythiques et légendaires auxquels la plupart des gens ne croient pas). Alors qu’elle fait un stage chez un zoologue spécialiste des êtres fantastiques une gorgone est découverte inanimée… et bientôt d’autres phénomènes étranges se produisent…
Si vous aimez les histoires où l’on croise des fées et des licornes et les ambiances à la Harry Potter, vous risquez d’être séduit·e·s par Sorceline. Ici en plus des histoires fantastiques pleines de suspense, il sera aussi question d’amour (Sorceline ne laisse pas indifférents deux de ses camarades) et de quête d’identité. Comme pour Sixtine, Un jour, je serai fantasticologue, le premier tome de Sorceline, se termine par une image qui nous rend impatient·e d’avoir entre les mains le second tome.
Une école, des histoires d’amour… et des phénomènes étranges !
Pas facile quand on vient d’une grande ville de se retrouver dans un petit village (avec une connexion internet pourrie), pourtant Aubépine va devoir s’y faire et elle ne pourra pas compter sur son frère qui doit s’absenter ou sa mère bien trop occupée à créer un robot pour empêcher les oiseaux de tout détruire lors de la grande migration qui approche à grands pas. Mais alors qu’elle se promène dans la forêt, Aubépine rencontre une vieille dame étrange…
Beaucoup d’humour dans ce premier tome d’Aubépine intitulé Le génie saligaud. Un personnage de fille au caractère bien trempé comme on les aime, des phénomènes étranges (pas toujours pratiques), des personnages hauts en couleur… On regrettera toutefois quelques emprunts à d’autres BD un peu trop marqués… (hommage ou plagiat, c’est toujours un grand débat…)
Malgré quelques réserves, une BD pleine de pep’s et d’humour.
Alors qu’il vient de rencontrer une femme très étrange, un jeune homme est percuté par une voiture (et n’y survit pas). Il est pris en charge par ceux qui viennent de le tuer, et débarque dans un parc d’attractions aux monstres plus vrais que nature, Zombillénium… Il y recroise la jeune femme rencontrée juste avant sa mort…
Cette réédition du premier tome de Zombillénium (avec quelques pages documentaires bonus), à l’occasion de la sortie du film en octobre dernier, a été l’occasion, pour ma part, de découvrir cette BD qui réjouit les enfants depuis 2009. J’ai été séduit par cet univers totalement décalé et plein d’humour où un vampire et un loup-garou peuvent mordre indéfiniment un mort pour le rendre comme eux et où les zombies peuvent s’arracher une main pour la jeter au visage de quelqu’un. Ajoutons que c’est bourré de références (qui plairont tantôt aux adultes, tantôt aux enfants).
Une BD extrêmement originale et totalement décalée au pays des monstres…
Makoto vient habiter, avec son chat, chez son cousin, sa femme et leur fille. Changement de ville, changement de lycée, nouveaux·elles ami·e·s, ça fait beaucoup pour la jeune fille, mais elle s’acclimate très rapidement à sa nouvelle vie. Ce que peu de gens savent, c’est que derrière ses airs de jeune fille distraite qui se perd en permanence, se cache en fait une jeune sorcière…
C’est une histoire tendre comme savent nous en offrir Nobi Nobi qui est proposée ici. Une histoire de sorcière gentille et maladroite (qui, en fait, n’a pas l’air d’avoir énormément de pouvoirs). Ici pas vraiment de suspense ou d’histoire trépidante, juste la vie qui s’écoule avec des petites scènes du quotidien, mais on ne s’ennuie pas, au contraire. On parle finalement plus d’une ado qui découvre une nouvelle vie plutôt que de sorcellerie… et ce n’est pas bien grave.
Les premières aventures d’une héroïne qui donne très envie de la retrouver.
Cléopâtre, future reine d’Égypte, a été propulsée dans le futur, mais elle n’a pas mis longtemps à s’acclimater, à apprendre à manier les pistolasers et à se faire des ami·e·s. L’arrivée d’un jeune voleur va toutefois rendre sa vie moins tranquille…
Quel bonheur de retrouver la jeune Cléopâtre, héroïne pleine de pep’s et au caractère bien trempé. J’avais beaucoup aimé le premier volume et ce deuxième tome ne m’a pas déçu. Le personnage est attachant, ses aventures trépidantes et les dialogues pleins d’humour.
Une BD survitaminée qui fait du bien.
Sixtine – 1. L’Or des Aztèques![]() ![]() Scénario de Frédéric Maupomé, dessins d’Aude Soleilhac Les éditions de la Gouttière dans la série Sixtine 13,70 €, 225×298 mm, 78 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2017. |
Sorceline – T1 – Un jour, je serai fantasticologue ! ![]() ![]() Scénario de Sylvia Douyé, dessins de Paola Antista Vents d’Ouest dans la série Sorceline 10,95 €, 215×293 mm, 48 pages, imprimé en Espagne chez un imprimeur éco-reponsable, 2018. |
Aubépine – T1 – Le génie Saligaud![]() ![]() Scénario de Thom Pico, dessins de Karensac Dupuis dans la série Aubépine 9,90 €, 200×160 mm, 104 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-reponsable, 2018. |
Zombillénium![]() d‘Arthur de Pins Dupuis dans la série Zombillénium 14,50 €, 240×320 mm, 56 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-reponsable, 2017. |
Flying Witch – 1![]() ![]() de Chihiro Ishizuka (traduit par Aurélien Estager) Nobi Nobi ! dans la série Flying Witch 6,95 €, 115×180 mm, 160 pages, imprimé en France, 2017. |
Cléopâtre, princesse de l’espace – T.2 – Le voleur et l’épée![]() ![]() Texte de Mike Maihack (traduit par Marion Roman) Grafiteen dans la collection Cléopâtre, princesse de l’espace 14,95 €, 180×250 mm, 240 pages, imprimé en Slovénie, 2017. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


