La mare aux mots
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Gabriel - La mare aux mots

Pourquoi il n’y a plus de nouveaux billets ?

Par 22 août 2015 Livres Jeunesse

L’explication est ici.

Gabriel

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Amoureux fous

Par 21 août 2015 Livres Jeunesse

t'es plus mon amoureuxHoratio a une passion : les livres. Mais ces derniers temps, ses parents trouvent le petit rat bizarre… il rêvasse tout le temps. Pire : il lit de moins en moins ! La réponse est simple, elle s’appelle Cassandra.
Avec beaucoup de tendresse et de délicatesse Claire Gratias et Sylvie Serprix nous raconte une jolie histoire d’amour… et de livres ! Horatio est fou de Cassandra, mais l’aimera-t-il assez pour lui donner un de ses livres ? On parle d’amour, de partage, d’amour de la lecture… C’est à la fois tendre et drôle et les illustrations de Sylvie Serprix sont superbes.
Une nouvelle aventure d’Horatio, le héros d’Arrête de lire, dans une belle histoire d’amour.
Le même vu par Chez Clarabel, Enfantipages et Le cahier de lectures de Nathan.

Ma voisine est amoureuseSa voisine est amoureuse… d’un crapaud. Celui-ci raffole des libellules qui, elles, aiment se lover dans les nénuphars. Les nénuphars qui, eux, vénèrent le soleil…
Construit un peu comme une chanson en laisse (style Trois petits chats), Ma voisine est amoureuse nous raconte donc une histoire d’amour où chaque fois on apprend ce qu’aime l’élément aimé dans la page précédente. Une sorte d’histoire sans fin (puisqu’à la fin, la boucle est bouclée). Régis Lejonc illustre lui-même son texte et c’est, comme d’habitude, un régal !
Une réédition au format poche (donc à petit prix) d’un bel album de Régis Lejonc.
Des extraits sur le site de la maison d’édition.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Sylvie Serprix (D’une île à l’autre, Samiha et les fantômes et Contes d’un autre genre) et de de Régis Lejonc (La poupée de Ting-Ting, L’Ogre Babborco, Ianos et le dragon d’étoiles, La boîte à joujoux, Loup ?, La mer et lui, Le petit chaperon rouge ou La petite fille aux habits de fer blanc et Obstinément Chocolat).

T’es plus mon amoureux ?
Texte de Claire Gratias, illustré par Sylvie Serprix
Belin Jeunesse
12,90€, 245×290 mm, 34 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Ma voisine est amoureuse
de Régis Lejonc
Actes Sud Junior dans la collection Encore une fois…
4,95€, 151×191 mm, 32 pages, imprimé au Portugal, 2015 (première édition 2003).

Gabriel

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Dis, tu peux lui demander… ? (Saison 2, 8/9)

Par 19 août 2015 Les invités du mercredi

Cet été, comme l’été dernier, depuis le début de l’été vous pouvez lire, tous les mercredis, une question d’enfant et la réponse d’auteur-e-s, illustrateur-trice-s, éditeur-trice-s… Aujourd’hui, c’est une question de Raphaël, 12 ans : « Comment et pourquoi on décide de faire un tome supplémentaire à une série ? Est-ce que c’est décidé à l’avance ou alors c’est au fur et à mesure ? L’auteur doit-il faire avancer son histoire plus vite ou moins vite si on lui commande des tomes supplémentaires ? ». Les auteur-e-s Jean-Philippe Arrou-Vignod, Muriel Zürcher, Anne Ferrier et Gaël Aymon ont accepté de lui répondre, vous découvrirez, en même temps que lui leurs réponses. Chacune des questions retenues L'Autruche n'a pas la chair de poulefait en plus gagner un ouvrage à l’enfant qui l’a posée. Cette question permet donc à Raphaël d’avoir la chance de recevoir, grâce aux éditions Graine², L’Autruche n’a pas la chair de poule de Muriel Zürcher, un petit roman d’une nouvelle collection sur les émotions. Ici, on va rencontrer Thanaël, un garçon très à cheval sur les règles.


« Comment et pourquoi on décide de faire un tome supplémentaire à une série ? Est-ce que c’est décidé à l’avance ou alors c’est au fur et à mesure ? L’auteur doit-il faire avancer son histoire plus vite ou moins vite si on lui commande des tomes supplémentaires ? » (Raphaël 12 ans)

Jean-Philippe Arrou-Vignod :
J’ai toujours été un grand lecteur de séries. Comme écrivain, j’adore retrouver les mêmes personnages. Mais le risque, lorsqu’on écrit une série, c’est de se répéter. De tourner en rond, inconsciemment, comme quand on voit trop souvent des amis et qu’on finit par se lasser de ces moments qui se ressemblent trop.
Aussi, pour ma série Enquête au collège ou pour celle des Jean-Quelque-chose, je ménage du temps entre chaque épisode. J’attends que mes personnages me manquent pour me lancer dans une autre de leurs aventures. Comme les écrivains n’écrivent que très rarement sur commande, ils sont maîtres de leur emploi du temps et n’ont pas besoin d’enchaîner les épisodes à tout prix.
J’espère, ainsi, que mes lecteurs ne se diront jamais : « J’ai bien aimé les premiers titres de la série, mais les derniers sont moins bien ».

Mimsy Pocket et les enfants sans nomJean-Philippe Arrou-Vignod est l’auteur de la super série Enquêtes au collège (Gallimard Jeunesse). Il vient de sortir Mimsy Pocket et les enfants sans nom (toujours chez Gallimard Jeunesse) et une version CD de son roman Le camembert volant (Gallimard Jeunesse également).

Muriel Zurcher :
Salut Raphaël,
Il y a différentes sortes de séries.
Il existe des séries de livres dans lesquels le lecteur découvre une aventure/une enquête qui se termine à chaque tome. On dit que l’histoire est « bouclée ». Les personnages n’évoluent pas. Ils ont toujours le même âge et le même caractère. On peut lire les livres dans le désordre, ça ne gêne pas. Pour ce genre de série, tu as raison de penser qu’on envisage au fur et à mesure d’écrire des tomes… tant que l’auteur a envie, que le lecteur est au rendez-vous et qu’un éditeur est partant pour les publier.
À l’inverse, il existe des séries de livres dont chaque tome est la suite du précédent, comme si on avait découpé l’histoire en tranches parce qu’elle ne rentrait pas dans un seul livre. Dans ces séries « feuilletonnantes », les personnages évoluent en même temps que l’histoire. Pour ce type de série, tes deux hypothèses sont justes : certains auteurs ne prévoient pas à l’avance le nombre de tomes pour leur histoire : ils écrivent et ils voient ce que ça donne à la fin. D’autres préfèrent structurer leur histoire avec un plan pour savoir où et comment découper leur récit en plusieurs tomes. Mais dans tous les cas, c’est toujours le récit qui est aux commandes ! Il ne s’agit pas d’inventer une histoire qu’on pourrait raconter en un tome et de la délayer jusqu’à avoir plusieurs volumes. Ça ne marcherait pas, parce que le rythme du récit ne serait pas le bon, il serait « forcé », et le lecteur le sentirait.
Entre ces deux types de séries, il y a quantité de séries intermédiaires : la série dont chaque tome raconte une histoire bouclée, mais dont les personnages évoluent d’un tome à l’autre, la série dont chaque tome est bouclé mais qui annonce au départ à quel tome elle s’arrêtera (par exemple au 12e, s’il y a un tome par mois de l’année, ou au 4e s’il y a un tome pas année de collège, etc.), la série qui, à chaque tome, met en avant un des héros secondaires du premier tome, la série qui part explorer le passé du héros, etc. Dans tous les cas, une fois la série démarrée, il est important qu’elle rencontre son lecteur. Car, si après deux ou trois tomes, il n’y a pas assez d’acheteurs, l’éditeur ne sera probablement pas d’accord pour continuer à publier les suivants. S’il s’agit d’épisodes bouclés, ce n’est pas très grave. Par contre, s’il s’agit d’une série « feuilletonnante », le lecteur ne pourra jamais lire la fin… C’est frustrant !

toile de dragonMuriel Zürcher est auteure. Elle alterne les romans et les albums. Côté album elle a sorti récemment Pas tout de suite, bouille ! (Benjamin Médias) et Toile de dragon (Piquier Jeunesse), côté romans, La forêt des totems (Thierry Magnier).
Son site : http://minisites-charte.fr/sites/muriel-zurcher.

Anne Ferrier :
C’est une très très bonne question ! Et la réponse est… ça dépend ! ;)
En général, on décide à l’avance, parce qu’on sait qu’on a envie de faire vivre à notre héros beaucoup trop d’aventures pour un seul tome (ou alors le roman ferait 3854 pages. Au moins !). Alors on planifie son histoire sur plusieurs romans : il y a souvent un fil conducteur, qui va s’échelonner tout au long des différents volumes, et des histoires intermédiaires pour chaque roman. Par exemple, pour ma série Les Compagnons au loup, j’avais très envie de côtoyer mes personnages un long moment, je les aimais beaucoup, et je savais que pour être crédible, l’intrigue principale devait se dérouler en deux parties (mon héroïne recherche son père, car elle a été abandonnée), et il aurait été trop « facile » de lui faire retrouver sa trace aussi rapidement : j’ai donc décidé de construire cette quête en deux volumes.
Parfois, on ne sait pas exactement sur combien de romans on part, mais on sait que nos héros ont le potentiel pour vivre des quantités d’aventures différentes, alors on écrit tant qu’on a des idées et l’envie de vivre avec eux. Parce que quand on écrit, on vit avec ses personnages dans la tête 24 h/24, et au bout d’un moment, ça peut être pesant : c’est que c’est le moment de clore la série, et de passer à un autre univers.
Et tu as raison, parfois c’est l’éditeur qui commande des tomes supplémentaires et l’auteur doit se débrouiller pour que son arc narratif principal (le fil conducteur qui s’étire sur toute la série, que ce soit sauver un pays, retrouver une personne, lutter contre les forces du mal, conquérir sa liberté…) avance plus lentement pour s’étaler sur tous les tomes.

Dernier combatAnne Ferrier vient de sortir, avec Régine Joséphine, une nouvelle aventure des Chroniques étranges des enfants Trotter, Le dernier combat (Oskar) et un album chez Utopique, Mon extra grand frère.
Retrouvez-la sur son site : http://www.anne-ferrier.fr.

Gaël Aymon :
C’est décidé à l’avance. On ne me commande rien. Un de mes seuls privilèges, en tant qu’auteur, c’est ma liberté. C’est moi qui décide si je veux écrire une suite (L’anniversaire à l’envers) parce que j’aimais bien des personnages, ou si une histoire sera mieux en plusieurs tomes (Les héros oubliés) parce que l’idée est assez forte pour être développée sur toute une série. Je sais à l’avance comment une série va finir. Je ne m’embarque pas dans une histoire sans savoir où je vais amener le lecteur.

Les héros oubliésGaël Aymon alterne romans (Le conte des trois flocons, chez Bayard, et Aux portes de l’oubli, chez Actes Sud Junior, viennent de sortir) et albums (Perce-Neige et les trois ogresses, chez Talents Hauts est le dernier en date).
Retrouver ici l’interview que nous avions réalisée de lui.
Le site de Gaël Aymon : http://gaelaymon.com.

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Drôles de doudous !

Par 17 août 2015 Livres Jeunesse

La valise roseÀ la naissance, certains offrent un nounours, un vêtement ou un jouet quelconque. Sa grand-mère à lui lui avait offert une valise rose. Déjà une valise c’est plutôt incongru comme cadeau, mais, alors que c’était un garçon, une valise… ROSE ! Pourtant très vite, la valise rose était devenue son doudou.
Susie Morgenstern pour le texte, Serge Bloch pour les illustrations, La valise rose a de beaux parents !
On peut voir dans cet album une histoire sur ce qu’on transporte avec nous, notre bagage (qui nous vient parfois de nos parents), et que l’on est obligé de mettre de côté quand vient l’âge adulte. On peut aussi y voir basiquement une histoire de doudou un peu particulier et comment, parfois, les enfants choisissent l’objet le plus encombrant et le moins pratique pour en faire l’objet qui doit les accompagner partout. En tout cas, c’est un album très drôle et très beau (Gallimard a d’ailleurs fait un beau boulot d’éditeur avec un beau papier et une couverture toilée).
Une valise rose comme doudou ? Et pourquoi pas ?

Zeuuuh et le secretZeuuuh est le monstre de madame Verte, le genre de monstre qui ne sait pas tenir sa langue. Aussi quand Zeuuuh entend madame Pipelette raconter que Kaô, son monstre à elle, a un doudou, il sait qu’il va avoir du mal à ne pas raconter ce secret… Il le dit même au premier ami qu’il croise… mais le secret est devenu un nuage, et il décide de tout faire pour le rattraper.
On pense bien sûr fortement à l’histoire du roi Midas en lisant Zeuuuh et le secret. J’ai été vraiment séduit par les illustrations d’Amandine Notaert pleines de pep’s et de couleurs. On parle ici des secrets, des doudous et d’assumer d’en avoir un ! On évoque aussi les moqueries et la solidarité.
Un album moderne et coloré sur les doudous et les moqueries.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des livres de Susie Morgenstern (Yoyo : Je ne veux pas dormir et La liste des fournitures) et de Serge Bloch (Le cinéma, Graine de bébé, Mon copain bizarre et Les contes de la Folie Méricourt).

La valise rose
Texte de Susie Morgenstern, illustré par Serge Bloch
Gallimard Jeunesse
13,50€, 177×245 mm, 28 pages, imprimé en Italie, 2015.
Zeuuuh et le secret
Texte de Marine Chastenay, illustré par Amandine Notaert
Éditions Clochette dans la collection Le LivreAmi
14€, 243×294 mm, 32 pages, imprimé en UE, 2015.


Gabriel

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Documentaires pour parler de la planète

Par 15 août 2015 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose de parler du temps et de la nature

Quel temps fait-il ?On commence avec un documentaire pour les plus jeunes, dans une série qu’on connaît bien, les Kididoc ! Quel temps fait-il ? propose aux enfants de parler des changements météorologiques. Quand il fait beau (et que l’on va au parc) ou lorsqu’il pleut et qu’il faut courir se mettre à l’abri. On parle aussi des arcs-en-ciel, du vent et de la neige. On propose même aux enfants de jouer en choisissant les vêtements pour chaque temps. Comme toujours avec les Kididoc, c’est ludique (avec plein de choses à bouger, à tourner) et les jeunes enfants (à partir de 2 ans d’après la maison d’édition) se régalent.
Le même vu par Chez Clarabel et À l’ombre du saule.

Mon premier guide natureDans les villes, il y a le martinet, la pipistrelle et le pâturin, dans les jardins le hérisson, la mésange et le liseron, au bord des chemins on trouve des chardonnerets, des pâquerettes et des pissenlits, au bord de l’eau on rencontre les hérons, des nénuphars et des ragondins… et si on les observait ?
Mon premier guide nature, sorti chez Rue des enfants, propose aux enfants de regarder les plantes et les animaux qui les entourent et d’en savoir plus sur eux. C’est riche, très riche, dix lieux sont présentés avec à chaque fois quatre plantes et huit animaux. Les enfants (et nous avec eux) vont apprendre plein de choses. Seul bémol, c’est dommage qu’un livre sur la nature soit fabriqué en Chine…
Un très bon guide pour accompagner les enfants dans leur découverte de la nature.

Petits gestes pour la planètePour préserver la nature, il y a des tas de gestes à faire : prendre des douches plutôt que des bains, éviter de trop prendre sa voiture, utiliser des crayons en bois plutôt que des crayons en plastique, boire de l’eau du robinet…
Dans la très bonne collection Questions ? Réponses ! de chez Nathan, Petits gestes pour la planète propose de répondre aux questions des enfants en ce qui concerne la préservation de la nature. Comme toujours, c’est très bien fait avec des questions qu’ils se posent vraiment et des réponses claires adaptées aux plus jeunes (à partir de 4 ans d’après la maison d’édition).
Petit plus : « avec ce livre, Nathan soutient le WWF ».

Quel temps fait-il ?
Auteur-e non crédité-e, illustré par Mélisandre Luthringer
Nathan dans la collection Kididoc
9,90 €, 197×198 mm, 12 pages, imprimé en Chine, 2015.
Mon premier guide nature
de Vincent Albouy et Virginie Chiodo
Rue des enfants
13€, 205×208 mm, 64 pages, imprimé en Chine, 2015
Petits gestes pour la planète
Texte de Delphine Godard, illustré par Pierre Caillou
Nathan dans la collection Questions ? Réponses !
6,80€, 227×261 mm, 29 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.

Gabriel

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