Aujourd’hui, quelques livres venus de Suède, de Finlande ou de Norvège, des pays qui nous livrent souvent des merveilles dans le domaine de la littérature jeunesse.
Lotta, 4 ans, vit dans la rue des filous, elle a un grand frère, Jonas, et une grande sœur (c’est elle qui nous raconte l’histoire), Mia-Maria. Mais leur père les appelle respectivement Tohu-Bohu, Grand Boucan et Petit Boucan. Faut dire que ces trois-là déménagent pas mal ! Surtout Lotta qui a de sacrées idées comme monter sur un tas de fumier quand il pleut (on lui a dit que ça faisait pousser), étaler les tranches de salami sur la vitre du train ou partir vivre dans la cabane de jardin de la voisine (parce qu’elle a découpé un pull qu’elle ne voulait pas mettre).
Mais quel bonheur que de lire les aventures de Lotta la filoute ! Certains passages sont si drôles, qu’il m’était difficile de lire à voix haute tellement je riais. Les situations sont bourrées d’humour, le personnage impayable et il y a bien sûr l’écriture d’Astrid Lindgren (magnifiquement traduite par Aude Pasquier, comme toujours), l’autrice de Fifi Brindacier. Pour cette nouvelle édition d’un livre de 1958, c’est Beatrice Alemagna qui illustre pour notre plus grand plaisir. Ajoutons que Versant Sud a fait un bel objet, l’ouvrage (et sa couverture épaisse) accompagnera bien des soirées de lecture (il y a plus de 100 pages) et fera un superbe cadeau ! Bref, j’ai eu un gros coup de cœur pour Lotta la filoute et je pense que nombre d’entre vous auront le même !
Alors que dans la maison de la famille Moomin tout le monde est réuni autour de la table, on frappe à la porte. C’est Tooticki qui désire entrer avec son invitée. Sauf que ni Moomin, ni Maman Moomin, ni Papa Moomin, ni Demoiselle Snork, ni Petite Mu ne voient cette invitée… D’après Touticki elle est devenue invisible parce qu’elle avait peur de la tante horrible qui l’a élevée. Heureusement qu’une clochette permet de savoir où elle est ! Peut-être qu’un séjour dans la famille Moomin permettra à cette curieuse invitée de redevenir visible…
Après Noël dans la vallée des Moomins (chroniqué ici), Cambourakis continue de nous proposer des histoires inédites de Tove Jansson illustrées à la façon de la célèbre autrice-illustratrice. Et vraiment c’est une merveilleuse idée tant l’univers des Moomins est passionnant, poétique, drôle, fin. Dans cet album, particulièrement réussi, il sera donc question d’une petite fille invisible qui réapparaîtra petit à petit. L’histoire est savoureuse, et plaît autant aux petit·es qu’aux plus grand·es !
Moomin le troll et sa mère marchent dans la grande forêt, le froid les saisit. Moomin a envie de parler de son père qui lui manque tant depuis qu’il a disparu… Un animal croise leur route, il dit s’appeler Sniff, il est triste, car ses affaires ont disparu lors de l’inondation. Il leur faut absolument trouver un endroit sec, mais pour ça il faut s’aventurer sur le marais, les voilà qui naviguent perché·es sur un nénuphar… en croisant les doigts pour ne pas croiser Le Grand Serpent !
Moomin a trouvé un bien étrange chapeau et il décide de l’offrir à son père (qu’il a retrouvé dans la première histoire), mais le chapeau va causer bien des ennuis… Quel mystère cache-t-il ?
Il fait chaud, on s’ennuie… on se dispute même, Moomin le troll et ses ami·es décident de partir à l’aventure en bateau. Débarqué·es sur une île, bientôt d’étranges personnages feront leur apparition…
Tout comme l’ouvrage précédent, ici ce sont trois histoires inédites d’après Tove Jansson qui nous sont proposées. Dans la première, on assiste à la rencontre de plusieurs personnages, dans la seconde il sera question d’un étrange sorcier et dans la dernière des hattifnattes. Trois histoires rassemblées dans un bien beau recueil qui fera, là encore, le bonheur de toute la famille.
Les eaux ont monté et la Vallée des Moomins a été engloutie. Moomin le troll, ses parents, Demoiselle Snork et les autres sont embarqué·es dans une grande aventure où il sera question d’une étrange maison où les objets sont étranges (maison qui s’avèrera être un théâtre), d’un gardien de square qui a peur pour ses panneaux et où certain·es seront séparé·es… mais ne vous en faites pas, avec les Moomins, les choses se passent toujours bien !
On continue donc avec les Moomin, mais cette fois avec un texte de Tove Jansson. L’été dramatique de Moomin est un classique qui avait déjà été publié en 1980 chez Nathan et qui revient ici dans une nouvelle traduction au Petit Lézard. Contrairement aux albums précédents, ici c’est une longue histoire, un roman de près de 150 pages (tout de même illustré). Les adultes prendront énormément de plaisir à lire à voix haute, chapitre par chapitre cette histoire bourrée d’aventures et de poésie, et les enfants prendront tout autant de plaisir à les écouter ! D’autres histoires de Moomin (et même un livre de cuisine chroniqué ici) sont sorties au Lézard noir, mais nous vous en reparlerons.
Quand Socrate et son père discutent, c’est toujours très philosophique. Par exemple quand le père presse son fils, car ils sont en retard, Socrate se demande ce qu’est le temps et, puisqu’il lui a été dit « nous n’avons pas le temps » c’est que le temps n’existe pas ! Il sera aussi question du partage (que peut-on partager ?), des secrets, de voyager dans notre passé, des apparences, des rêves et de la confiance en soi…
Socrate et son papa reviennent pour un second tome (le premier avait été chroniqué ici). Ces conversations pleines de philosophie entre un père et son fils sont un régal à lire et permettent aussi de discuter avec les enfants, de proposer de débattre de certains sujets. C’est d’ailleurs typiquement le genre de livre qu’on a envie de lire en famille (ou en classe !). Comme pour le premier, il est magnifiquement illustré par le génial Øyvind Torseter.
Lotta la filoute![]() ![]() Texte d’Astrid Lindgren (traduit du suédois par Aude Pasquier), illustré par Beatrice Alemagna Versant Sud 19,90 €, 185×263 mm, 129 pages, imprimé en Europe, 2019. |
Les Moomins et l’invitée invisible![]() ![]() Texte de Cecilia Davidsson (traduit du suédois par Catherine Renaud), d’après une histoire de Tove Jansson, illustré par Filippa Widlund Cambourakis, dans la collection Moomin 14 €, 212×288 mm, 40 pages, imprimé en Lettonie, 2019. |
Histoires de la Vallée des Moomins![]() ![]() Textes d’Alex Haridi et Cecilia Davidsson (traduits du suédois par Catherine Renaud), d’après des histoires de Tove Jansson, illustrés par Cecilia Heikkilä Cambourakis, dans la collection Moomin 18 €, 212×288 mm, 96 pages, imprimé en Lettonie, 2019. |
L’été dramatique de Moomin![]() ![]() ![]() de Tove Jansson (traduit du suédois par Kersti et Anne Sée Chaplet) Le petit Lézard, dans la collection Les aventures de Moomin 14€, 158×218 mm, 141 pages, imprimé en U.E., 2015. |
Socrate et son papa prennent le temps![]() ![]() Texte d’Einar Øverenget (traduit du Norvégien par Aude Pasquier), illustré par Oyvind Torseter, La joie de Lire, dans la collection Philo et autres chemins… 11 €, 142×173 mm, 56 pages, imprimé en Pologne, 2019. |

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !








