La mare aux mots
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Gabriel - La mare aux mots

Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 6/9)

Par 5 août 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Rose, 8 ans et demi : « Est-ce qu’il arrive qu’on vous demande de dessiner une histoire et que le texte vous donne pas envie, ou que vous n’y arriviez pas, pas d’inspiration ? ». Les illustrateur-trice-s Mathieu Maudet, Jean-Luc Englebert, Isabelle Bonameau, Olivier Tallec et Stéphane Nicolet ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. CetteNotre cabane question permet donc à Rose d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions Kilowatt, Notre cabane un roman écrit par Amélie Billon et illustré par Solenn Larnicol qui sortira le 24 août. Ce roman, qui raconte le projet de construction d’une cabane qui s’annonce plus compliqué que prévu, inaugure une toute nouvelle collection chez Kilowatt, Les kapoches (des romans à lire dès 7-8 ans).


« Est-ce qu’il arrive qu’on vous demande de dessiner une histoire et que le texte vous donne pas envie, ou que vous n’y arriviez pas, pas d’inspiration ? » (Rose 8 ans et demi)

Matthieu Maudet :
Bonjour Rose,
Quand un auteur ou un éditeur m’envoie un texte, je me demande d’abord si j’aime l’histoire, la façon dont elle est racontée et en général j’ai des images qui me passent en tête. Si je n’imagine rien, c’est signe que l’histoire ne m’embarque pas, donc que je ne l’illustrerai pas.
Il m’arrive aussi d’aimer une histoire, de la retravailler avec l’auteur et puis au moment de dessiner, je ne sais plus comment faire.
Alors je fais des essais, des tas d’essais et parfois je ne trouve pas le bon dessin, la bonne technique. Je trouve que mes dessins ne seront pas les bons pour cette histoire, qu’il y a sans doute quelqu’un d’autre qui le fera mieux que moi. Ça arrive… mais heureusement pas trop souvent !
Je vais te donner un exemple, un de mes livres Le panier est une histoire de sorcière.
Quand j’ai lu la première phrase de ce texte écrit par Jean Leroy, je ne voulais pas du tout dessiner une sorcière. En lisant la suite, j’ai commencé à accrocher à l’histoire et en même temps j’imaginais une sorcière de profil et en ombre chinoise. J’avais trouvé le « truc » pour cette histoire.

l'animauxMatthieu Maudet est auteur et illustrateur. Il a sorti au mois d’avril L’animaux avec Michaël Escoffier chez Frimousse et il sortira à la rentrée Nous quand on sera grand avec Jean Leroy à l’école des loisirs. Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://matthieumaudet.blogspot.fr.

Jean-Luc Englebert :
Ça m’arrive oui. J’ai déjà refusé des textes, soit parce qu’ils ne me convenaient pas, soit qu’ils n’étaient pas bons.
Il m’est arrivé aussi de ne pas trouver d’inspiration pour une histoire, c’était pour Les poupées c’est pour les filles. Puis un an plus tard, Ludovic Flamant m’a demandé de le relire et j’ai tout de suite vu quel genre d’illustration je pouvais mettre sur son texte.

Donne-moi une histoireJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Donne-moi une histoire (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré. À la rentrée, on découvrira Un ours à l’école (Pastel).
Son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio.

Isabelle Bonameau :
Oui, cela arrive. Cela m’est arrivé une fois. J’ai tout de suite prévenu la personne qui m’avait demandé d’illustrer le texte pour lui dire que je ne pourrais pas le faire.
Il est vrai que j’illustre très peu de textes d’autres auteurs. La plupart du temps, j’illustre mes propres histoires.
Mais parfois, il arrive que je me dise que je n’arriverais jamais à illustrer une de mes histoires, que c’est trop difficile. Dans ce cas (et aussi en cas de manque d’inspiration), je vais chercher des livres à la bibliothèque sur le sujet pour m’en inspirer.

Le grand-père de Maud et PierreIsabelle Bonameau est auteure et illustratrice. Elle a sorti une nouvelle aventure de Maud et Pierre, Le grand-père de Maud et Pierre, l’année dernière à l’école des loisirs et l’on retrouvera ces deux héros à la rentrée avec Maud et Pierre à toute vitesse !, toujours à l’école des loisirs.
Vous pouvez la retrouver sur sa page facebook.

Olivier Tallec :
Non cela n’arrive pas vraiment, car j’ai la chance de pouvoir choisir les textes que j’illustre.
Donc à la première lecture j’ai déjà des images qui me viennent en tête. Et si ce n’est pas le cas, je le mets de côté quelque temps. Je vais feuilleter d’autres livres, je vais marcher…
Mais si vraiment je ne suis pas inspiré c’est mauvais signe…

  Les Quiquoi et l'étrange maison qui n'en finit pas de grandirOlivier Tallec est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Les Quiquoi et l’étrange maison qui n’en finit pas de grandir avec Laurent Rivelaygue chez Actes Sud Junior et il sortira à la rentrée Blob, l’animal le plus laid du monde avec Joy Sorman, toujours chez Actes Sud Junior.
Vous pouvez le retrouver ici dans une interview que nous avions réalisée de lui et sur son site : http://www.oliviertallec.fr.

Stéphane Nicolet:
Oui ça peut arriver Rose ! Un texte que tu n’aimes vraiment pas ne te donne pas assez d’énergie pour fabriquer des images. Tu te dis que de toute façon ça ne fera pas un bon livre, que c’est une perte de temps : imagine une glace au camembert, même si tu ajoutes beaucoup de chantilly, ça reste une glace au camembert :-).

Inspecteur LondubecStéphane Nicolet est illustrateur. Il a sorti il y a peu une BD ayant pour héros l’Inspecteur Londubec, La cigogne marche sur des œufs (que nous avons chroniqué ici) avec Emmanuel Tredez aux éditions du Long Bec. Il sortira à la rentrée Recherche super princesse avec Orianne Lallemand chez Nathan.

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Hej från Sverige, chronique suédoise

Par 3 août 2015 Livres Jeunesse

Je reviens d’un séjour (9 jours) en Suède, essentiellement à Stockholm. J’en suis tombé amoureux. Aujourd’hui, je vous propose de découvrir quelques albums suédois (ou d’auteur-e-s Suédois-es) sortis en France. Prochainement, je vous proposerai une chronique de romans.

Petits piedsQu’ont fait ses pieds aujourd’hui ? Ils ont été bruyants puis silencieux (pour ne pas réveiller le chien), ils ont marché en équilibre puis shooté dans un ballon, ils se sont salis puis ont été lavés et ils ont même sauté sur le lit.
On commence avec un très joli petit livre tout carton d’Emma Adbåge sorti en France chez Cambourakis. Il est donc question ici des pieds, de ce à quoi ils nous servent, pour le meilleur et pour le pire ! L’album est vivant, tout en mouvement avec un personnage (au sexe indéterminé) absolument irrésistible.
Un album vivant et plein d’humour pour se rappeler combien nos pieds sont utiles.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

J'APPRENDS AVEC MOUMINEIl y a Moumine qui est grand et la petite Mu qui est petite, Papa Moumine est parfois en haut de l’échelle, parfois en bas. Demoiselle Snork est mouillée quand elle est dans l’eau, mais bien sèche ensuite dans sa serviette.
Moumine est blanc, mais le chapeau de Papa Moumine est noir, la petite Mu porte une robe rouge, l’herbe est verte et le ciel est bleu.
Il y a 1 Moumine entre 2 arbres. Heureusement qu’il y a 3 parapluies quand apparaissent 4 nuages.
Moumine cueille des pommes puis boit dans sa tasse. Il saute au milieu des fleurs et ramasse des coquillages.
Apprends les contraires, Apprends les couleurs, Apprends à compter et Tes premiers mots sont quatre livres en carton ayant pour héros les Moumines qui sont regroupés dans un petit coffret cartonné. Même s’ils ne sont pas réellement suédois (ils ont été écrits en suédois, mais par une finlandaise), les Moumines sont partout en Suède ! Il faut dire que ces personnages sont particulièrement attachants, drôles et surtout graphiquement très réussis. Ici, on s’adresse donc aux plus petits dans quatre livres colorés.
Quatre livres des Moumines pour les tout-petits.

L'expédition au clair de luneIl fait enfin beau dans la vallée des Moumines. Pour Moumine, c’est une journée idéale pour une expédition ! Seulement le temps que toute la famille Moumine se prépare c’est déjà la nuit… Mais d’après Maman Moumine ce n’est pas un souci, on peut faire une expédition au clair de lune !
On reste avec les Moumines avec cet album qui s’adresse aux plus grands. Moumine, l’expédition au clair de lune est un album inspiré par les histoires originales de Tove Jansson (et donc pas une histoire écrite par elle), mais on retrouve bien ici l’univers de ces personnages pleins de charme.
Une très jolie expédition pleine de tendresse.

sven s'en vaSven s’ennuie. Il est dans son jardin, il a toute la journée devant lui, mais que faire quand on a déjà tout fait, joué à tous les jeux au moins cinq fois ? Et s’il partait à l’aventure ?
On retrouve l’auteure-illustratrice Emma Adbåge cette fois avec un de ses plus célèbres personnages, Sven. Ici, le petit garçon s’ennuie et va vivre de folles aventures : prendre le train, faire du camping ou encore voyager en bateau… ou peut-être que tout ceci est dans sa tête !
Un très bel album sur l’ennui et l’imagination des enfants.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Leni fait la grandeLeni n’est pas « trop chou-à-croquer », elle est grande ! Et comme elle est grande elle peut tout faire comme une grande : construire des tours, mettre son manteau toute seule, pousser sa poussette plutôt que de monter dedans, se servir d’une fourchette et d’un couteau sans aide, faire le ménage… faire le ménage ? Finalement, peut-être que c’est mieux de ne pas être tout de suite une grande…
Autre personnage récurent d’Emma Adbåge, Leni. La petite fille au caractère bien trempé expérimente ici le fait que dans toutes les situations il y a des avantages et des inconvénients (et que finalement en étant enfant on a quand même plus d’avantages). C’est vraiment plein d’humour et c’est un père qui s’occupe de la petite Leni et qui fait le ménage… en Suède, le sexisme est bien moins présent dans la vie de tous les jours et donc dans la littérature.
Un personnage piquant comme on les aime pour un album très drôle sur le fait de vouloir sauter les étapes.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Bon anniversaireLes anniversaires c’est quand même formidable ! Mais si c’était toutes les semaines, ça serait comment ? Et être né un 29 février ça donne quoi ? Les adultes le fêtent-ils comment les enfants ? Et chez les animaux ?
Dernier album d’Emma Adbåge de la sélection, Bon anniversaire s’intéresse donc à cette fête qui revient chaque année. On parle des traditions suédoises, mais aussi on imagine si l’on changeait le rythme des anniversaires. Finalement un anniversaire par an, c’est ce qu’il y a de mieux !
Un album plein d’humour pour parler des anniversaires.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Où sont nos bonnetsIl y a Sofi, Tom, Mia et Marko. Sofi et Tom sont frères et sœurs. Mia et Marko sont leurs voisins. Ils ont tous un nouveau bonnet, ils en sont fiers ! Mais le jour de l’anniversaire de Jim, lors d’un tour de magie, le père de ce dernier fait disparaître les bonnets, imaginez la catastrophe !
Eva Lindström est également une auteure-illustratrice suédoise importante. J’avais découvert son travail avec le très beau J’aime pas l’eau puis avec le dessin animé Les amis animaux. J’aime beaucoup son univers. Elle croque l’anecdotique, les petits moments de la vie. Ici, il s’agit donc de bonnets disparus lors d’un tour de magie et d’ascenseur en panne.
Un album délicat et poétique.
Le même vu par Le tiroir à histoires et des extraits sur le site de la maison d’édition.

Olli et MaMa a décidé de partir en balade, Olli est bien obligé de suivre… Tout est prêt ? Alors on démarre la voiture et c’est parti ! On s’arrête pour le goûter, pour manger de bons gâteaux… mais Ma a oublié son portefeuille ! Il faudra faire la vaisselle pour pouvoir repartir…
On retrouve l’univers poétique d’Eva Lindström dans cette belle histoire de balade en voiture. Ici encore, elle parle du quotidien, mais de façon décalée, comme vu par les yeux d’un enfant.
Un album tout en douceur par une des auteures Suédoises les plus connues.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Molly et SueElles sont nées le même jour, reliées par des tresses. Elles ont grandi comme ça, devant adapter leurs vêtements à leur particularité (impossible de passer un vêtement par la tête quand on est attaché à quelqu’un par les cheveux). Il leur fallait aussi un vélo où elles pouvaient tenir à deux. Mais quand l’une ne pédala pas assez vite pour l’autre, ce qui n’était jamais arrivé arriva, les jumelles commencèrent à se disputer.
Molly & Sue est un très bel album sur le côté fusionnel de certains enfants et sur le besoin d’indépendance… et l’envie de se retrouver. Un album, aussi bien sûr, sur la gémellité. L’album a été élu meilleur album en 2013 par le prix Slangbellan (prix suédois).
Un très bel album aux illustrations à la peinture.

Il n'est jamais trop tardSa mère l’a prévenu, il est trop tard pour y aller. Son père l’a confirmé, ça ferait veiller trop tard, ils iront demain. Mais Riccardo veut rester trop tard. Ne pas aller se coucher. Riccardo est trop petit, mais avec un peu d’aide…
Ce n’est pas un album Suédois (mais Italien), mais son illustratrice, Camilla Engman, elle, est bien Suédoise et vit à Göteborg (vous pouvez découvrir son travail sur son blog). Il n’est jamais trop tard est un très bel album qui aborde avec une infinie délicatesse le rituel du coucher. C’est bien entendu dans ses rêves que le petit garçon va faire le voyage qu’il souhaitait faire. Les illustrations de Camilla Engman sont superbes. Elle accompagne le texte de Giovanna Zoboli tout en douceur et en poésie.
Un magnifique album sur le rituel du coucher et le monde des rêves.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Aujourd'hui en SuèdeAnders, 11 ans, vit à Stockholm. Il profite de ses vacances pour aller voir son oncle Magnus en Östergötland et se réinscrire au tennis. Puis vient la rentrée, il faut retourner en classe, supporter les autres, retrouver ses amis et découvrir une nouvelle qui vient de Belgique et qui s’appelle Astrid.
Entre l’album et le documentaire, Aujourd’hui en Suède, dans la collection Le journal d’un enfant chez Gallimard Jeunesse, raconte le quotidien d’un enfant sous forme de journal et son histoire est accompagnée de données documentaires. On en saura donc bien plus sur le pays, ses traditions, sa culture, les lieux importants… C’est drôlement bien fait, passionnant à lire et une super approche d’un pays. Le texte est écrit par le traducteur de Fifi Brindacier, Alain Gnaedig.
Un album pour apprendre plein de choses sur la Suède sans que ça ne soit jamais rébarbatif.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages d’Eva Lindström (J’aime pas l’eau), de Giovanna Zoboli (Ce que mes yeux ont vu et Le Voyage d’une Étoile) et de Camilla Engman (La fille verte).

Petits pieds
d’Emma Adbåge (traduit par Aude Pasquier)
Cambourakis
8 €, 160×160 mm, 20 pages, imprimé en Pologne, 2015.
Moumine coffret 4 livres
de Tove Jansson
P’titGlénat dans la collection Vitamine
19,90€, 150x185x62 mm, 64 pages, imprimé en Chine, 2011.
Moumine, l’expédition au clair de lune
Texte français de Catherine Renaud, d’après les histoires originales de Tove Jansson
P’titGlénat
11 €, 220×267 mm, 24 pages, imprimé en Chine, 2011.
Sven s’en va
d’Emma Adbåge (traduit par Sylvain Briens)
Notari dans la collection L’oiseau sur le rhino
13,20€, 200×246 mm, 30 pages, lieu d’impression non indiqué, 2010.
Leni fait la grande
d’Emma Adbåge (traduit par Aude Pasquier)
Cambourakis
12,50 €, 200×225 mm, 32 pages, imprimé en Lettonie, 2015.
Bon anniversaire
d’Emma Adbåge (traduit par Sylvain Briens)
Notari dans la collection L’oiseau sur le rhino
13,20€, 200×246 mm, 30 pages, lieu d’impression non indiqué, 2009.
Où sont nos bonnets ?
d’Eva Lindström (traduit par Aude Pasquier)
Cambourakis
13,50 €, 200×280 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Olli et Ma
d’Eva Lindström (traduit par Aude Pasquier)
Cambourakis
13,50 €, 200×280 mm, 32 pages, imprimé en Malaisie, 2014.
Molly & Sue
de Klara Persson (traduit par Aude Pasquier)
Cambourakis
14 €, 200×280 mm, 32 pages, imprimé en Lettonie, 2013.
Il n’est jamais trop tard
Texte de Giovanna Zoboli (traducteur-trice non crédité-e), illustré par Camilla Engman
Hélium
14,10 €, 235×265 mm, 230×260 pages, imprimé en Italie, 2010.
Aujourd’hui, en Suède
Texte d’Alain Gnaedig, illustré par Agnès Decourchelle et Loïc Froissart
Gallimard Jeunesse dans la collection Le journal d’un enfant
13,10 €, 202×235 mm, 60 pages, imprimé en Chine, 2011.


À part ça ?

Qui voilà + Coucou nous voilàFolimage a regroupé, sur un DVD, Qui voilà ? et Coucou nous voilà, deux collections de courts métrages. Je vous avais parlé de Qui voilà ? (ici) lors de sa sortie en salle et je suis très fan de ces petits films venus de Suède et inspirés des albums de Stina Wirsén. C’est tout doux, très poétique et parfaitement adapté aux plus jeunes spectateur-trice-s (dès deux ans d’après l’éditeur). Ça parle du quotidien (une nuit chez un copain, la mort d’un grand-parent, une mère perdue au supermarché…). Chaque histoire dure 4 minutes (donc là aussi format adapté aux plus jeunes). J’adore le graphisme de l’animation. Côté bande-son, c’est Hippolyte Girardot qui raconte et les personnages ne s’expriment que par bruitage.
Un DVD a découvrir absolument !
Plus d’infos (avec des extraits) sur le site : http://www.quivoila-lefilm.fr.

Gabriel

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Sur le pot !

Par 1 août 2015 Livres Jeunesse

L’été, pour certain-e-s, c’est la dernière ligne droite en ce qui concerne la propreté. S’ils veulent pouvoir rentrer à l’école, les enfants devront être propres. On a présenté de nombreux livres sur le pot (liste en fin de chronique), en voici deux récents.

Timoté va sur le potAujourd’hui, Timoté va avec sa mère au supermarché. Les couches c’est fini, il faut acheter un pot ! Aussitôt essayé, aussitôt adopté ! Enfin… la première fois ! Après, ça se complique.
Timoté va sur le pot est un album extrêmement classique sur le pot (avec le fameux passage où l’enfant tente de détourner le pot notamment en se faisant un chapeau qui doit être dans 95 % des livres sur le pot). Mais le petit héros que connaissent les enfants, avec des illustrations colorées, de l’humour et des petits jeux à la fin ça fonctionne toujours ! À noter qu’ici les pages sont plastifiées et que donc on peut le mettre dans les mains des tout-petits.
Un livre très classique sur le pot mais efficace.
Le même vu par Sous le feuillage et Livres et merveilles.

Le pire livre pour apprendre le potIl ne voulait pas venir, c’est sa mère qui l’a obligé mais maintenant que le petit lapin est là plus le choix, il va falloir faire sur le pot. Il trouve ça nul et en plus il sait déjà tout. Enfin quand on lui dit de ramener le pot il ramène quand même un pot de fleurs !
On change complètement de style, le piquant Antonin Louchard signe un album bien plus original sur le pot (même si là encore le héros tente de faire un chapeau avec son pot) avec un personnage râleur et surtout une fin aussi inattendue qu’hilarante. Pour dédramatiser le pot, rien de tel qu’un peu d’humour !
Un album piquant et original pour mieux apprivoiser le pot.
Le même vu par Enfantipages, Chez Clarabel et Les livres de Dorot’.

Quelques pas de plus…
Retrouvez dans un album Pinterest tous les livres sur le pot que nous avons chroniqué.

Nous avons déjà chroniqué des ouvrages d’Antonin Louchard (Oh ! la vache, La promenade de Flaubert, C’est la p’tite bête, Gribouillis gribouillons, Je suis un lion, Je veux voler, Le crocolion, Cékicékapété ?, La planète de la petite bête et La chanson de la Petite Bête) et de Mélanie Combes (Comptines du chat et de la souris, Oh les jolies petites bêtes et Le petit bonhomme de pain d’épice).

Timoté va sur le pot
Texte d’Emmanuelle Massonaud, illustré par Mélanie Combes
Gründ dans la collection Timoté
5 €, 170×170 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2015.
Le pire livre pour apprendre le pot
d’Antonin Louchard
Seuil Jeunesse
8,90 €, 180×180 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2015.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons nos coups de cœur du mois qui se termine. En juillet, c’était donc, pour moi : Les Vitalabri de Jean-Claude Grumberg et Ronan Badel (Actes Sud Junior) et Riposte ! Comment répondre à la bêtise ordinaire de Jessie Magana et Alain Pilon (Actes Sud Junior), pour Marianne :  Animalium de Katie Scott et Jenny Broom (Autrement) et pour Marie : Tant et tant de choses d’Anna Kövecses (Seuil Jeunesse).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Gabriel

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N’ayez pas peur !

Par 31 juillet 2015 Livres Jeunesse

Mes petites peursElle a peur des bêtes, des petites et des grosses. Elle a peur de la nuit, du noir, des monstres cachés sous le lit. Elle a peur de perdre sa mère au supermarché. Elle a peur de tout un tas de choses, mais elle sait aussi très bien se rassurer.
Quelle joie de retrouver le duo de Le ventre de maman, Les bras de papa et Ma boîte à petits bonheurs. Cette fois-ci, c’est donc des petites (et grosses) peurs dont parlent Jo Witek et Christine Roussey. L’héroïne de l’histoire raconte ce qui l’effraye et comment elle se rassure. Comme toujours, Jo Witek signe un texte très poétique (et très littéraire) et Christine Roussey des dessins drôles et délicats.
Un beau livre cartonné avec des découpes, pour apprivoiser la peur.
Le même vu par Sous le feuillage.

Au Secours ! un dragon scrogneugneuUn dragon terrorise la région mais un petit garçon a décidé d’aller le combattre. Mais pour ça, il a besoin de l’aide du lecteur ou de la lectrice. Il faudra aider notre héros à trouver son pistolet anti-dragon, à traverser une rivière ou encore à occuper le dragon. Vous êtes prêts ? N’ayez pas peur, c’est parti !
J’aime décidément beaucoup cette collection signée Orianne Lallemand. Après le loup, l’ogre, la sorcière, le fantôme et le monstre, c’est donc au dragon qu’on s’attaque. On ouvre des flaps, on tourne des roues, on regarde par des fenêtres et l’on joue à se faire peur.
C’est drôle, interactif, bien écrit, bref, j’aime beaucoup.
Le même vu par Chez Clarabel.


Mes petites peurs
Texte de Jo Witek, illustré par Christine Roussey
De La Martinière Jeunesse
14,95 €, 250×260 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2015.
Au secours ! Un dragon scrogneugneu
Texte d’Orianne Lallemand, illustré par Caroline Hüe
Nathan dans la collection Au secours !
14,90 €, 190×290 mm, 16 pages, imprimé en Malaisie, 2015.


Gabriel

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 5/9)

Par 29 juillet 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, vous pourrez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Madeleine, 7 ans : « Comment font les auteurs pour ne jamais faire de fautes d’orthographe ? Est-ce qu’ils faisaient zéro faute dans leurs dictées quand ils étaient à l’école ? ». Les auteur-e-s Clémentine Beauvais, Bertrand Santini, Charlotte Moundlic, Jean-Luc EnglebertAnnelise HeurtierCathy Ytak et Mymi Doinet ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, Mon chien qui pueen même temps qu’elle leurs réponses. Chacune des questions retenues fait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Madeleine d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions du Seuil Jeunesse, Mon chien qui pue de Christine Roussey, un album aussi drôle que beau (et sans faute), que nous avions chroniqué ici.


« Comment font les auteurs pour ne jamais faire de fautes d’orthographe ? Est-ce qu’ils faisaient zéro faute dans leurs dictées quand ils étaient à l’école ? » (Madeleine 7 ans)

Clémentine Beauvais :
Ça dépend des auteurs! Moi j’adorais les dictées, d’autres les détestaient. En fait, ça n’a que peu d’importance, car les histoires que l’on écrit sont relues par des éditeurs ou des éditrices qui sont champion-nes en orthographe. Donc les fautes sont corrigées. Parfois on en oublie, et elles se retrouvent dans le livre fini. Argh!!! ça s’appelle des ‘coquilles’. Rien à voir avec les escargots…

Les petites reinesClémentine Beauvais écrit des romans (le dernier : Les petites reines, sorti chez Sarbacane) et des albums (le dernier : Lettres de mon hélicoptêtre, chez Sarbacane également). À la rentrée, on découvrira Les bébés ça pue chez Hachette.
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site de Clémentine Beauvais : http://www.clementinebeauvais.com.

Bertrand Santini :
Non, les auteurs ne font jamais zéro faute et on peut avoir une belle imagination même si on est nul en orthographe… Néanmoins, l’orthographe n’est pas une invention uniquement destinée à faire enrager les enfants. Sans le savoir, apprendre l’orthographe vous apprend à penser. Plus vous maitrisez l’orthographe, mieux vous savez utiliser votre esprit. Ça vaut le coup de faire des efforts, non ? Et puis rassurez-vous ! Vous avez toute la vie pour faire des progrès.
Et pour répondre plus précisément à la question de Madeleine, le texte que l’auteur remet à l’éditeur est relu plusieurs fois par des super héros que l’on appelle “les correcteurs” et qui arrivent avec leurs yeux bionics à détecter toutes les fautes d’orthographe, mais également les erreurs de grammaire ou les lourdeurs de style.

Le journal de GurtyBertrand Santini est auteur et illustrateur de romans et d’albums. Son dernier roman, Le journal de Gurty, vacances en Provence, est sorti il y a peu chez Sarbacane. Avant cela, il a sorti, entre autres, Le Yark et Jonas le requin mécanique chez Grasset Jeunesse.
Retrouver ici l’interview que nous avons réalisée de lui.

Charlotte Moundlic :
Chère Madeleine,
pour pouvoir te répondre je dois te livrer un secret de fabrication…
afin de ne pas faire de fautes d’orthographe, l’auteur a une potion magique à deux ingrédients.
– Le premier d’entre eux, est un livre très précieux qu’on appelle un dictionnaire (!)
Il permet de vérifier les mots sur lesquels l’auteur a un doute.
– L’ingrédient suivant est absolument indispensable il s’agit du correcteur (ou une correctrice).
C’est une sorte d’humain surdoué qui connait toutes les règles de grammaire et autres pièges de notre chère langue française.
Ce dernier a un œil de lynx et son métier est de traquer, de vérifier et de corriger toutes les erreurs qui se cachent dans les textes.
C’est une personne impitoyable pour les fautes et très précieuse pour un auteur.
C’est ainsi que des gens qui ont fait des tas de fautes dans leurs dictées lorsqu’ils étaient enfants ont la possibilité d’écrire des histoires sans avoir de mauvaises notes.

Je suis le fruit de leur amourCharlotte Moundlic est auteure. Elle alterne les albums et les romans. Son dernier roman, Je suis le fruit de leur amour, est sorti chez Thierry Magnier, son dernier album, Le papa de Simon (d’après une histoire de Maupassant, illustré par François Roca), chez Milan.
Retrouvez l’interview que nous avons réalisée d’elle ici.

Jean-Luc Englebert :

Je fais encore des fautes d’orthographe quand j’écris la première version d’un texte, ensuite je corrige. Mon texte est ensuite à nouveau corrigé par mon éditeur.
Je faisais des fautes pendant les dictées mais en général je n’étais pas trop mauvais en orthographe. Juste dans la moyenne.

Donne-moi une histoireJean-Luc Englebert est auteur et illustrateur. Il vient de sortir Donne-moi une histoire (Pastel) dont il a fait le texte et les illustrations et Ulysse 15 de Christine Avel (l’école des loisirs) qu’il a illustré. À la rentrée, on découvrira Un ours à l’école (Pastel).
Son site : http://englebert.ultra-book.com/portfolio.

Annelise Heurtier :
En fait, tous les auteurs ne sont pas forcément des champions de l’orthographe. Bien sûr, certains sont très forts – à l’école, ils ne devaient pas faire de faute en dictée, comme tu le dis – mais d’autres sont « moyens », et certains sont peut-être même archi-nuls !
Heureusement, être mauvais en orthographe n’empêche pas d’écrire des livres et il existe tout un tas de techniques pour éliminer ces vilaines fautes… La plus efficace reste l’examen du texte par le correcteur/correctrice. Cet employé de la maison d’édition est une sorte de super-champion de l’orthographe. Son travail consiste à débusquer la moindre petite faute dans chaque manuscrit. Fautes d’orthographe, de grammaire, typographiques (qui concernent les majuscules et la ponctuation), de syntaxe (construction de la phrase), manque de clarté et de cohérence : rien ne lui échappe ! Enfin, le plus souvent :-)

RefugesAnnelise Heurtier est auteure de romans et d’albums. Son dernier roman Refuges est sorti chez Casterman. Son dernier album, Combien de terre faut-il à un homme, chez Thierry Magnier.
Retrouver ici une interview que nous avions réalisée d’elle.
Le site d’Annelise Heurtier : http://histoiresdelison.blogspot.fr.

Cathy Ytak :
Aïe aïe aïe… De mon côté, lorsque j’étais à l’école primaire, je collectionnais les fautes d’orthographe et les zéros en dictée. Et, au collège, je ne comprenais rien au cours de grammaire. Cela ne m’a jamais empêché d’écrire ! Mais, une fois adulte, lorsque j’ai voulu faire de l’écriture un métier, j’ai repris des cours d’orthographe et de grammaire, pour m’améliorer. Aujourd’hui, cela va nettement mieux.
Il existe aussi des logiciels de corrections orthographiques, dans les ordinateurs, qui permettent de corriger certaines fautes. Mais ça ne suffit pas ! Lorsque l’on donne un manuscrit à un éditeur, lui-même va le confier à une personne que l’on appelle un « correcteur », ou une « correctrice ». Eux (ou elles) sont des spécialistes de l’orthographe et de la grammaire. Rien ne leur échappe ! Et ils sont irremplaçables. Tous les manuscrits des écrivains passent entre leurs mains (parfois deux fois de suite), pour donner un texte dans lequel il n’y aura plus aucune faute, même toute petite.

La seule façon de te parlerCathy Ytak écrit non seulement des romans jeunesse mais aussi des livres de cuisine. Et quand elle n’écrit pas ses propres histoires, elle traduit celles des autres ! Son dernier roman vient tout juste de sortir chez Nathan et s’intitule La seule façon de parler.
Son site : http://www.cathy-ytak.net.

Mymi Doinet :
Gamine, je n’étais pas une flèche en maths, mais assez championne en dictées. À ce propos, je conseille souvent aux pioupious qui me posent cette question que le bon moyen de devenir imbattable en orthographe, c’est de bouquiner encore et encore. Comme notre cerveau est un peu plus performant que celui d’un gentil poisson rouge, à force de les lire, les mots finissent par s’imprimer dans la mémoire de notre fantastique disque dur !

La tour Eiffel à New York !Mymi Doinet est auteure. Elle a notamment écrit la série Les animaux de Lou et Les copains du CP (tous deux chez Nathan). Elle vient de sortir la suite de La tour Eiffel à des ailes, La tour Eiffel à New York, illustré par Mélanie Roubineau chez Nathan là encore.
Son site : http://mymidoinet.blogspot.fr.

 

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