La mare aux mots
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Gabriel - La mare aux mots

Des BD et encore des BD

Par 24 mars 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de BD lues récemment… et y’a du coup de cœur !

Hilda – T5 – La forêt de pierres
de Luke Pearson (traduit par Basile Béguerie)
Casterman dans la série Hilda
16 €, 220×300 mm, 80 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Kushi – T1 – Le lac sacré
Scénario de Patrick Marty, dessins de Golo Zhao
Les éditions Fei dans la série Kushi
9,50 €, 180×130 mm, 93 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Rose – T1 – Double vie
Scénario d’Émilie Alibert et Denis Lapière, dessins de Valérie Vernay
Dupuis dans la série Rose
12 €, 212×292 mm, 48 pages, imprimé en Belgique chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
La différence invisible
Scénario de Julie Dachez, dessins de Mademoiselle Caroline
Delcourt dans la collection Mirages
22,95 €, 200×265 mm, 196 pages, imprimé en France, 2016.
Contes Arabes en bandes dessinées
Collectif
Petit à petit dans la collection Contes traditionnels en BD
14,90 €, 190×260 mm, 96 pages, imprimé en Italie, 2017.
Contes Asiatiques en bandes dessinées
Collectif
Petit à petit dans la collection Contes traditionnels en BD
14,90 €, 190×260 mm, 96 pages, imprimé en Italie, 2017.
Nowam – t1 – Par amour de l’art
de Téhem
BD Kids dans la collection Les héros Je Bouquine
9,95 €, 160×203 mm, 64 pages, imprimé en France, 2017.
Les Super Super – T4 – Capes sur le monde
Scénarios de Laurence Gillot, dessins de Lucie Durbiano
BD Kids dans la collection Les héros Astrapi
9,95 €, 160×203 mm, 64 pages, imprimé en France, 2017.
Ariol – T12 – Le coq sportif
Scénario d’Emmanuel Guibert, dessins de Marc Boutavant
BD Kids dans la collection Les héros J’aime lire
11,50 €, 160×203 mm, 128pages, imprimé en France, 2017.
Anatole Latuile – T10 – Sauve qui peut !
Scénarios d’Anne Didier et Olivier Muller, dessins de Clément Devaux
BD Kids dans la collection Les héros J’aime lire
9,95 €, 160×203 mm, 64 pages, imprimé en France, 2017.

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Les invité.e.s du mercredi : Françoise de Guibert et Clémence Pollet

Par 22 mars 2017 Les invités du mercredi

Hasard du calendrier, nos deux invitées du jour viennent de sortir un ouvrage ensemble, Dis où tu habites un magnifique documentaire animalier qui vient de paraître à La Martinière Jeunesse : Françoise de Guibert et Clémence Pollet. La première a accepté de répondre à nos questions, la seconde nous fait visiter son atelier et nous parle de la façon dont elle travaille. Bon mercredi à vous !


L’interview du mercredi : Françoise de Guibert

Pouvez-vous nous dire quelques mots du superbe documentaire Dis, où tu habites que vous venez de sortir avec Clémence Pollet à La Martinière Jeunesse ?
C’était un grand plaisir de retravailler avec Clémence Pollet après Dis, comment ça pousse ? J’avais aimé ses fruits et légumes mais ses illustrations animalières m’ont bluffée ! Car cette fois, on explore les habitats des animaux, de la coquille de l’escargot au terrier du blaireau. Le livre parle d’espèces très variées dont certaines communes et peu connues, le balanin des noisettes ou la patelle par exemple, qu’elle a dessinés avec beaucoup de sensibilité. Je dois à une amie naturaliste la découverte passionnante de ces mille petites bêtes qui nous entourent.

J’aimerais aussi que vous nous parliez d’un héros dont mes filles sont totalement fans, Eliott.
Ah Eliott ! Par le plus grand des hasards, il porte le prénom de mon fils ! Une belle aventure partagée avec l’illustrateur Olivier Latyk et l’éditrice Élise Lacharme chez Gallimard. Ce petit tigre a fait sa rentrée à l’école maternelle au moment où mon garçon y entrait ce qui m’a permis d’observer de près les réactions des petits pendant ces premiers jours. Olivier était dans le même état d’esprit à l’école de sa fille. D’ailleurs un enfant a fait le plus beau des compliments au livre lors d’une dédicace en s’écriant : « Regarde papa ! C’est mon école, c’est ma maîtresse ! » un oiseau, donc. Notre envie avec ce nouveau petit héros : montrer un enfant, enfin un tigre, d’aujourd’hui, entouré de sa famille mais aussi de ses copains et même des copains de ses parents qui viennent pour l’apéro et, ça, c’est chouette parce qu’Eliott adore le saucisson. La série arrive à son dixième titre avec Eliott a une petite sœur (Klara !) et un hors-série va paraître au printemps, un format à l’italienne où l’on retrouvera Eliott et ses parents faisant les courses sur le marché. Un thème idéal pour Olivier et ses grandes images riches mais très lisibles !

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Jeune fille, je me suis morfondu sur mon avenir bien incertain : qu’allais-je bien pouvoir faire ? (j’étais en DEUG de géographie !) Jusqu’au jour où j’ai trouvé un job d’été en librairie jeunesse. J’ai alors réalisé que je connaissais plein de livres, leurs auteurs et leurs illustrateurs, les noms des éditeurs, je me souvenais des histoires et pouvais conseillé des clients… j’avais trouvé mon élément : le livre jeunesse. J’ai ensuite travaillé dix ans dans l’édition jeunesse pour finalement quitter Paris et devenir auteure un peu par la force des choses. Tant mieux, je crois être bien meilleure auteure qu’éditrice !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Ma maman a été bénévole dans la bibliothèque pour enfants de ma commune, il y avait des livres à la maison, plein, et mes parents nous ont longtemps lu des livres à voix haute, des moments précieux. J’entends encore mon père rigoler comme un bossu en lisant les histoires du Petit Nicolas ! Petite, j’ai été marquée par les images d’albums comme La vache orange ou Poule rousse au Père castor, les imagiers de Richard Scarry ou encore le génial Préfèrerais-tu ? de John Burningham auquel on répondait très sérieusement avec mes frères (Préfèrerais-tu manger une grenouille ou sauter dans les orties ?!). Mais c’est en lisant mes premiers romans seule que j’ai rencontré les livres comme on rencontre des personnes. Je pense notamment aux romans de la bibliothèque internationale chez Nathan, ils étaient tous réussis. Mes deux préférés : La petite fille de la ville de Liouba Voronkova offert par ma grand-mère et qui m’a émue à en pleurer ; et Tom et le jardin de minuit de Philippa Pearce, relu à tous les âges, qui m’a entraînée dans son monde hors du temps. J’ai aussi adoré un roman d’aventures qui s’appelait Black Jack (Leon Garfield) et débutait avec la résurrection d’un pendu. Et aussi les deux jumelles interchangeables de Erich Kastner… et Lassie chien fidèle… et Moumine le troll… et les Contes de la rue Broca

Que lisez-vous en ce moment ?
Je viens de terminer le premier tome de Sauveur et fils de Marie-Aude Murail qui m’a donné envie de lire le deuxième vite. J’entame Les bottes suédoises de Henning Mankell, un peu inquiète de ne pas y trouver la force des Chaussures italiennes. J’ai beaucoup aimé récemment S’enfuir, le récit d’un otage raconté en BD par Guy Delisle (merci Alfred pour le conseil !) et L’île Louvre de Florent Chavouet dont j’adore les dessins et l’humour. Je bouquine aussi des essais historiques sur le XVIIe siècle (voir question suivante).

Quels sont vos projets ?
Je suis une auteure hétéroclite, j’aime expérimenter et quand ça change ! Parmi les projets, il y a des romans historiques dans la France de Louis XIV, trilogie initiée par ma complice en fiction Laurence Schaack ; un nouveau documentaire pour La Martinière toujours avec Clémence Pollet ; un livre dont vous êtes le héros imaginé par l’ébouriffante Florie Saint-Val.
Je suis aussi très contente, une petite histoire écrite mais aussi illustrée par moi-même sortira dans le numéro d’avril de Mes premiers j’aime lire. Ça s’appelle Petit Radis veut jouer au foot et ça m’a beaucoup plu de dessiner !

Bibliographie sélective :

  • Dis, où tu habites ?, album illustré par Clémence Pollet, Seuil Jeunesse (2017).
  • Série Eliott, illustrée par Olivier Latyk, Gallimard Jeunesse (2014-2017), que nous avons chroniqué et ici.
  • Sin le veilleur, album illustré par Audrey Calleja, Seuil Jeunesse (2016).
  • Série Gus le chevalier minus, illustrée par Dankerleroux, Gulf Stream (2016).
  • Love, Mode d’emploi, co-écrit avec Laurence Schaack, illustré par Jacques Azam, La martinière jeunesse (2016).
  • Les sœurs Ramdam, album illustré par Ronan Badel, Thierry Magnier (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • 3 (ou 4) amies (trois tomes), co-écrits avec Laurence Schaack, Nathan (2014-2015).
  • Maman et Papa, album illustré par Vincent Bourgeau, Le baron perché (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • 1001 manières de se déplacer, avec Véronique Gaspaillard, Gulf Stream (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • 1001 manières de naître et de se reproduire, avec Véronique Gaspaillard, Gulf Stream (2012), que nous avons chroniqué ici.


Quand je crée… Clémence Pollet

Le processus de création est quelque chose d’étrange pour les gens qui ne sont pas créateur.trice.s eux-mêmes. Comment viennent les idées ? Et est-ce que les auteur.trice.s peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur.trice.s dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur.trice.s et/ou illustrateur.trice.s que nous aimons de nous parler de comment et où ils.elles créent. Cette semaine, c’est Clémence Pollet qui nous parle de quand elle crée.

Je construis mes images en collage, aux crayons de couleur, à la gouache ou à l’encre noire. Je fais également beaucoup de gravure taille douce (eau-forte, aquatinte, pointe sèche) ou taille d’épargne (linogravure). En fonction de la technique, je suis soit assise à mon bureau chez moi à Pantin, soit derrière les presses de mon atelier de gravure à Malesherbes dans le Loiret. Mon bureau est mobile, je n’ai pas arrêté de déménager depuis le début mes études. Paris, Strasbourg, Bologne, Troyes, Grasse, Betanzos, Montreuil, Londres, Tours, aujourd’hui Pantin, demain ? Dans chacun de ces lieux de vie, je réussis à me créer un petit coin bureau que j’ai plaisir à retrouver. J’ai partagé un atelier avec d’autres travailleurs indépendants quand je vivais à Londres, j’en garde un bon souvenir mais préfère travailler chez moi. J’aime bien me lever le matin et prendre mon temps. Répondre à mes mails ou commencer un dessin en buvant mon premier thé de la journée. Je suis souvent sortie le soir mais quelques fois je m’accorde une soirée travail pour mon plus grand plaisir.
Lorsque je travaille sur un album, le déroulé est à peu près toujours le même. Après d’éventuelles recherches graphiques, je commence à travailler sur le chemin de fer. Tout se met en place à ce moment (concept de l’illustration, rapport texte/image qui en découle, composition des images). Nous échangeons beaucoup avec l’éditeur. C’est très rare que ma première proposition soit la bonne… Ce temps de travail me demande beaucoup de concentration. Dans ce cas je travaille plutôt en silence ou avec un léger fond musical. Le temps de la réalisation des images est très différent, mon esprit ne se concentre alors plus que sur la forme. Dans ce cas, je suis plus disponible et aime écouter les émissions de l’après-midi sur France Culture. J’ai des semaines plutôt musique, et là j’alterne entre ma playlist très éclectique (France Gall, Metronomy, MIA) et FIP. En ce moment je travaille sur quatre chemins de fer, autant dire que mon ouverture sur ce qui se passe autour de moi est quasi nulle.
En parallèle de mes livres, je crée des images comme ça, détachées de tout projet. Elles me viennent au réveil, en lisant un texte ou en me baladant dans les musées. Je n’hésite pas à reprendre le jeu de couleur ou la composition d’une œuvre qui me plaît. Un petit tour au British Museum ou au musée d’Orsay m’est toujours bien utile en cas de panne d’inspiration.

Clémence Pollet est autrice et illustratrice.

Bibliographie sélective :

  • Il était une fois… La traversée, illustration d’un texte de Véronique Massenot, HongFei (à paraître en avril).
  • Une poule sur un mur, illustration de textes de divers auteur.trice.s, P’titGlénat (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Mon grand livre-disque de comptines, illustration de textes de divers auteur.trice.s (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La ballade de Mulan, illustration d’un texte de Chun-Liang Yeh, HongFei (2015).
  • Contes d’un roi pas si sage, illustration d’un texte de Ghislaine Roman, Seuil Jeunesse (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Loup un jour, illustration d’un texte de Céline Claire, Rouergue (2014).
  • La langue des oiseaux et autres contes du palais, illustration d’un texte de Chun-Liang Yeh, HongFei (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Rémi : d’après Sans famille d’Hector Malot, illustration d’un texte d’Alain Paraillous, Amaterra (2013).
  • Mon coffret pour découvrir la ferme, De la Martinière Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • L’auberge des ânes, illustration d’un texte d’Alexandre Zouaghi et Chun-Liang Yeh, HongFei (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le Petit Chaperon bleu, illustration d’un texte de Guia Risari, Le baron perché (2012).
  • Soupe de maman, illustration d’un texte de Karin Serres, Rouergue (2011).
  • L’ébouriffée, illustration d’un texte d’Hélène Vignal, Rouergue (2009).

Le blog de Clémence Pollet : http://clemencepollet.wordpress.com.

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Les invité.e.s du mercredi : Kochka et Rémi Courgeon

Par 15 mars 2017 Les invités du mercredi

Je connaissais le nom de Kochka, car j’avais lu beaucoup de ses livres, mais je savais peu de choses d’elle. J’ai eu envie d’en savoir plus, elle a accepté de répondre à mes questions. Ensuite, je vous propose de partir en vacances avec l’un de nos plus grands illustrateurs, Rémi Courgeon. Nous vous souhaitons un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Kochka

Comment naissent vos histoires en général et plus particulièrement comment est née Brelin de la lune qui vient de sortir chez Oskar ?
Mon fils aîné est autiste asperger. Il a 26 ans maintenant. C’est lui que j’ai mis en scène dans Brelin. Lui et son frère. Dans la vraie vie, Julien qui est Jérémie est plus jeune. Mais quand ils étaient petits, nous le traitions comme le plus grand.

Vous avez proposé plusieurs interprétations de contes (Peau d’Âne, Le merveilleux voyage de Nils Holgersson, Les musiciens de Brême…), d’où vient cette passion pour les contes et quels sont les autres contes que vous aimeriez raconter ?
J’ai baigné dans les contes lorsque j’étais enfant. Nous n’avions que ça à la maison. J’ai grandi avec Peau d’Âne, je le lisais en boucle. J’aime le Petit Poucet, il est caché au fond de nous tous, c’est un merveilleux compagnon. J’aime aussi Peter Pan. En fait je crois aux contes de fées. On peut même dire qu’ils m’ont sauvée.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Enfant, je le suis encore.
Adolescente, j’ai sauté cette étape, c’était la guerre au Liban, il a fallu grandir vite
Maman, 5 enfants.
Avocate, pendant quelques années. J’en ai retenu les principes fondamentaux de la Constitution. Les hommes naissent libres et égaux en droit.
Puis l’écriture…

Vous êtes la nièce de la grande auteure jeunesse Gudule, est-ce qu’elle a influencé votre écriture ? Est-ce qu’elle vous a donné des conseils ?
C’est grâce à elle que j’ai osé sauter le pas : lâcher mon premier métier, avocate, pour l’écriture. Elle m’envoyait ses livres en douce. Elle a été mon guide. Elle a su avant moi que l’écriture était ma voie.
Influencer ? Je ne pense pas que ce soit le mot juste. Elle m’a encouragée à être moi-même. Et en étant elle-même, elle m’a aussi montré le chemin de la naissance à soi.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Les contes.
Terre des hommes à 15 ans.
Jacques Prévert, et plein d’autres ensuite.

Quels sont vos projets ?
Mieux Aimer, et aller et emmener vers la joie…

Bibliographie (sélective) :

  • Brelin de la lune, album illustré par Charles Dutertre, Oskar Éditeur (2017).
  • Les animaux de l’arche, album illustré par Sandrine Kao, Grasset Jeunesse (2017).
  • La caravane, roman, Thierry Magnier (2017).
  • Le petit grand samouraï, album illustré par Chiaki Miyamoto, Tom’Poche (2016).
  • Le merveilleux voyage de Nils Holgersson, album illustré par Olivier Latyk, Père Castor (2016).
  • Bambi, album illustré par Sophie Lebot, Père Castor (2016).
  • Raiponce, album illustré par Sophie Lebot, Père Castor (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Les musiciens de Brême, album illustré par Amélie Dufour, Père Castor (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • Les cygnes sauvages, album illustré par Charlotte Gastaut, Père Castor (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • À l’heure du loup, album illustré par Les Mamouchkas, Ricochet (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Le rossignol et l’empereur de Chine, album illustré par Qu Lan, Chan-Ok (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Peau d’âne, album illustré par Charlotte Gastaut, Père Castor (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Dans ma ville, il y a…, album illustré par Fabienne Cinquin, Ricochet (2012), que nous avons chroniqué ici.


En vacances avec… Rémi Courgeon

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Rémi Courgeon que je pars ! Allez en route !

Difficile de ne choisir que 5, parmi toutes ces œuvres et ses artistes. Je vais essayer de sélectionner des choses qui me parlent sans être des incontournables absolus, connus et aimés du plus grand nombre.
Je crois au fond que ce qui me touche ce sont les œuvres qui ressemblent le plus à la vie, dans toute sa complexité. Passer du rire aux larmes, être traversé tour à tour par l’étonnement, la colère, la jalousie, le désir, la peur, la mélancolie, l’excitation, la joie, et bien sûr l’amour, c’est ça qui me plait. J’aime bien aussi quand les choses gardent une part de mystère, de non-dit. Justement parce que la vie est composée de beaucoup, beaucoup plus d’inconnu que de connu et que les artistes sont là pour en témoigner.

5 albums jeunesse :

  • Pecos Bill, l’album fétiche de mon enfance. G.Martina. Nardini. Aquenza.
  • Le grand Livre vert (dans sa version géante) Robert Grave. Maurice Sendak
  • Remue-Ménage chez madame K. Wolf Erlbruch
  • Strongboy le tee-shirt de pouvoir. Ilya Green
  • Le chien que Nino n’avait pas. Edward Van de Vendel. Anton Van Hertbruggen

5 romans :

  • Ne tuez pas l’oiseau moqueur. Harper Lee
  • La chorale des maîtres bouchers. Louise Erdrich
  • L’été meurtrier. Japrisot
  • Les belles endormies. Kawabata
  • Et que le vaste monde poursuive sa course folle. Colum Mc Cann

5 BD :

  • Bandonéon. Jorge Gonzalez
  • Trait de Craie. Prado
  • Jimmy Corrigan. Chris Ware
  • Les amateurs. Brecht Evens
  • Portugal. Pedrosa.

5 DVD :

  • Little Big Man. Arthur Penn
  • My sweet pepperland. Hiner Saleem
  • Cul de sac. Polanski
  • Mud. Jeff Nichols
  • Les rêves dansants. Pina Bausch

5 CD :

  • Transformer. Lou Reed
  • The key of life. Stevie Wonder
  • Let’s get lost. Vhut Baker
  • Salt rain. Susheela Raman
  • Parade. Prince

5 lieux :

  • Le chantier Naval et le restaurant du port à Essaouira, Maroc
  • La pointe d’Agon et la baie de Sienne. Cotentin.
  • Louisiana et son musée d’art contemporain près de Copenhague. Danemark.
  • La pointe des corbeaux à l’ile d’Yeu
  • Mon atelier aux Lilas.

5 artistes :

  • Le réalisateur Pedro Almodovar (impossible de ne pas le citer)
  • L’inventeur et sculpteur Théo Jansen
  • Le musicien Richard Galliano
  • La chorégraphe Marie Chouinard
  • Le sculpteur Ron Mueck

Rémi Courgeon est auteur et illustrateur.

Bibliographie sélective :

  • Tohu Bohu, texte et illustrations, Nathan (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Passion et Patience, texte et illustrations, Mango (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • C’est l’histoire d’un poisson bavard, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • J’aime pas les clowns, illustration d’un texte de Vincent Cuvellier, Gallimard Jeunesse (2015), que nous avons chroniqué ici.
  • L’oizochat, texte et illustrations, Mango (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Gros chagrin, texte et illustrations, Talents Hauts (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Le grand arbre et autres histoires, recueil d’albums, textes et illustrations, Mango (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Contes d’Afrique, illustration de textes de Jean-Jacques Fdida, Didier Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Pieds nus, texte et illustrations, Seuil Jeunesse (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Blancs comme neige, texte et illustrations, Milan (2013).
  • Toujours debout, texte illustré par Isabelle Simon, L’initiale (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Elvis Presley, illustration d’un texte de Stéphane Ollivier, Gallimard Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Brindille, texte et illustrations, Mango jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Pas de ciel sans oiseaux, texte et illustrations, Mango Jeunesse (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le géant petit cadeau, texte et illustrations, Père Castor (2012).
  • Dans sa tête, texte et illustrations, JBZ & cie (2010).
  • Invisible mais vrai, texte et illustrations, Mango (2006).

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Trois merveilles et une revue

Par 14 mars 2017 Livres Jeunesse, Médias

Aujourd’hui, trois magnifiques albums et une superbe revue consacrée au cinéma.

Les Liszt
Texte de Kyo Maclear (traduit par Sophie Chisogne), illustré par Júlia Sardà
La Pastèque
18 €, 184×305 mm, 40 pages, imprimé en Asie, 2017.
Cache-cache
de Song Hyunjoo (traducteur.trice non crédité.e)
Amaterra
14,90 €, 218×218 mm, 48 pages, imprimé en CE, 2017.
Le jardin de madame Li
Texte de Marie Sellier, illustré par Catherine Louis, calligraphies de Wang Fei
Picquier Jeunesse
14,50 €, 206×207 mm, 48 pages, imprimé en Italie, 2016.

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Des livres à mettre dans les mains des tout-petits et des films pour toute la famille

Par 10 mars 2017 Cinéma et DVD, Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose une sélection de livres cartonnés ou en tissu et deux films, l’un qui vient de sortir au cinéma et l’autre, en DVD.

Petit ours et ses amis
de Surya Sajnani
Casterman dans la collection Mon imagier doudou
13,90 €, 125×75 mm, 6 volets, imprimé en Chine, 2017.
Petit chat et ses amis
de Surya Sajnani
Casterman dans la collection Mon imagier doudou
13,90 €, 125×75 mm, 6 volets, imprimé en Chine, 2017.
Animaux
de Surya Sajnani
Casterman dans la collection Mon imagier à jouer
9,90 €, 182×182 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2017.
Safari
de Surya Sajnani
Casterman dans la collection Mon imagier à jouer
9,90 €, 182×182 mm, 10 pages, imprimé en Chine, 2017.
Le château fort
de Philippe Jalbert
Seuil Jeunesse dans la collection Les docs emboîtés
12,50 €, 170×170 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2017.
Les animaux de la ferme
de Philippe Jalbert
Seuil Jeunesse dans la collection Les docs emboîtés
12,50 €, 170×170 mm, 26 pages, imprimé en Chine, 2017.
La baleine bleue
de Charles Paulsson
GulfStream dans la collection Animaux animés.
8 €, 139×139 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2017.
Le loup
de Charles Paulsson
GulfStream dans la collection Animaux animés.
8 €, 139×139 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2017.
Voilà l’hiver
de Pauline Kalioujny
Seuil Jeunesse
10,90 €, 175×175 mm, 18 pages, imprimé en Chine, 2017.
Princesse Mila et le vilain minou
d’Alison Murray (traduit par Vanessa Rubio-Barreau)
Gallimard Jeunesse
9,90 €, 185×170 mm, 22 pages, imprimé en Chine, 2017.
La Ronde des Couleurs
Collectif
Little KMBO
36 min.
Ma vie de Courgette
de Claude Barras
France Télévisions Distribution
63 min., autour de 14 €.
Ma vie de Courgette
Texte de Lylian
P’titGlénat
14,50 €, 240×320 mm, 48 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2016.

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