Les livres dont je vous parle aujourd’hui abordent la survie dans des mondes imaginaires, avec un angle steampunk ou dystopique.
Dans un monde post-apocalyptique où les extraterrestres ont pris le pouvoir, une jeune fille et son frère errent dans les ruines. Une nuit, iels tombent sur un louveteau et se voient obligé·es de l’abattre. Une étrange relation va se nouer entre la mère du petit et la jeune fille. Une relation qui apparaît comme la dernière belle chose de ce monde.
J’ai eu un puissant coup de cœur pour Kaya. C’est l’une des meilleures bandes dessinées que j’ai lues ces dernières années. Le texte est poétique et les illustrations aux teintes crépusculaires plongent les lecteur·rices dans un paysage de dévastation. C’est d’une beauté exceptionnelle, graphique
comme littéraire. On y trouve la parfaite combinaison d’action et de contemplation, de mouvement et de calme. J’ai aimé les personnages et leur détermination à survivre, mais aussi leurs étourderies, les moments de naïveté. Les auteur·rices signent avec Kaya un ouvrage sublime.
À noter qu’une bande-son a été créée spécialement pour accompagner cette lecture. Le moment conseillé pour écouter chaque piste est signalé en début de chapitre.
Quand son petit frère Eliott disparaît, Indira n’attend pas une seconde pour se lancer à sa recherche. Dans ce quartier où les enfants travaillent à la mine et où la vie tourne autour d’une usine de jouets, les disparitions se sont multipliées depuis quelque temps. Indira, en voulant secourir son frère, va mettre le doigt dans un engrenage terrible.
Cette bande dessinée steampunk, si elle peut paraître
enfantine au premier abord, est en réalité très sombre. Je la conseillerais plutôt à des adolescent·es. Dreams Factory est construite de manière classique autour d’un groupe d’enfants pauvres exploité·es par une oligarchie maléfique. Mais – et c’est là un des points qui m’ont le plus marqué dans ce diptyque – les personnages sont nuancés, complexes, et le récit n’a pas grand-chose de manichéen. On est immergé·e dans une ambiance entre rêve et violence, où rien n’est vraiment ce qu’il paraît être. Le rythme est particulièrement entraînant : on ne s’ennuie pas une seule seconde. J’ai aussi beaucoup apprécié les illustrations, dont le côté rond tranche avec le propos plutôt dur.
Kaya![]() Scénario de Paola Barbato et Linda Cavallini (traduit de l’italien par Inès Karina), dessins d’Emanuele Tenderini et Lorenzo Lanfranconi, musique originale de Remo Baldi Glénat 18,50 €, 240×320 mm, 89 pages, imprimé en Belgique, 2024. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Dreams Factory – T1 – La neige et l’acier Scénario de Jérôme Hamon, dessins de Suheb ZakoSoleil, dans la collection Métamorphose 16,50 €, 246×322 mm, 56 pages, imprimé en Belgique, 2018. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |
Dreams Factory – T2 – La chrysalide des cœurs Scénario de Jérôme Hamon, dessins de Suheb ZakoSoleil, dans la collection Métamorphose 19,50 €, 250×325 mm, 76 pages, imprimé en Belgique, 2021. Achetez ce livre* via LesLibraires.fr, LaLibrairie.com ou Place des libraires. |

Jeune homme aimant la littérature jeunesse, les cartes Pokémon et les animés. Pour résumer son attachement à la lecture, il aime citer Stéphane Servant : « Les livres sont des terriers / Les livres sont des phares. Il y brûle de petits feux / Qui me tiennent le cœur au chaud / Quand il pleut sous mon toit. »



J’ai pris connaissance de l’avis d’infos concernant des commentaires auxquels vous ne répondez plus via Facebook mais plutôt Instagram, je n’ai pas l’habitude de pratiquer cette application mais j’essayerai de m’adapter et vous souhaite encore de beaux projets. J’ai un peu un sentiment de désarroi face à tous les outils informatiques, qui loin de rapprocher nous éloignent tant leur pratique nécessite appréhension sur ce qu’il peuvent véhiculer à notre insu.
Bonjour, je pense qu’il y a un malentendu, on a sans doute mal expliqué les choses (toutes nos excuses), c’est juste qu’on ne va plus sur Facebook (et on va aussi arrêter Instagram, trop chronophage et trop peu d’impact). Donc si vous laissez des messages on ne les voit pas. Mais si vous laissez des commentaires ici c’est super ! Et si vous voulez nous écrire personnellement, n’hésitez pas à nous envoyer un mail. Mais ces applications, réseaux sociaux etc sont chronophages et comme vous dites éloignent les gens, nous préférons les vrais contacts 🙂 merci à vous ! Lucas