La mare aux mots
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Gabriel - La mare aux mots

De la neige, de l’amitié et de la danse.

Par 23 février 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, il va neiger le temps de quatre albums puis il va faire beau le temps d’un film sur la danse.

L’enfant, la baleine et l’hiver
de Benji Davies (traduit par Mim)
Milan
11,90 €, 277×245 mm, 32 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Le lapin de neige
de Camille Garoche
Casterman dans la collection les albums Casterman
14,90 €, 227×280 mm, 42 pages, imprimé en France, 2016.
Taupe a un souci
de Sang-Keun Kim (traduit par Gregory Limpens)
La Pastèque
15 €, 232×257 mm, 48 pages, imprimé en Malaisie, 2016.
Ouvre-moi
de Muka
Alice Jeunesse
12,90 €, 222×297 mm, 44 pages, imprimé en Turquie, 2016.
Comme ils respirent
de Claire Patronik
éditions ZED
90 minutes, 2017.

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Les invité.e.s du mercredi : Gaëlle Mazars, Cécile Roumiguière et Natali Fortier

Par 22 février 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, j’ai eu envie d’en savoir plus sur l’auteure d’un album sorti il y a peu chez Hélium, Muséum Dinos : Gaëlle Mazars ! Ensuite, c’est avec Cécile Roumiguière et Natali Fortier que nous avons rendez-vous pour la rubrique Parlez-moi de… Ensemble, elles reviennent sur leur album, D’une rive à l’autre. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Gaëlle Mazars

Présentez-nous de votre dernier album, Muséum Dinos, paru chez Hélium
Muséum Dinos est la suite de Cache-cache dinos. Ces deux histoires mettent en scène Yvette et Roger, des petits dinosaures malins à qui il arrive quelques (més)aventures. Ces livres sont des prétextes pour donner à voir aux enfants la réalité sous un autre angle.
Et si les gros dinosaures n’avaient pas vraiment disparu et dormaient sous les collines et les montagnes ?
Et si nos muséums étaient remplis d’animaux qui font semblant d’être immobiles pour qu’on les laisse tranquilles ?
Et si les enfants étaient finalement, eux aussi, de drôles d’animaux et qu’eux seuls avaient accès à ces secrets bien gardés ?

C’est le deuxième album que vous sortez avec Jean-Baptiste Drouot, pouvez-vous nous parler de cette collaboration ?
Jean-Baptiste est un ami. C’est en espérant qu’il l’illustre que j’ai écrit la première histoire. Et je n’ai pas été déçue : dès les premières ébauches, il a su apporter sa sensibilité, son humour et ses super idées.
Pour Cache-cache dinos, nous n’avions aucun impératif, nous avons pris notre temps. Nous avons beaucoup échangé, et finalement ce premier livre est le résultat d’un vrai travail d’équipe.
La conception du deuxième a été un peu différente. Nous avions un délai à respecter et de nouvelles contraintes. Concevoir une suite s’avère plus compliqué, je trouve, qu’écrire un album « unique ». Nous avons travaillé chacun de notre côté. Mais quand il y avait une difficulté, quand je bloquais sur le texte ou lui sur une image, on essayait de se trouver l’un l’autre des solutions, bien épaulés aussi par Gilberte Bourget notre éditrice.

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre parcours ?
J’ai toujours aimé les livres, le papier, les histoires, mais après un bac littéraire, je ne savais pas vraiment ce que je voulais entreprendre. J’ai entamé des études d’Histoire et d’histoire de l’art. C’était passionnant. Mais je ne voyais pas d’application concrète et professionnelle à tout ça. Alors j’ai changé de cap avec un BTS édition. La bonne idée ! Il m’a ouvert les portes de l’école Estienne : l’école du livre, le support de toutes les histoires, le Saint Graal ! C’est là, qu’en plus de m’être nourrie de graphisme, d’images, de typographies, de concepts et de belles rencontres, je me suis mise, grâce à mon professeur de français, à écrire des nouvelles.
Aujourd’hui je suis graphiste. Je fabrique des images qui racontent des histoires, des images qui ont du sens, enfin, j’espère.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Quand on était enfants, on se racontait beaucoup d’histoires avec mon petit frère ou avec mes ami.e.s, pour s’endormir, pour rêver, pour jouer. Des histoires qu’on avait lues et qui nous avaient plu, des histoires qu’on inventait aussi. Chacun notre tour, on essayait d’imaginer une histoire meilleure que la précédente.
Petite fille, je dévorais les Astrapi, J’aime lire et Je bouquine. Je me souviens aussi particulièrement d’un des premiers vrais livres que j’ai lus toute seule : Les Malheurs de Sophie. Ce livre était un très bel objet. Un livre relié comme un livre de grand, avec une couverture qui n’avait rien des codes enfantins, presque comme une tapisserie en toile de Jouy. Mais cette histoire, je ne l’ai pas du tout aimée. C’était la première fois que ça m’arrivait. (Note pour plus tard : il faudrait que je la relise aujourd’hui.)
Adolescente, je me suis prise de passion pour les romans historiques, les sagas, les gros livres, les pavés. Si, en plus de l’Histoire, j’y trouvais une histoire d’amour en filigrane, je n’en décrochais pas ! Entre deux, je piquais les BD de mes frères.

Quelques mots sur vos projets ?
J’ai récemment soumis quelques histoires à mon éditrice. Je croise les doigts ! D’autres sont encore en germination. Il est question de fées, de voyages, d’amour, de différence…
Je nourris aussi le défi secret de mener à terme un projet de A à Z : texte et illustrations. Mais il me faudra d’abord me débarrasser de quelques complexes. Ce n’est donc peut-être pas pour tout de suite !

Bibliographie :

  • Muséum dinos, texte illustré par Jean-Baptiste Drouot, Hélium (2016).
  • Cache-cache dinos, texte illustré par Jean-Baptiste Drouot, Hélium (2015).


Parlez-moi de… D’une rive à l’autre

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur.e, son illustrateur.trice et/ou son éditeur.trice. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a plu. Cette fois-ci, c’est sur D’une rive à l’autre, que nous revenons avec son auteure (Cécile Roumiguière) et son illustratrice (Natali Fortier).

Cécile Roumiguière, auteure:

De « Entre deux rives, Noël 43 » à « D’une rive à l’autre »

Entre deux rives est mon premier album réédité, et j’en suis très heureuse ! Sa première version, D’une rive à l’autre, Noël 43, n’était plus disponible depuis un moment, et j’aime tellement le travail de Natali !

Revenons au commencement…

Il était une fois, une éditrice qui me demande si j’ai des idées pour une histoire de Noël. Je n’ai alors écrit qu’un album, À l’ombre du tilleul (illustré par Sacha Poliakova), et je suis ravie qu’on me demande d’en écrire un autre. Mais Noël n’est pas un sujet auquel j’aurais pensé toute seule, je ne suis pas très Père Noël, ni sapin enguirlandé, encore moins crèche ou santons. La demande reste quand même présente dans ma tête. Je réfléchis à ce que représente Noël. Au-delà du côté commercial, au-delà du religieux, Noël marque le passage d’une saison à une autre, la sortie de l’hiver, la (re)naissance, la réconciliation…
Quelques jours après, j’écris d’un jet ce qui allait devenir Entre deux rives… Un texte plus long que ce qu’on gardera dans l’album*, mais l’essentiel est là.

Du fin fond de l’enfance

L’histoire se passe en Aveyron, sur les terres de la famille de ma mère. Je lui fais lire l’histoire. Elle me téléphone, me demande comment je savais que « la Dourdou » était fâchée avec mon grand-père et qu’elle était « accoucheuse »… Je ne le savais pas. Ou plutôt, je ne savais pas le savoir. J’ai dû entendre les adultes parler de ces histoires de fâcheries toute petite, les enterrer tout au fond de ma mémoire d’enfant, elles ont refait surface avec l’écriture. Cette sensation d’avoir puisé dans des lieux insoupçonnés de l’enfance colore le lien que j’ai avec cet album. Un lien d’autant plus fort que ma demande côté illustrations est suivie : Natali Fortier va illustrer l’album !
Natali qui trace avec ses couleurs des dessins sur papier noir, qui gratte pour refaire naître le noir et éclabousser de douceur toute l’illustration. Natali qui cherche à la bibliothèque des intérieurs des années quarante pour rester au plus près de l’histoire et fait brouter un caribou près de l’église d’un village aveyronnais… Je ne pouvais rêver mieux !

Une vie d’album

L’album sort pour Noël 2006. Je découvre à cette occasion que les saisons sont courtes en librairie : dès Noël passé, le livre disparaît des tables, sauf chez quelques libraires qui le suivent et le mettent en avant longtemps (merci à « L’Oiseau Lire » à Évreux, entre autres belles librairies). Avec Natali, on reprend nos droits quelques années plus tard.
En 2013, Carole Chaix me présente Laurence Nobécourt qui monte sa maison d’édition « À pas de loups ». Elle n’a ni format ni idée préconçue, que l’amour des beaux livres, des illustrations fortes, atypiques, et des histoires où le sens et le style se font écho. Plus tard, en pleine création de S’aimer, je lui parle de Entre deux rives… Elle aime l’histoire, elle aime les illustrations… elle dit « banco ».

La renaissance

Natali est d’accord aussi. On a toutes les deux beaucoup d’interrogations. Le travail qu’on a fait en 2005 ne correspond plus à ce qu’on fait aujourd’hui. Nos styles, nos façons d’écrire, d’illustrer, bougent, évoluent. Faut-il retoucher le texte, l’image ? Ou laisser en l’état ? Avec Laurence, on se met d’accord assez vite sur le fait de garder texte et images tels qu’ils sont mais d’épurer la maquette, de donner plus d’air au livre, aux images, en enlevant des fonds. La couverture aussi sera retravaillée.

Et le titre…

Le titre de l’album de 2006 avait été sujet de discussions infinies, il était le résultat un peu bancal d’un compromis. Avec Natali, on a profité de cette nouvelle parution pour en trouver un plus évident, tout en gardant l’idée de « rive » pour préserver le lien avec la première version.
D’une rive à l’autre a retrouvé le chemin des librairies en octobre dernier. En juin prochain, avec Natali et Laurence, on ira le lire et le présenter au Mémorial de la Shoah…

D’une histoire l’autre

*Pour la petite histoire, cette partie du texte qui a été coupée, une histoire d’oiseau et de couteau, est en train de renaître dans un nouveau projet. Les histoires rebondissent les unes sur les autres, des surgeons naissent sur des branches coupées, des personnages font le lien entre un roman et un album, une toile se tisse… non pas d’une rive mais… « d’une histoire à l’autre ».

Natali Fortier, illustratrice:

Lorsque j’ai lu le texte de Cécile pour la première fois, j’en ai frissonné, et ce qui est encore plus fort, c’est qu’à chaque fois, il me fait le même effet.

Lors de la première parution, j’avais fait une quantité de dessins impressionnants car c’était un film qui se déroulait dans ma tête.

Les mouvements, les focus, plan en travelling, j’avais envie de tout balancer ce que je voyais.

Dix ans plus tard, Laurence, Cécile et moi on était toutes les trois d’avis qu’il fallait épurer, laisser respirer les mots de Cécile… du souffle dans l’image.

Des pages à suivre comme les pas d’Élise dans la neige.

Je suis très heureuse qu’il ait une seconde vie.

Les saisons ont passé entre les deux rives, entre les deux maisons d’édition, mais ce texte est au présent continuellement.


D’une rive à l’autre
Texte de Cécile Roumiguière, illustré par Natali Fortier.
Sorti chez À pas de loups (2016).

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Les invité.e.s du mercredi : Jacques-Rémy Girerd et Nathalie Novi

Par 15 février 2017 Les invités du mercredi

Si en littérature jeunesse, je pense que la part de « produits commerciaux » est assez faible par rapport aux vraies œuvres, c’est d’après moi l’inverse dans le cinéma. Combien de grosses productions insipides pour un film d’auteur ? Il reste, quand même, des petits bijoux qui sortent, les films de Jacques-Rémy Girerd et du studio Folimage en font partie. C’est comme un fan impressionné par son idole que j’ai écrit à Jacques-Remy Girerd pour lui demander s’il était d’accord de répondre à quelques questions, il a accepté tout de suite. Suite à cette interview, je vous propose de partir en vacances avec une grande dame de l’illustration, Nathalie Novi. Nous vous souhaitons un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Jacques-Rémy Girerd

Ce n’est peut-être pas sérieux, mais j’aimerais commencer cette interview en vous disant à quel point je suis fan de votre travail, à quel point je trouve vos films extraordinaires. La question peut sembler naïve, mais en quoi consiste exactement votre travail ?
J’ai cumulé de nombreuses occupations, auteur, j’ai écrit de nombreuses histoires, réalisateur, j’ai réalisé près de cent films d’animation, et producteur pour soutenir le travail d’autres réalisateurs autour de moi. Souvent un travail de chef d’orchestre.

Comment est né Folimage ?
Au début de cette longue histoire, à la fin des années 70, si on s’intéressait au cinéma d’animation quasiment inexistant en France, il fallait créer sa propre structure, pratiquement aucun producteur ne s’y intéressait et les chaines de télévision qui se comptaient alors sur les doigts d’une main étaient loin de cette problématique. À partir de 1982/83 les choses ont changé avec la création du COSIP par le CNC. Avec quelques amis nous avons donc créé le studio Folimage en 1981, avec préfiguration de 89 à 91. Au début tout petit et le studio s’est agrandi avec les années, aujourd’hui il fait vivre environ 130 personnes.

Je suis totalement fan de Mia et le Migou qui est, pour moi, l’un des plus beaux dessins animés jamais tournés.
Un grand merci pour cette appréciation qui me touche beaucoup.

Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?
C’est l’histoire d’une petite fille qui n’a rien, très pauvre et isolée. Elle décide de partir à la recherche de son père et fera la rencontre des Migous ces êtres qui ont tout et sont des géants. C’est le choc de l’infiniment petit et du super puissant. La force qui peut s’annuler en un instant et cette gamine pleine de courage qui peut renverser des montagnes. Une allégorie.

Vos films sont souvent engagés, sur l’écologie notamment, c’est important pour vous de passer un message ?
C’est sans le vouloir, je suis toujours rattrapé par des grands enjeux de société dans mes films. Impossible pour moi de raconter des histoires déconnectées, sans fond, sans morale. L’écologie et la protection de l’environnement sont au cœur de nos grands défis humains ; c’est aussi le rôle de l’artiste que de parler de son temps et du monde dans lequel il vit ou survit.

Côté voix, dans vos films ce sont souvent des acteurs très connus (Annie Girardot, Michel Galabru, Michel Piccoli, Pierre Richard, Bernadette Lafond, Sabine Azéma…), est-ce que ça apporte vraiment quelque chose au film ou est-ce que ça fait plus venir les gens ?
C’est principalement par amour des acteurs. J’aime le jeu des acteurs, au théâtre comme au cinéma. Quand j’écris des histoires je ne peux m’empêcher de penser aux acteurs idéaux pour les rôles que j’imagine, cela m’aide pour écrire les dialogues. Et quand la réalité croise l’imagination c’est formidable. Chaque acteur, connu ou inconnu que j’avais imaginé au moment de l’écriture a toujours donné suite pour la réalisation des films. J’ai été gâté. Rien à voir avec des questions commerciales.

J’ai lu aussi que vous commencez par enregistrer les voix avant toute chose, c’est bien ça ?
Oui toujours, cela donne aux films une qualité supérieure et procure une vérité augmentée aux dialogues. Le comédien est libre de son interprétation et nous sommes très proches au moment de l’enregistrement. L’expérience est très enrichissante et les liens tissés de cette façon beaucoup plus vrais.

Quels sont les films qui ont marqué votre enfance ?
Zorro, Mon Oncle, Jour de fête, Le ballon rouge, Buster Keaton Le mécano de la Générale, tous les films des Marx Brothers, La ruée vers l’or de Charlie Chaplin… et beaucoup d’autres

Quelques mots sur vos projets ?
J’ai abandonné la réalisation pour la littérature.

Filmographie (sélective) en tant que réalisateur

  • Tante Hilda !, long métrage (2014).
  • C’est bon, série de courts métrages (2013).
  • Ma petite planète chérie, série de courts métrages (2010).
  • Mia et le Migou, long métrage (2008).
  • La Prophétie des grenouilles, long métrage (2003).
  • L’Enfant au grelot, court métrage (1997), que nous avons chroniqué ici.
  • Mine de rien, série télé (1993).
  • Le bonheur de la vie, série télé (1992).
  • Amerlock, court métrage (1988).
  • Le cirque bonheur, série télé (1988).

Le site de Folimage : http://www.folimage.fr.


En vacances avec… Nathalie Novi

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Nathalie Novi que je pars ! Allez en route !

Voyages avec la Mare aux Mots

  • Laisser flotter mes jupons exactement là, au-dessus des vignobles, dans la combe de Rosnay, dérouler mes pas et contempler le Cirque de Baume les Messieurs, sous un ciel de vent, à l’ombre des oiseaux silencieux.
  • Se laisser emporter là où penche mon cœur, au cœur d’Arezzo, dévaler la Piazza Grande et glisser doucement jusqu’à la Chapelle Bacci où sommeille le petit page du Songe de Constantin peint par Piero della Francesca.
  • Traverser le Millenium Bridge, se fondre dans les vibrations colorées de Rothko au Tate Modern, puis se régaler au Borough Market. London is so chic !
  • Se dépayser d’un sourire qui flotte à Fort Cochin et s’enivrer de couleurs et d’enfance.
  • S’égarer avec délice à Albi, déambuler dans les dessins de Lautrec, s’émerveiller d’une colline surmontée d’un cyprès et rêver un jour de s’y poser…

Cinq Albums jeunesse :

  • Alice in Wonderland. Lewis Carroll, John Tenniel 1865.
  • Tous les albums de Lisbeth Zwerger.
  • Une berceuse en chiffons, la vie tissée de Louise Bourgeois. Amy Novesky, Isabelle Arsenault chez Pastèque.
  • Le pays du rêve. Formidable Anne Brouillard.
  • Les Fleurs parlent. Géniale Joanna Concejo, texte J.F. Chabas.

Cinq musiques :

  • Henry Purcell. The King Arthur interprété par James Bowman (mon contre-ténor préféré).
  • W. A. Mozart. Requiem. Jordi Savall, une merveille !
  • J.S. Bach. St Matthew Passion. Masaaki Susuki.
  • A. Vivaldi. Stabat mater dolorosa. Ensemble 415.
  • La Folia. Jordi Savall.

Cinq Films :

  • Chantons sous la pluie. Ah, Gene Kelly !
  • Les Demoiselles de Rochefort. Ah, Jaques Demy !
  • Jacquot de Nantes. Bouleversant d’enfance. Agnès Varda (merci !)
  • La meglio gioventù (Nos meilleures années). Marco Tullio Giordana 2003.
  • Out of Africa. Sydney Pollack 1985. Ce merveilleux concerto pour clarinette de Mozart dans la brousse…
  • Et enfin, même si cela fait six, tous les films de Jacques Tati !

Cinq romans… :

  • Orgueil et préjugés, ‘my lovely’ Jane Austen !
  • François d’Assise. Joseph Delteil.
  • Le fleuve caché. Jean Tardieu. Poésie-Gallimard
  • Tobie des marais. Sylvie Germain.
  • Narcisse et Golmund. Herman Hesse.

*Ainsi que les contes d’Andersen et des frères Grimm, + tous les livres que je ne connais
pas encore mais vont me bouleverser !

Et, comme je ne connais pas la BD, je me permets d’en ajouter cinq à cette liste…
Cinq peintres et photographes :

  • Fra Angelico
  • Velásquez
  • Degas
  • Vuillard
  • Sorolla
  • Hammershoi
  • Balthus
  • Saul Leiter
  • Édouard Boubat
  • Lewis Carroll photographe…

ECCO !

Nathalie Novi est peintre littéraire.

Bibliographie sélective :

  • Les mille et un voyages de Claudio Monteverdi, illustration d’un texte de Carl Norac, Littlevillage (à paraître d’ici quelques jours).
  • Merveille des merveilles, illustration d’un texte de Jennifer Dalrymple, Didier Jeunesse (2016).
  • Bonnes nouvelles du Monde, illustration d’un texte d’Alain Serres, Rue du Monde (2016).
  • Et si on redessinait le Monde, illustration d’un texte de Daniel Picouly, Rue du Monde (2014).
  • Trois sœurs, illustration d’un texte de Jo Hoestlandt, Gallimard Jeunesse (2013).
  • Comptines & berceuses tsiganes, illustrations, Didier Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Mahboul le sage, illustration d’un texte d’Halima Hamdane, Didier Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Noël des ramasseurs de neige, illustration d’un texte de Jacques Prévert, Rue du Monde (2012).
  • Yeghvala, la belle sorcière, illustration d’un texte de Catherine Gendrin, Didier Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Mamouchka et le coussin aux nuages, illustration d’un texte de Michel Piquemal, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Chansons du monde, 22 chansons du Brésil au Vietnam, collectif, Didier Jeunesse (2012) que nous avons chroniqué ici.
  • L’histoire du soldat, illustration d’un texte de Charles-Ferdinand Ramuz, Didier Jeunesse (2011).
  • La neige vive, illustration d’un texte de Michel Piquemal, Didier Jeunesse (2010).
  • La Flûte enchantée racontée aux enfants, illustration d’un texte de Jean-Pierre Kerloc’h, Didier Jeunesse (2010).
  • Pinocchio, illustration d’un texte de Carlo Collodi, Rue du Monde (2009).
  • La petite sirène, illustration d’un texte d’Hans Christian Andersen, Didier Jeunesse (2008), que nous avons chroniqué ici.
  • La petite fille et l’oiseau, texte et illustrations, Didier Jeunesse (2008).

Retrouvez Nathalie Novi sur son site : http://www.nathalienovi.com.

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Enfants particuliers

Par 14 février 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose tout d’abord de retrouver Césarine et Auguste Mars, les héros de la série Les autodafeurs puis d’aller à la rencontre d’enfants particuliers protégés par une certaine Miss Peregrine. Deux séries absolument enthousiasmantes.

Les autodafeurs – T2 – Ma sœur est une artiste de guerre
de Marine Carteron
Rouergue dans la collection doado
14,90 €,  140×206 mm, 380 pages, imprimé en France, 2014.
Miss Peregrine et les enfants particuliers
de Ransom Riggs (traduit par Sidonie Van Den Dries)
Bayard
15,90 €, 446 mm, 137×210 pages, imprimé en Italie, 2012.
Le journal de Miss Peregrine et les enfants particuliers
Bayard
10,90 €, 135×215 mm, 192 pages, imprimé en Italie, 2016.
Contes des particuliers
de Ransom Riggs (traduit par Sidonie Van Den Dries), illustré par Andrew Davidson
Bayard
14,90 €, 140×210 mm, 256 pages, imprimé en Italie, 2016.

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Petite pause

Par 30 janvier 2017 Non classé

Parce que la vie n’est pas toujours simple.
Parce que les journées sont trop courtes (et que s’occuper de La mare aux mots c’est terminer tous les soirs entre 1 h et 2 h du matin, tout ça bénévolement).
Parce que l’équipe de La mare aux mots est une petite équipe et que quand plusieurs membres ont des soucis, ça complique vraiment les choses.
Parce qu’il vaut mieux se poser un peu plutôt que d’exploser.
Parce que je ne veux pas en arriver à décider de tout arrêter… pour revenir 7 mois plus tard comme la dernière fois.
Parce que La mare aux mots ne s’est arrêtée qu’une semaine depuis un an (date de la reprise) et que c’est usant.
Parce que tout ça et plus encore, j’ai décidé de mettre La mare aux mots en pause.
On va se reposer un peu, et revenir en pleine forme, bientôt, c’est promis.
Bien entendu, les abonnements seront prolongés à notre retour de la durée de la période où il n’y aura rien eu.
A bientôt les copain.ine.s
Gabriel

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