Trois romans dans la chronique du jour, un classique, une histoire bourrée d’humour et une suite qu’on attendait avec impatience.
Après la mort de ses parents, Mary doit quitter les Indes pour l’Angleterre. Elle vivra désormais dans l’immense manoir qui appartient à un oncle qu’elle n’a jamais rencontré et qui ne vit pas vraiment là. Mary est seule et ne rencontre que des domestiques et un jardinier. Les journées sont longues… Parfois, elle entend des bruits étranges, on dirait des pleurs… Puis un jour Mary entend parler d’un jardin secret…
J’ai toujours aimé l’histoire du jardin. Je l’ai découverte grâce à un téléfilm (de 1987) lorsque j’étais enfant, puis l’ai retrouvée dans un film (sorti en 1994), mais je ne l’avais jamais lue. La sortie en salle d’une nouvelle adaptation (repoussée pour cause de COVID-19) était l’occasion idéale de lire ce classique écrit par l’autrice de Princesse Sara (qui a donné le dessin animé que beaucoup d’entre nous connaissent) et Le petit Lord Fauntleroy (adapté également). Si l’écriture est très littéraire, on est captivé·es par l’histoire passionnante de cette petite fille (insupportable au départ) et des aventures qu’elle va vivre. Jardin secret, gémissements étranges la nuit, pièces qui semblent abandonnées dans un manoir, maître des lieux absent… Tout ici est fait pour nous scotcher, nous donner envie de tourner les pages et de lire la suite. Bref, voilà un roman captivant idéal pour une lecture à voix haute, chapitre par chapitre, en famille.
Un vieillard vivait seul, paisiblement, dans une ferme sans voisin, loin des autres. Tranquille, quoi ! Mais voilà qu’un jour, des bébés apparurent près de sa maison. Une demi-douzaine tout d’abord, mais bientôt rejoints par d’autres… beaucoup d’autres… en peu de temps, ils étaient 226 ! La raison de ces arrivées étranges était très simple : la maison de Chrysostome (car tel était le nom du vieillard) était sur le parcours aérien des cigognes et il arrivait régulièrement que des bébés glissent de leurs becs…
Énormément d’humour dans ce roman jeune lecteur·rice (à partir de 8 ans d’après l’éditeur) de Flore Vesco. Ici, elle multiplie les références aux contes (de Raiponce à la Belle au bois dormant en passant par Barbe Bleue ou Le petit Poucet), s’adresse à celui ou celle qui est en train de lire, propose des jeux… on ne s’ennuie pas une seconde et l’on a du mal à se stopper dans sa lecture ! Les enfants se régalent, rient… et les parents tout autant ! À noter que 226 bébés a été écrit dans le cadre du feuilleton des Incos.
Le rêve d’Eve était de danser à l’Opéra de Paris, c’est maintenant son quotidien. Mais en entrant dans la si select école de danse, la jeune fille ne se doutait pas que ça serait aussi dur. Il y a bien sûr l’exigence des enseignant·es, la dureté de la discipline, mais aussi les rivalités entre élèves, la compétition qui divise même les ami·es… Pour Ève, tout ça est encore plus difficile, car elle est noire et à l’Opéra de Paris ce n’est pas une mince affaire…
On retrouve avec un immense plaisir Ève, l’héroïne des Pointes noires, dans cette suite forte en émotions. Sophie Noël nous fait suivre le quotidien d’une élève de l’Opéra de Paris qui n’a pas le physique habituel et qui doit se battre plus que les autres. Elle nous parle aussi de l’adoption, de casser les codes et de suivre son rêve, coûte que coûte. C’est un roman fort qui ne plaira pas qu’aux fans de danse.
Le jardin secret![]() de Frances Hodgson-Burnett (traduit de l’anglais par Mme Jean Vallette) Archipoche 5,95 €, 110×178 mm, 279 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2020. |
226 bébés![]() ![]() de Flore Vesco Didier Jeunesse, dans la collection Mon Marque-Page + 12 €, 145×215 mm, 128 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2019. |
Les pointes noires à l’Opéra![]() ![]() de Sophie Noël Magnard Jeunesse, dans la collection Romans Perles 13,50 €, 140×215 mm, 176 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2020. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !


