Aujourd’hui, on reçoit l’illustrateur Sande Thommen dont l’album Abysses. Exploration d’un nouveau monde, dans lequel il illustre un texte de Fleur Daugey, vient de paraître aux éditions Actes Sud Jeunesse. Puis je vous propose de vous glisser dans l’atelier de l’auteur illustrateur Éric Veillé pour observer comment il travaille. À l’occasion de son album La rentrée des oiseaux (également chez Actes Sud Jeunesse), il est l’invité de notre Quand je crée.
L’interview du mercredi : Sande Thommen
Pouvez-vous nous parler d’Abysses. Exploration d’un nouveau monde ?
C’est un album qui plonge à la découverte des innombrables et incroyables créatures qui peuplent les grandes profondeurs de nos océans. Fleur Daugey s’est comme d’habitude appuyée sur les dernières découvertes scientifiques pour nous proposer un texte absolument inédit et passionnant.
Comment avez-vous travaillé sur ce projet ?
J’ai travaillé entièrement numériquement : premiers croquis et dessins finaux sur tablette, et mise en couleur par ordinateur.
J’imagine que ça a nécessité des recherches.
Oui, énormément de recherches ! Les premières ont été faites par l’autrice Fleur Daugey, et j’ai travaillé à partir de son texte finalisé. Il a d’abord fallu que je m’assure avec Fleur du bon nom latin de chaque espèce que je recherchais. Souvent, je ne trouvais pas de photos, mais je pouvais tomber sur ce que je cherchais dans des vidéos d’exploration sous-marine. C’est ainsi par exemple que dans une vidéo de la BBC Earth, j’ai découvert l’existence d’une créature pouvant plonger sans mourir à l’intérieur des lacs sous-marins (des étendues d’eau saturées en sel au fond des océans), où tous les autres poissons périssent s’ils s’y aventurent. J’ai ainsi pu corriger un petit détail du texte, car Fleur Daugey n’avait encore vu ce « hagfish » nulle part ailleurs, malgré ses recherches très poussées !
Est-ce qu’il y a un animal qui vous a passionné, un que vous avez adoré dessiné et, au contraire, un qui n’a pas été une partie de plaisir ?
Ce que j’ai adoré en particulier, c’est la diversité de formes, de couleurs, de luminescences. Travailler numériquement m’a vraiment facilité la tâche et rien n’a été trop difficile,
à part au niveau de la quantité de créatures ! Les animaux que j’ai préféré dessiner sont les méduses, à la fois majestueuses et délicates. Et le requin dormeur a été très doux à reproduire, peut-être parce qu’il n’est constitué que de taches diffuses, et que j’étais fatigué par tout ce travail ! (rires) Les animaux les moins faciles ont été le soleil de mer, à cause de toutes ses petites boulettes, et le « macrospinna microstoma » pour comprendre un minimum l’intérieur de sa tête.
Vous avez déjà travaillé à plusieurs reprises avec Fleur Daugey, parlez-nous de votre collaboration
Ce sont les éditions Actes Sud Jeunesse qui nous ont mis·es en relation, pour l’album Les Oiseaux globe-trotters, qui est sorti en 2014. (Nous fêtons donc nos dix ans de collaboration cette année !). Ce premier album ensemble a été un succès et a obtenu plusieurs prix, et nous avons eu l’occasion avec Fleur de nous rencontrer à plusieurs reprises dans des salons du livre. Très rapidement, nous avons parlé de notre goût commun pour le Japon, nous sommes devenu·es ami·es, et Fleur m’a proposé que nous fassions un livre sur les Yôkai. Dès le départ et pour les années qui ont suivi, Fleur m’a proposé uniquement des sujets qui m’ont énormément enthousiasmé : les oiseaux migrateurs, les yôkai, les volcans, les animaux du Japon, les abysses… C’est un véritable plaisir de travailler avec elle, car j’adore ses idées, sa finesse et son exigence scientifique, et ses textes inédits, à la fois si riches et faciles à lire. C’est aussi très chouette que l’équipe d’Actes Sud Jeunesse ait continué de nous suivre au fil de nos projets.

Racontez-nous votre parcours.
Après mon baccalauréat scientifique dans le sud de la France, je suis parti à Paris pour une année de Mise à Niveau Métiers d’Art à l’école Estienne, puis j’ai enchaîné avec cinq années à l’École supérieure des Arts décoratifs de Strasbourg (actuellement HEAR), dont je suis sorti diplômé d’illustration en juin 2010. Mon premier livre illustré, La Fleur du mandarin de Bahiyyih Nakhjavani, est sorti un an avant la fin de mes études (chez Actes Sud Jeunesse aussi), et depuis lors je n’ai fait que de l’illustration, ayant eu la chance de recevoir au fil des années beaucoup de commandes très intéressantes (et un compagnon qui payait notre loyer à mes débuts…). Autre élément marquant de mon parcours, j’ai vécu une année en Chine (en 2014) et une année au Japon (en 2018-2019) qui m’ont permis de nourrir ma passion d’alors pour les arts et modes de vie extrême-orientaux.
Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
Au départ, ma technique de prédilection était la gouache, avec un peu de découpage/collage ; j’ai illustré quelques livres avec cette technique. Puis j’ai commencé à utiliser beaucoup la tablette graphique et l’ordinateur, pour être plus rapide et gagner ma vie. J’ai pris goût à cette technique numérique pour la certaine détente corporelle et la liberté d’expérimentation qu’elle permet, grâce à sa souplesse et sa rapidité. Mais la matérialité du papier finit toujours par me manquer. J’ai aussi aimé dessiner au crayon de couleur, mais ce que j’ai le plus envie de faire à présent, c’est du papier découpé, afin d’aller vers plus de radicalité et de simplicité, et trouver détente et souplesse tout en étant en contact direct avec la matière.
Comment choisissez-vous vos projets ?
Je n’ai pas souvent beaucoup de choix, je prends surtout ce qu’on me propose (si l’inspiration et la rémunération sont là un minimum !). Concernant mes projets personnels, je marche à l’intuition et à l’envie. Dans le même temps que j’essaie de gagner ma vie avec ces mêmes projets, je cherche toujours en premier lieu à me faire plaisir et à grandir artistiquement à travers eux.
Où trouvez-vous votre inspiration ?
Pendant longtemps, mes inspirations se sont concentrées sur l’Asie et plus particulièrement le Japon, en plus de la nature en général (paysages de montagne, océans, végétaux, animaux…).
Mon long séjour dans cet archipel m’a permis de faire mieux connaissance avec moi-même et petit à petit de prendre conscience de ma transidentité. De cette façon, je me suis « recentré », et maintenant, je trouve aussi mon inspiration dans des œuvres et des détails de la vie qui me sont plus proches, et aussi notamment dans la culture trans et homosexuelle.
Vous parlez d’ailleurs ouvertement de votre transmasculinité, votre transition a-t-elle une incidence sur votre travail ?
La prise de conscience de ma transidentité a eu un énorme impact sur ce que je souhaite faire artistiquement : j’ai désormais le sentiment que malgré toute la beauté et la résonance que j’y ai trouvée, ma passion pour le Japon était en quelque sorte un échappatoire, et que tout me pousse, à présent que mes yeux se sont « ouverts », à faire face avec moi-même et à créer des images et récits beaucoup plus personnels et intimes, et avec un engagement politique plus fort (même si mon histoire avec le Japon ne sera sans doute jamais tout à fait terminée !). Par ailleurs, je craignais au départ que ma transition soit un problème pour les personnes avec lesquelles j’ai l’habitude de travailler, et notamment pour mes interventions dans des écoles, mais j’ai pu expérimenter avec un grand soulagement que mes éditeurs autant que les enfants et leurs professeurs sont finalement tout à fait ouverts à cela, et je suis très heureux de pouvoir me présenter tel que je suis, et évoquer, quand l’occasion se présente, le sujet de ma transition avec les classes que je rencontre.
Y a-t-il des illustrateurs et des illustratrices dont le travail vous touche ou vous inspire ?
Le premier artiste qui me vient à l’esprit n’est pas illustrateur, mais artiste de papier découpé, mêlant culture traditionnelle chinoise et homoérotisme. Il s’appelle Xiyadie, ou Le papillon de Sibérie, et j’ai eu un énorme coup de cœur pour ses œuvres que j’ai découvertes cet été à la Biennale de Venise. Autrement, les illustrations en découpage/collage de Véronique Joffre et d’Anne Brugni m’ont aussi beaucoup inspiré pour me mettre à mon tour à cette technique. Je ne suis en général pas touché ou inspiré par des illustrations seulement, mais plutôt par des livres qui vont à l’essentiel et ont une portée poétique immense, comme Frédéric de Leo Lionni,
Chut ! Il ne faut pas réveiller les petits lapins qui dorment d’Amélie Jackowski, Le matin des loutres de Jim Arnosky, Parce que parce que parce que d’Anne Herbauts… Je pense aussi à Katsumi Komagata dont les livres me laissent des souvenirs diffus et dont j’aimerais redécouvrir le travail…
Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescent ?
Je n’ai pas eu accès à une très grande diversité d’albums jeunesse dans mon enfance. Je me souviens d’un gros recueil très classique 365 histoires pour le soir, des magazines Les belles histoires, J’aime lire, puis Okapi et Je bouquine… Il y a quand même quelques magnifiques albums qui ont marqué mon enfance : En sortant de l’école de Jacques Prévert et Jacqueline Duhême, Toc, toc, toc de Tan et Yasuko Koide, et la série La famille Souris de Kazuo Iwamura. Plus tard, j’ai été fan de Jojo Lapin puis de Alice détective… puis j’ai nourri un fort intérêt pour les livres sur la Seconde Guerre mondiale, mais aussi sur les cultures yoruba et masaï, et j’ai dévoré toute l’œuvre de Boris Vian… (sur lequel je suis beaucoup plus critique à présent !).
Sur quoi travaillez-vous actuellement ?
Je viens de terminer mon premier album entièrement fait en papier découpé, une commande des éditions Grasset Jeunesse avec un texte d’Agnès Domergue. Il s’appelle Les larmes du tigre et paraîtra le 6 novembre prochain. À présent, je m’attelle à deux projets personnels. D’une part, un album autour d’une expérience très marquante de la fin de mon année au Japon : un festival dans les montagnes qui dure toute une nuit et qui marque le passage à l’hiver. D’autre part, un récit se rapprochant du roman graphique/bande dessinée autour de mon genre, que je vais essayer d’auto-éditer en lançant dans les prochaines semaines un financement participatif… Informations à suivre sur mon compte Instagram !
Bibliographie sélective :
- Les larmes du tigre, album, illustration d’un texte d’Agnès Domergue, Grasset Jeunesse (à paraître le 06 novembre).
- Abysses. Exploration d’un nouveau monde, album, illustration d’un texte de Fleur Daugey, Actes Sud Jeunesse (2024).
- La fille qui a décoché la flèche, album, illustration d’un texte d’Anne Terral, Actes Sud Jeunesse (2023).
- Animaux du Japon, album, illustration d’un texte de Fleur Daugey, Actes Sud Jeunesse (2023).
- Une journée au Japon, album sans texte, Picquier Jeunesse (2022).
- Le réveil des volcans, album, illustration d’un texte de Fleur Daugey, Actes Sud Jeunesse (2021).
- Sindbad le marin, album, illustration d’un texte de Viviane Kœnig, Belin Jeunesse (2019), que nous avons chroniqué ici.
- L’extraordinaire voyage du chat de Mossoul, album, illustration d’un texte d’Élise Fontenaille, Gallimard Jeunesse (2018).
- Yôkai !, album, illustration d’un texte de Fleur Daugey, Actes Sud Junior (2017).
- J’écris des haïkus, album, illustration d’un texte de Véronique Brindeau, Picquier Jeunesse (2016), que nous avons chroniqué ici.
- La lance et le bouclier, album, illustration d’un texte de Geneviève Clastres, HongFei Cultures (2016).
- Les oiseaux globe-trotters, album, illustration d’un texte de Fleur Daugey, Actes Sud Junior (2014).
- Le marchand de pêches, album, illustration d’un texte de Yui Togo, Picquier Jeunesse (2012).
- La grand-mère qui sauva tout un royaume, album, illustration d’un texte de Claire Laurens, Rue du monde (2012).
- Le kami de la lune, album, illustration d’un texte de Nathalie Dargent, Picquier Jeunesse (2011), que nous avons chroniqué ici.
- La sœur du soleil, album, illustration d’un texte de Bahiyyih Nakhjavani, Actes Sud Junior (2010).
- La fleur du mandarin, album, illustration d’un texte de Bahiyyih Nakhjavani, Actes Sud Junior (2009).
Retrouvez Sande Thommen sur Instagram.
Quand je crée… Éric Veillé
Le processus de création est quelque chose d’étrange pour celles et ceux qui ne sont pas créateur·trices eux·elles-mêmes. Comment viennent les idées ? Est-ce que les auteur·trices peuvent écrire dans le métro ? Les illustrateur·trices, dessiner dans leur salon devant la télé ? Peut-on créer avec des enfants qui courent à côté ? Faut-il de la musique ou du silence complet ? Régulièrement, nous demandons à des auteur·trices et/ou illustrateur·trices que nous aimons de nous parler de comment et où ils·elles créent. Cette semaine, c’est Éric Veillé qui nous parle de la façon dont il travaille.
Quand je crée… je travaille chez moi, aux terrasses des cafés ou dans un atelier que je partage avec des amis auteurs-illustrateurs, éditeurs et scénaristes à Paris, près de Bastille.
Cela dépend du degré de concentration dont j’ai besoin.
Dans les périodes de « recherche d’idées », j’adore me poser aux terrasses des cafés parisiens, le matin.
Chez moi, il y a du silence, mais je peux parfois tourner en rond dans ma tête… Dans les cafés, il se passe beaucoup de choses autour de soi, on peut observer, écouter et personne ne vous parle directement. Idéal pour observer, picorer… José Parrondo m’a confié qu’il pratiquait aussi les cafés, en Belgique, pour dessiner son « Eggman » notamment. (I am the eggman, José Parrondo, publié par l’Association)
Je ne reste pas très longtemps dans chaque café… mais ce moment qui se rapproche de la contemplation (avec un carnet et un feutre en main) est pour moi un moment privilégié.
Quand je suis en quête d’une idée, j’ai aussi besoin de changer d’endroit souvent. Le vélo est alors un bon allié : le paysage défile, ça circule !
Parfois aussi, la découverte d’une vieille photo ou d’une gravure ancienne me procure une émotion, cette image » résonne » en moi… et me donne envie de dessiner. De cet écho et de ce dessin naît une idée… ou pas.
J’essaie en tout cas de faire remonter mes profondeurs autant que possible en dessinant, que ça vibre…
La notion de contrainte et de cadre est très importante pour moi. Pour ma bande dessinée Le sens de la vie et ses petits parue fin août 2024 aux éditions Cornélius, je me suis fixé d’essayer d’écrire une histoire par jour. Je me posais donc chaque matin en terrasse d’un café (en essayant si possible de changer de café régulièrement…), j’observais autour de moi en me demandant quelle histoire allait sortir de cette journée.
Si aucune idée ne me venait, je dessinais les passants ou le paysage… Je filais ensuite à mon atelier, je scannais les dessins et je les intégrais dans les cases de ma bande dessinée. Des personnages qui attendaient de parler ou des paysages qui attendaient une histoire… Cela me mettait dans une sorte d’état de veille, à l’écoute des interstices, des accidents de langage… et je pouvais en parallèle essayer de raconter quelque chose en écriture « semi-automatique ».
Pour chaque livre, mon processus de création est différent.
Pour La rentrée des oiseaux (paru chez Actes Sud Jeunesse en août 2024), j’avais une envie de dessiner des oiseaux… et m’est venue ensuite l’idée de détourner le concept de livre documentaire pour le transformer en conte.
Contrairement à certains auteurs-illustrateurs, comme Émile Bravo, (un de mes collègues d’atelier), je fais en sorte de ne jamais connaître la fin de mon histoire avant de commencer à écrire.
J’ai besoin d’avancer au bord du vide pour me réserver le maximum de surprises…
Pour La rentrée des oiseaux, j’avais écrit et crayonné le début de mon histoire : cinq oiseaux (figés au départ sur une planche documentaire) prennent le chemin de l’école…
Arrivés devant la maîtresse, ils crient leur détresse : « ON VEUT PARTIR ! » Celle-ci leur répond : « MOI AUSSI ! » Les volatiles lui proposent alors de s’évader par la fenêtre. Ce qu’ils font…
À ce point du récit, je ne savais pas du tout comment continuer…
Le livre est resté en plan pendant quelques mois.
Et puis l’idée m’est venue que la maîtresse, portée par les oiseaux, survole de vrais enfants en route pour l’école. Elle pouvait alors vivre son aventure avant de les retrouver et de tout leur raconter.
Quand je cherche des idées, j’aime aussi écouter des chansons…
Je me laisse porter par des morceaux que j’écoute au casque (parfois en faisant du vélo mais faut pas le dire), cela peut être du Shubert, du François de Roubaix, de belles chansons de Brassens, Labi Siffre, Eminem, Fréhel, Brigitte Fontaine, Fats Waller, Nick Drake, Anne Sylvestre, David Byrne, Alain Souchon, Flairs… ou des chansons nulles dans lesquelles je cherche des pépites de paroles nulles.
Philippe Katerine dans son album Philippe Katerine, Francis et ses peintres réussit le tour de force de faire des reprises de chansons de tous les univers…
C’est à la fois du premier, du deuxième et du huitième degré en même temps, c’est fort !
Je peux donc puiser des idées pour un livre à partir d’une musique, d’un dessin, d’un chien, d’un paysage, d’un souvenir, d’une forme, d’un mot, d’un Allemand… de la vie quoi.

Éric Veillé est auteur et illustrateur, pour la jeunesse et pour les adultes. Dans son dernier livre, La rentrée des oiseaux (paru chez Actes Sud Jeunesse), on rencontre une bande d’oiseaux qui n’a pas trop envie d’aller en classe (et ça tombe bien car leur institutrice non plus).
Bibliographie (jeunesse) sélective :
- La rentrée des oiseaux, album, texte et illustrations, Actes Sud Jeunesse (2024).
- Le dentifrice à la saucisse et autres histoires incroyables, album, texte et illustrations, Actes Sud Jeunesse (2022).
- L’encyclopédie des mamies, album, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2018), que nous avons chroniqué ici.
- Série Lionel, albums, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2017-2019), que nous avons chroniqués ici.
- Maman à l’école, album, texte illustré par Pauline Martin, Actes Sud Junior (2015), que nous avons chroniqué ici.
- Un monstre à chaussettes !, album, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2014), que nous avons chroniqué ici.
- Mon imagier après la tempête, album, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2014), que nous avons chroniqué ici.
- Les secrets de l’école, album, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2014), que nous avons chroniqué ici.
- Tout sur le grand méchant loup, album, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2013), que nous avons chroniqué ici.
- Le bureau des papas perdus, album, texte illustré par Pauline Martin, Actes Sud Junior (2013).
- Pirates à tartiner, loisirs créatifs, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2013), que nous avons chroniqué ici.
- Sorcières à chatouiller, loisirs créatifs, texte et illustrations, Actes Sud Junior (2013), que nous avons chroniqué ici.
Il est aussi l’auteur de BD pour adultes, Le sens de la vie et ses frères (2008 réédité en 2024) et Le sens de la vie et ses petits (2024), tous deux parus chez Cornélius.
Retrouvez Éric Veillé sur Instagram.

Aimait la littérature jeunesse bien avant d’avoir des enfants mais a attendu d’en avoir pour créer La mare aux mots. Goût particulier pour les livres pas gnangnan à l’humour qui pique !
