La mare aux mots
Parcourir le tag

Hôpital

Romans concentrés

Par 14 octobre 2014 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose deux romans de moins de cent pages qui confirment le célèbre adage : « Ce qui compte, ce n’est pas la quantité, mais la qualité » !

quarante jours d'automneLulia et son père Stélian arrivent de Roumanie. Lulia trouve rapidement sa place mais Stélian éprouve plus de difficultés à s’épanouir, notamment à cause de la barrière de la langue. Mais en partie grâce aux ateliers cuisine organisés par l’institutrice de Lulia, auxquels les parents sont conviés pour partager leurs recettes, Stélian, qui était cuisinier dans son pays d’origine va régaler tout le monde et tisser des liens forts et généreux avec les autres familles.
40 jours en automne est un roman à la fois simple et fort, qui met à l’honneur des valeurs importantes telles que la solidarité, l’entraide, la générosité et l’ouverture aux autres. Des chapitres courts, une lecture fluide, beaucoup d’amitié, et des recettes de la région des Carpates glissées au cœur de l’histoire, Philippe Milbergue nous raconte une belle histoire sur un sujet de société, qui donne envie d’aller rencontrer son voisin, sans préjugés !
Un roman gourmand et positif !
Vous pouvez feuilleter quelques pages sur le site des éditions Le Muscadier. Vous y trouverez également un documentaire de Marianne Rigaux, Roms et Roumains, pour prolonger la lecture.

Ma Gare d'Austerlitz Georges est malade et s’ennuie entre les quatre murs de l’hôpital de la Salpêtrière, à deux pas de la Gare d’Austerlitz… À force d’entendre les trains qui partent et qui arrivent, il décide de voyager à son tour ! Il s’évade et saute dans un wagon… C’est parti pour une folle aventure, pleine d’émotions !
Ma Gare d’Austerlitz est ce que j’appelle un « roman montagne russe » : on sourit, on a peur, on espère, on pleure avec Georges, ce héros attachant et touchant ! Le sujet n’est pas des plus drôles, mais Anne-Sophie Silvestre en parle sans jamais tomber dans le pathos. Très court, le roman se lit d’une traite et on n’a pas le temps de s’appesantir !
Le train file et je vous invite à embarquer ! Un roman plein d’émotions, de vie et d’espoir !

40 jours d’automne
de Philippe Milbergue
Le muscadier dans la collection Place du Marché
7,90 €, 125 x 190 mm, 92 pages, imprimé en Union Européenne, 2013.
Ma gare d’Austerlitz
d’Anne-Sophie Silvestre
Oskar
9,95 €, 130 x 210 mm, 79 pages, imprimé en Europe, 2014.

À part ça ?

machinerie à l'usage d'auteurs incertainsN’avez-vous jamais rêvé de devenir écrivain ? Ici, on vous parle souvent de gens talentueux qui écrivent et racontent des histoires. Si vous voulez essayer de leur ressembler, j’ai trouvé l’outil qu’il vous faut : une Machinerie à l’usage d’auteurs incertains. Il s’agit d’un guide mis au point par Marie-Laure Depaulis et Kristina Depaulis pour vous permettre d’écrire votre propre histoire ! On crée des personnages en s’inspirant de ce qui nous entoure, on apprend à observer ses voisins pour avoir matière à raconter, on évite les abus de langage et autres tournures maladroites,… Et ça ne se prend pas au sérieux ! Sous des airs de manuel scientifique, c’est en fait un guide plein d’humour, un peu loufoque, où l’on pioche des idées pour fabriquer sa propre histoire ! En prime, je trouve les illustrations à base de photos très réussies ! Alors ouvrez l’œil, sortez vos crayons, et laissez aller votre imagination !
Un ouvrage hors du commun, assez indéfinissable, et réussi !
Machinerie à l’usage d’auteurs incertains, Marie-Laure Depaulis et Kristina Depaulis, Editions Winioux, 18 euros, imprimé en France, 2014.

Marianne

You Might Also Like

Place aux héroïnes

Par 16 juillet 2013 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous présente trois petits romans qui mettent en scène des héroïnes toutes très énergiques et attachantes mais très différentes.

Margot petite lingèreEn 1792, Margot est une enfant. Alors que le peuple se révolte contre la monarchie depuis la prise de la Bastille 3 ans plus tôt, elle est lingère au service de la princesse Marie-Antoinette. Du  haut de ses 9 ans, elle est assez admirative de la reine, et impressionnée devant tant de fastes, de belles robes, et de beau linge. Marcellin, son ami est plutôt du côté révolutionnaire et pas vraiment de cet avis. Durant cet été, les événements vont prendre une toute autre tournure, et le destin de la France et des Français va changer.

Vivre cette période charnière de l’histoire de France, dont on parle tant de l’intérieur, c’est ce que propose aux jeunes lecteurs Noélie Viallet avec ce court roman plein d’actions, de détails historiques, et de rebondissements. Elle nous propose une belle histoire d’amitié sur fond de fresque historique documentaire. De temps en temps s’intercale une page d’informations sur les Etats Généraux, la famille royale, les symboles de la Révolution ou bien encore la mort de Louis XVI,, avec dates, frises, et faits historiques, en appui de l’intrigue.  De plus, les illustrations de Prince Gigi, pleines de réalisme ponctuent joliment les moments de lecture. On est plongé plusieurs siècles en arrière, on révise ses classiques ou on apprend de nouvelles choses, bref, on joint l’utile à l’agréable.

essie j'étais parfaiteRetour en 2013, avec Essie cette petite fille pleine d’énergie, toujours prête à vivre de nouvelles expériences. Cette fois-ci, elle a décidé d’essayer d’être parfaite. Parfaite à la maison, parfaite en classe, parfaite avec ses amies, parfaite tout simplement. Alors pendant un temps, c’est super, tout le monde l’admire, on ne lui fait jamais aucun reproche, et elle est un modèle pour tout le monde. Elle est très amie avec Emma, une petite fille loin d’être parfaite, dont tout le monde loue pourtant la bonne volonté, les efforts et les progrès. Essie finirait presque par être jalouse : de son côté, tout le monde semble habitué à sa réussite et à son aisance, et on ne la complimente jamais. Elle en a marre : elle veut rire, faire rire, progresser et exister aux yeux de tout le monde.

Au départ, je me suis dit que ce petit roman était adressé en particulier aux enfants qui réussissent facilement, sont très populaires, mais pas toujours les plus heureux pour autant. Et c’est effectivement le cas. Vouloir être parfait, ou tout simplement avoir certaines facilités n’est pas que source de joie et d’épanouissement. Mais Claire Clément engage également, avec le personnage d’Emma, une réflexion sur le bonheur de faire des erreurs, le plaisir d’apprendre et de progresser, entouré par la bienveillance de sa famille ou de ses amis. Dans les deux cas, voici un court texte plein d’énergie pour dédramatiser ces situations, finalement certainement assez courantes chez les enfants. Je l’analyse avec un regard d’adulte, mais les mots, l’intrigue et le message sont parfaitement adaptés aux plus jeunes lecteurs. Ajoutez quelques illustrations vitaminées de Robin, et vous obtenez un joli petit roman sur la confiance en soi et l’acceptation de ses défauts, pour être plus heureux ! La vie est bien plus belle, drôle et passionnante quand on a quelques défauts et encore plein de choses à apprendre !

calamity mamieEnfin, on termine avec une dame plus âgée, mais non moins énergique. Calamity Mamie est l’héroïne d’une série de courts romans pour lecteurs débutants. Dans Calamity Mamie à l’hôpital, elle enchaîne les maladresses lors de son hospitalisation. Au départ emmenée aux urgences pour un mal de ventre, elle casse un pot de fleurs dans la salle d’attente, allume la télé au lieu de redresser son lit, renverse le vase, et fait même tomber un infirmier dans le couloir. Et encore, je ne vous dis pas tout ! En plus, elle est plutôt mauvaise malade, grimace au moment de prendre les médicaments et n’est jamais trop d’accord. Tout ce tohu-bohu pour une simple appendicite, sacrée Calamity Mamie !

Un texte simple, plein d’humour, au rythme enlevé accompagné d’illustrations colorées de Frédéric Joos tout aussi vivantes sur un moment pourtant pas très drôle qui concerne pourtant les enfants (qu’il s’agisse de leur propre hospitalisation ou de celle d’un de leurs proches) démontre que l’on peut rire de tout. Au contraire, sous couvert de gaffes en série, l’auteur propose aux jeunes lecteurs de se familiariser avec l’univers des blouses blanches, et de l’hôpital. On rit et on a hâte de connaître la prochaine bêtise de cette patiente pas comme les autres ! A noter qu’Arnaud Alméras reverse la moitié de ses droits d’auteur à l’association Sparadrap (une association que j’apprécie beaucoup et qui se propose d’expliquer aux enfants les différents soins auxquels ils peuvent être confrontés des plus banals aux plus lourds, notamment à l’aide de guides et de fiches pratiques) pour l’achat de ce livre. Encore une fois, on joint l’utile à l’agréable, et c’est quelque chose que j’aime !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué un autre livre illustré par Robin (Hercule attention travaux)et un autre livre d’Arnaud Alméras (Les bêtises magiques de Lucie Caboche).

La véritable histoire de Margot, petit lingère pendant la Révolution Française
Texte de Noélie Viallet et illustrations de Prince Gigi.
Bayard dans la collection Les Romans Images Doc
6,20 €, 145 x 195 mm, 43 pages, imprimé en France, 2013
Essie, et si j’étais parfaite
Texte deClaire Clément et illustrations de Robin
Bayard dans la collection Mes premiers J’aime Lire
5,50 €, 145 x 190 mm, 32 pages, imprimé en France, 2012
Calamity Mamie à l’hôpital
Texte d’Arnaud Alméras et illustrations de Frédéric Joos.
Nathandans la collection Premiers Romans
5,60 €, 147 x 192 mm, 36 pages, imprimé en France, 2013

Marianne

You Might Also Like

Des filles et leurs mères

Par 26 mai 2013 Livres Jeunesse

L’une maigrit sous le regard impuissant de sa mère, l’autre n’a plus le regard de la sienne.

La fille qui n'existe pasNinawa, 14 ans, 1m59, 32 kilos. Ninawa la fille qui disparaît, comme dans un tour de magie. Dans quelques jours, clic, elle aura disparu. C’est la fille qui n’existe pas. Raillent ses copains d’école. Pourtant Ninawa l’a voulu cet état, c’est pour ressembler aux filles des magazines et des clips qu’elle s’est mise à ne plus manger et à trouver des astuces pour que ça ne se voit pas. Sur les forums les conseils ne manquent pas… Alors Nina perd gramme après gramme, kilo après kilo et perd par la même occasion cheveux et dents, points en classe et concentration, sa vue est moins précise, elle a des acouphènes. Ninawa disparaît sous le regard coupable de sa mère et l’incompréhension de son meilleur ami.

Marie Mélisou nous parle de l’anorexie des jeunes filles qui veulent ressembler à ce que le monde leur montre des femmes, du côté « drogue » de cette maladie (toujours plus, nier les choses et promettre qu’on va s’arrêter quand on est surpris), des séances à l’hôpital, du corps qui se transforme, des docteurs,… mais surtout d’une mère, une mère qui perd pied, qui se sent la « conne » de l’histoire, celle qui est responsable, qui n’a rien vu venir et qui ne sait pas comment s’en sortir. Comment aider son enfant sans se la mettre à dos. Un roman dur et touchant sur une situation que beaucoup de jeunes filles connaissent, conséquence d’un matraquage de photos trafiquées.
Retrouvez le coup de coeur/coup de gueule que Marie Mélisou avait écrit pour La mare aux mots et qui parlait d’anorexie.

Maman au bois dormantElla a une dizaine d’années, sa mère va avoir un bébé avec son nouveau compagnon… pas facile à accepter. Pourtant il faudra bien vivre avec ce nouvel homme dans la vie de sa mère et ce « demi » frère. Le jour de l’accouchement arrive et les choses se passent encore plus mal que prévu, suite à une crise d’éclampsie sa mère ne se réveille plus. Ella doit vivre avec ce beau-père qu’elle déteste et ce frère dont elle ne voulait pas pendant que sa mère est dans le coma. Elle va devoir vivre avec l’espoir, guettant des différences de respiration, il va lui falloir supporter les copines qui changent par rapport à sa situation, les infirmières qui traitent sa mère comme une marionnette,…

Maman au bois dormant est un roman sur la maladie d’un des parents vu par son enfant, l’incompréhension des termes médicaux, des situations. Un enfant est rarement préparé à ces situations (et pourtant ça arrive, j’en sais quelque chose). On parle ici du regard des autres qui change (les gens qui deviennent bienveillants, d’autres qui vous trouvent moins intéressant car trop triste,..). Ella devra aussi se rendre compte que les choses ne sont pas toujours telles qu’on les idéalise (son vrai père n’est pas la personne qu’elle fantasme, sa mère est fragile). Un roman facile à lire pour jeunes lecteurs, l’histoire d’un enfant passionné de baleines qui aimerait que sa mère « remonte à la surface » ou qu’un prince charmant vienne la réveiller. Une petite fille qui voit les choses comme une petite fille et à qui on demande d’agir en grande personne. Une situation dure racontée sans aucune dureté et même parfois avec humour.

Quelques pas de plus…
Retrouvez la chronique d’Enfantipages et de Fantasia de Maman au bois dormant.

La fille qui n’existe pas
de Marie Mélisou
Le griffon bleu dans la collection On ré-agit !
7,50€, 210×147 mm, 129 pages, imprimé en France, 2011.
Maman au bois dormant
de Jacqueline Wilson (traduit par Vanessa Rubio-Barreau)
Gallimard Jeunesse dans la collection Folio Junior
7,90€, 124×176 mm, 308 pages, imprimé en Espagne, 2012.

A part ça ?

Le genre de vidéo qui rend fou…

Gabriel

You Might Also Like

Du courage et de l’imagination pour affronter l’hospitalisation

Par 18 mai 2013 Livres Jeunesse

il était une fois charles

Charles est très malade et doit entrer à l’hôpital pour suivre un traitement lourd qui va beaucoup le fatiguer. Il quitte ses parents (qui lui rendent quand même visite régulièrement) et ses petites sœurs, mais il est très courageux. Il sait qu’il peut compter sur le Docteur Louis, qui fera tout pour lui. Et puis, quand la fatigue et la lassitude se font sentir, il y a Charlotte. Charlotte, alias Madame Rigolote, est une vieille dame qui parcourt l’hôpital avec sa grosse valise à histoires. Ainsi, elle amène avec elle des pirates, des chevaliers et des princesses, selon les jours et les envies de Charles et des autres enfants. Et c’est parti pour un moment de rêve et de dépaysement ! Tout le monde est captivé par cette dame rieuse qui fait oublier la maladie et les douleurs… Jusqu’au jour où Charlotte ne vient plus. Mais Charles a hérité de la valise magique, et il compte bien continuer à faire vivre tous ces personnages.

Avec Il était une fois Charles, Lina Rousseau signe un très bel album pour enfants sur le thème difficile de l’hospitalisation. Je crois que c’est une situation où les livres sont particulièrement importants, et Charlotte l’a bien compris. Avec des mots simples et tendres, on assiste aux voyages imaginaires de Charles, mais aussi à la disparition de Madame Rigolote, et au courage du jeune garçon pour reprendre le flambeau. Jean-Luc Trudel mélange deux univers dans ses belles  illustrations : l’imaginaire, les pirates, l’océan, et les dragons côtoient les perfusions, les pyjamas verts, et les couloirs de l’hôpital, pour mieux signifier la force des histoires racontées par Charlotte. Un bel album pour accompagner les enfants hospitalisés, et saluer le rôle des personnes qui essaient d’égayer leur quotidien de petits malades.

Moi super moi

Victor est un petit garçon normal. Bien trop normal à son goût. Aucune particularité physique, aucun talent particulier, il a pourtant des rêves plein la tête ! Plus tard, il s’imagine pompier, footballeur, pilote ou magicien… Mais il se demande bien comment devenir un héros quand on est aussi banal. Pourtant, à l’occasion d’une hospitalisation, il va se rendre compte  qu’il est bien plus extraordinaire qu’il ne le pense. Il arrive à l’hôpital de toute urgence, dans une ambulance-bolide. Il est traité comme un roi et il se bat comme un guerrier ou un lion. Il résiste à la maladie comme un pompier résiste aux flammes. Il apprend à remarcher en quelques semaines, là où les bébés mettent plusieurs mois. Tout ça n’est-ce pas la preuve que Victor est un petit garçon extraordinaire ? Un vrai héros ?

Quelle tornade ce Victor ! Et que de talents cachés. Personne n’en sait rien, mais c’est réellement un enfant hors du commun. Sous ses apparences de petit garçon transparent il cache des pouvoirs extraordinaires. Avec Moi super moi, Maureen Dor joue avec les mots et les situations (qui a priori ne sont pas très riantes) pour montrer à tous, et particulièrement aux enfants hospitalisés, qu’on a au fond de nous des ressources et qualités insoupçonnées. Finalement, chacun est le héros de son aventure personnelle, et c’est déjà pas mal ! Les illustrations de Valentine De Cort sont très vives, rythmées, et malicieuses. On sent l’énergie de Victor, et ça fourmille de petits détails rigolos qui confondent l’imagination du jeune garçon et son quotidien à l’hôpital. Un album qui parlera autant aux petits malades qu’aux autres enfants, pas toujours tendres avec eux-mêmes !

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres livres sur l’hospitalisation dans notre sélection thématique et dans la chronique de Gabriel, publiée hier.
Nous avons déjà chroniqué plusieurs albums de Maureen Dor : Le rêve de l’arbre et Rita la féroce fée rousse.

Il était une fois Charles
de Lina Rousseau illustré par Jean-Luc Trudel
Dominique et Cie
14 €, 224 x 289 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2013
Moi super moi
de Maureen Dor illustré par Valentine De Cort
Editions Clochette dans la collection Les Zygomots
14,95 €, 218 x 221 mm, 24 pages, imprimé en Belgique, 2012

A part ça ?

Aujourd’hui et demain, c’est l’opération Tous à l’opéra !
25 opéras français ouvrent leurs portes au public pour visiter les coulisses de ces lieux un peu magiques qui font souvent rêver. Plus d’informations sur le site officiel de la manifestation pour connaître les animations prévues près de chez vous.

Marianne

 

You Might Also Like

Plâtres, piqûres et autres petits bonheurs

Par 17 mai 2013 Livres Jeunesse

Hasard des sorties, des réceptions de livres, Marianne et moi avons tous les deux reçus plusieurs livres sur l’hôpital et les docteurs. Je vous en présente donc trois aujourd’hui, à son tour elle en présentera deux demain.

Timo à l'hôpitalC’est en filant à toute allure sur sa trottinette que Timo est tombé. Heureusement très vite il a été pris en charge par les pompiers et direction l’hôpital. Après une radio le verdict tombe… il faut plâtrer ! On suit donc le quotidien de Timo avec les difficultés d’avoir une seule jambe valide, l’ennui quand on ne peut pas bouger… et enfin la libération !

J’ai tout de suite été très fan visuellement de Timo à l’hôpital. Pourtant, pour être franc, les histoires pour enfants avec des photos je suis souvent assez réfractaireTimo mais là les photos sont vraiment belles et pleines d’humour. On suit donc cette petite peluche lors de sa radio (image très amusante avec le squelette de Timo) et autres réjouissances hospitalières avec des vrais appareils, des vrais « gens » (infirmières, pompiers,…), ça donne un côté « mon doudou vit la même chose que moi » qui est très sympa. J’adore le principe et les enfants vont adorer ! Un très bon et bel album, plein d’humour pour dédramatiser l’hôpital.

Petit dernier : l'enooorme bobo de rien du toutAïe, aïe, aïe ! Ouille, ouille !! hurle Petit Dernier. Faut dire qu’il lui arrive une chose horrible… il a un énoooorme bobo (de rien du tout). Grand-Grand accourt en entendant les cris et forcément se moque un peu en voyant la cause de tout ce tohu-bohu… ce qui fait pleurer Petit Dernier encore plus fort. Allez, aux grands maux les grands remèdes, on va panser la plaie… et si ce n’était pas encore suffisant ? Heureusement toute la famille Crumpets va tenter de sauver Petit Dernier.

Une toute nouvellePetit Dernier l'enooorme bobo de rien du tout série de chez Sarbacane (nous parlerons prochainement de Le grand départ pour la petite école) pleine d’humour et très graphique. Au-delà de l’album sur cette situation qu’on a tous connu (l’enfant qui va mourir ou à qui on va devoir couper la jambe parce qu’il a une égratignure…) c’est un bon album pour dédramatiser les piqûres, plâtres etc. Un album plein de pep’s et d’humour.

Canaille va chez le docteurCanaille doit aller chez le docteur. Ce n’est pas qu’il est malade… mais il faut faire son vaccin. Aïe une piqûre… En plus Cannelle, sa petite sœur, l’accompagne il faut donc ne pas pleurer, ne pas crier, se montrer fort ! Canaille a un peu peur… Heureusement que Papa est là ! Enfin, quand c’est au tour de son père de passer entre les mains du docteur, celui-ci est moins courageux…

Je vous avais déjà parlé il y a peu de Canaille (qui ne voulait pas manger sa soupe), le nouveau petit héros de chez Casterman. C’est une très bonne série avec un langage adapté aux enfants, des illustrations très sympa et des pages plastifiées solides, pour affronter les petits soucis du quotidien. Beaucoup de séries de ce style existent déjà… mais peu sont de qualité ! Ici avec Jean Leroy aux textes et Emile Jadoul aux illustrations on a une série vraiment bien faite, qui plait aux enfants et que les parents aiment leur lire (car sincèrement, quel parent aime lire Tchoupi à ses enfants ?).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà fait une chronique sur l’hôpital et une autre arrive donc demain !
Nous avons interviewé Emile Jadoul et chroniqué plusieurs de ses livres (Mon bonnet, Les mains de papa, À l’eau, Hourra, Aglagla, Tout le monde y va !, Gros pipi, À la douche et À la folie) et un album de Jean Leroy (Papy) et même un livre d’Emile Jadoul et Jean Leroy (Canaille n’aime pas la soupe) !

Timo à l’hôpital
d’Émilie Gillet, photographies de Cyril Entzmann
Gallimard Jeunesse dans la série Timo
6,90€, 197×197 mm, 25 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Petit Dernier : L’énooorme bobo de rien du tout
de Fred Benaglia
Sarbacane dans la série Petit dernier
7,90€, 187×147 mm, 26 pages, imprimé à Singapour, 2012
Canaille va chez le docteur
de Jean Leroy, illustré par Émile Jadoul
Casterman dans la collection Canaille
5,50€, 186×186 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2013


A part ça ?

Les 25 et 26 mai c’est la fête de la nature, Les drôles de petites bêtes seront au jardin des plantes (expo, conteurs, jeux,…). Plus d’informations ici : http://www.gallimard-jeunesse.fr/Actualites/Agenda/Les-Droles-de-Petites-Betes-au-Jardin-des-Plantes2

Gabriel

You Might Also Like

Secured By miniOrange