La mare aux mots
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Livres Jeunesse

Un chat, un poisson et des enfants

Par 7 juillet 2015 Livres Jeunesse

C'est l'histoire du poisson bavardPour ses sept ans, il a eu un poisson. C’est lui qui l’a choisi, il a pris le poisson le plus bavard ! Un poisson qui glougloute tout le temps c’est peu banal… mais c’est aussi très fatigant ! La nuit, son père l’oblige même à couvrir le bocal pour ne plus l’entendre, comme on le fait avec certains oiseaux. Mais un jour, il a découvert qu’en fait il pouvait communiquer avec le poisson, que les sons qu’il faisait avaient un sens…
Magnifique ouvrage sur l’amitié entre un enfant et un animal… ou sur l’imagination débordante des enfants (au choix). Rémi Courgeon fait partie de ces auteurs qui savent raconter de belles histoires, qui parlent autant aux enfants qu’aux adultes. Il agrémente ici son livre de quelques énigmes à déchiffrer, pour le plus grand plaisir des jeunes lecteur-trice-s.
Un très bel album d’un auteur-illustrateur qu’on aime décidément beaucoup.

Tête à tête avec mon chatUn matin, il s’est passé un truc incroyable, il est devenu son chat et son chat est devenu lui. À force d’être fusionnels, il fallait bien que ça arrive. Pas de transformation physique, juste un échange de corps. Plus besoin d’aller à l’école et une ouïe surdéveloppée, sa vie en fût changée !
Tête-à-tête avec mon chat est un superbe album signé Isabelle Simler. De grandes et belles illustrations (parfaitement mises en valeur par la grande taille de l’album) accompagnent à merveille la poésie du texte. Là encore, il n’est peut-être question que d’imagination débordante… mais peut-être pas !
Un grand et bel album aux illustrations magnifiques.
Des extraits sur le site de l’éditeur et le même vu par Les lectures de Kik.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres ouvrages de Rémi Courgeon (J’aime pas les clowns, L’OizochatBrindilleGros ChagrinLe grand arbre et autres histoiresContes d’Afrique, Pieds nusToujours debout, Pas de ciel sans oiseaux et Elvis Presley). Retrouvez aussi notre interview de Rémi Courgeon.

C’est l’histoire du poisson bavard
de Rémi Courgeon
Seuil Jeunesse
13,50 €, 210x260mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.
Tête-à-tête avec mon chat
d’Isabelle Simler
Éditions Courtes et Longues
22 €, 300×280 mm, 48 pages, imprimé en Espagne, 2013.

À part ça ?

Acheter en numérique, c’est bien, mais acheter chez son libraire c’est mieux ! La Librairie des Batignolles propose maintenant des livres numériques, achetables en ligne ! C’est quand même mieux de faire vivre les libraires que les supermarchés américains…
Rendez-vous ici.

Gabriel

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Ouvrez grand les yeux !

Par 6 juillet 2015 Livres Jeunesse

Tant et tant de chosesVoilà une Mini Souris bien curieuse ! Elle veut tout savoir et pose plein de questions : connais-tu les couleurs ? Connais-tu les chiffres ? Connais-tu les fruits ? Connais-tu les saisons ? Connais-tu les animaux de la ferme ? Connais-tu les transports ?… Sous chaque question, une illustration pleine page avec le nom des couleurs, des chiffres, des fruits, des saisons, des animaux de la ferme, des transports, etc. Tout ça pour découvrir à la fin, que votre enfant en sait, des choses ! Tant et tant de choses !
Un imagier de plus de 80 pages, c’est pas banal. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il est complet, tout y passe ! Et c’est ça qui le rend si génial ! Il est tellement beau, avec son papier mat, son style graphique, ses illustrations et ses teintes vintage, qu’on en voudrait encore et encore !
Un ouvrage beau et intelligent pour faire découvrir le monde aux tout-petits !
Le même vu par Chez Clarabel.

La MégalopoleDans la mégalopole, c’est l’effervescence : on reçoit un visiteur venu d’une autre galaxie ! Avec sa tête bleue et son bocal pour respirer, il ne ressemble pas aux autres habitants de la mégalopole. Et pourtant, il est reçu à bras ouverts : par le maire et ses conseillers, par la cantatrice qui chante en son honneur, par les artificiers qui déclenchent leurs fusées multicolores pour lui, par les animaux du zoo qui se laissent caresser… mais surtout par la belle sirène qui se laisse embrasser !
Le sous-titre de cet ouvrage dit tout : La Mégalopole, c’est « une histoire à lire à la verticale », c’est-à-dire qu’on ne tourne pas les pages, mais on les déplie, et quand tout est déplié, s’étale sous nos yeux une magnifique vue de la mégalopole de plus de 3 mètres (attention, dans les appartements parisiens, ça peut poser problème) ! L’histoire est assez amusante, mais surtout, les illustrations sont superbes. Le nombre de personnages, d’animaux, d’escaliers, de détails est impressionnant : on y passerait des heures, et l’on ne s’en lasserait même pas !
Un livre-objet vraiment très réussi !
Des extraits sur le site de l’auteure et sur le site de l’éditeur.
Le même vu par La Soupe de l’espace.

Dans un jardinDans un jardin, il y a des oiseaux qui chantent, des enfants qui grimpent aux arbres, des balançoires délaissées, des gens qui pique-niquent, des potagers, des fleurs colorées et des animaux par milliers ! Que la vie semble paisible dans ce jardin !
Cet album cartonné et grand format est une véritable invitation à la rêverie. Les textes poétiques sur la nature, les oiseaux, le temps qui passe, sont portés par de très jolies illustrations qui n’en finissent pas de nous dévoiler leurs secrets : il y a toujours un détail qu’on avait manqué. Sans compter que l’album est agrémenté d’une quarantaine de petits volets à soulever, derrière lesquels se cachent des animaux et des personnages parfois insolites, comme Mickey, Tintin et Milou, Tic et Tac. Le dessin est si foisonnant qu’il faut même chercher ces volets bien dissimulés : une vraie chasse au trésor !
Un album grand format plein de surprises !

Tant et tant de choses
d’Anna Kövecses (traduit par Else)
Seuil Jeunesse
15,90€, 205×285 mm, 82 pages, imprimé en Chine, 2015.
La Mégalopole
de Cléa Dieudonné
L’Agrume
16€, 387×235 mm, imprimé en Chine, 2015.
Dans un jardin
d’Atak (traduit par Isabelle Enderlein)
Éditions Thierry Magnier
25€, 296×360 mm, 36 pages, imprimé en Malaisie, 2015.

À part ça ?

Le samedi 20 juin, pour sa 7e édition, le salon Saint-Maur en poche a remis son prix jeunesse à La sorcière verte fait des bêtises, de Viviane Delong-Verdier et Anne Malher, aux éditions Petite Fripouille. Retrouvez tout le palmarès sur le site de Livres Hebdo.

Marie

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Caractères de cochon

Par 3 juillet 2015 Livres Jeunesse

LE PETIT LIVRE QUI DIT NONNon, non, non et NON ! Que ce soit pour aider, pour manger proprement, pour se tenir correctement ou pour ranger ses affaires, elle n’a qu’un mot à la bouche : NON ! Pourtant le petit monstre sait redevenir une petite fille gentille au moment où elle en a besoin…
On rit en voyant la trogne de la petite fille qui s’époumone à dire non, qui multiplie les bêtises et fait absolument n’importe quoi (même son ours en peluche semble ne plus en pouvoir). Les illustrations de Carole Crouzet sont pleines de mouvement, d’énergie. En lisant le texte de Swann Meralli on s’amuse à imiter les enfants en pleine phase d’opposition… et on les fait rire ! Quoi de mieux pour débloquer une situation que de s’en moquer ?
Un album plein d’humour pour rire de la fameuse phase du non (avec un dénouement qui ravira les fans de livres).

Quel caractère !Allez, on se lève ! Ouh la non, ce petit cochon n’a pas envie, il ne veut pas obéir. Les autres sortent ? Et bien qu’ils sortent, il pleut, lui a envie de rester à l’abri ! En plus, il ne veut pas s’habiller comme on le lui demande. Non c’est décidé il ne fera pas comme les autres… et s’il avait raison ?
Dire tout le temps non c’est fatigant… mais il est bon parfois de s’opposer, de refuser ce qui nous semble injuste, de s’indigner, de ne pas être un mouton. Géraldine Collet nous raconte l’histoire d’un petit cochon qui, grâce à son mauvais caractère, va échapper à un destin pas très rose. L’histoire est pleine d’humour, mais c’est aussi un bon moyen de réfléchir à l’effet de groupe, au fait de décider soi-même de ses envies.
Un album pour apprendre à ne plus suivre le troupeau.

petit mot magiqueIl propose des donuts, mais refuse d’en donner quand on en accepte… mais qu’est-ce qu’il a ce panda ? C’est quoi son problème ? Et s’il attendait simplement un petit mot magique en réponse ?
Là encore, le personnage a bien raison d’avoir sale caractère ! Pourquoi tout accepter des autres ? Face à ceux qui exigent ou ceux qui veulent tout, il remballe la marchandise ! C’est tellement plus agréable d’offrir aux gens aimables.
Un album plein de douceur et d’humour pour se rappeler qu’on gagne toujours à être poli.
Le même vu par Le cahier de lecture de Nathan.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Géraldine Collet (À l’école des poussins !, Un pour tous, tous poussin !, Défends-toi !, La petite liseuse, Sais faire moi, La rentrée de Jacotte, Jacotte en vacances, Okimdam, l’oiseau auquel il manquait une case, Tranquille, Tout seul !, Tous ensemble !, Le fil rouge, S’échapper d’une île et A table), de Sébastien Chebret (Arrête de bouder, Les étoiles d’Hubert, La mystérieuse lettre au Père NoëlMon album à compter et L’entrée en maternelle) et de Steve Anthony (Saperlipopette mon chapeau !). Retrouvez aussi nos interviews de Géraldine Collet et de Sébastien Chebret.

Le petit livre qui dit NON !
Texte de Swann Meralli, illustré par Carole Crouzet
p’titGlénat dans la collection Vitamine
11 €, 255×284 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Quel caractère !
Texte de Géraldine Collet, illustré par Sébastien Chebret
Les 400 coups dans la collection Carré blanc
13 €, 220×285 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2015.
Un petit mot magique
de Steve Antony (traducteur non crédité)
Gautier-Languereau
14 €, 268×270 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2015.

Gabriel

 

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Voyage en adolescence

Par 2 juillet 2015 Livres Jeunesse

Les rêves rougesLachlan est un jeune Indien qui vit seul avec sa mère au bord du lac Okanagan au Canada. Contrairement au reste de sa famille qui vit dans la réserve indienne, il mène l’existence d’un adolescent moderne, partagée entre sa bande de copains, le collège et les remontrances de sa mère. Mais un jour, Lachlan rencontre Daffodil, la nouvelle élève de sa classe, et se trouve irrépressiblement attiré par ses grands yeux mauves, son caractère fantasque et cette drôle d’habitude qui la pousse à s’arracher les cheveux par poignées lorsqu’elle est angoissée. Ce coup de foudre va changer sa vie, car Daffodil est différente des autres : Lachlan va peu à peu devenir « celui qui sort avec l’Anormale ». Il se moque bien de ce quolibet, mais les choses dégénèrent quand la fille aux yeux mauves révèle à l’ensemble des élèves du collège qu’elle a aperçu Ogopogo, créature légendaire cousine du monstre du Loch Ness, censée hanter les tréfonds du Lac Okanagan. Lachlan va apprendre à ses dépens à quel point la différence peut attirer la haine et la violence et qu’il est difficile de protéger ceux qu’on aime.
Ce roman mêle avec brio le genre fantastique, le roman social, la romance, et même l’enquête policière. Le suspense reste intact tout au long de l’intrigue qui est à la fois riche et très bien ficelée. Même si l’on peut se sentir déstabilisé par l’incursion du surnaturel, la justesse des personnages fait qu’on pourrait croire que cette histoire est réelle. Leurs répliques sont pleines d’esprit, et leurs mésaventures nous tiennent en haleine. Le moindre personnage secondaire est doté d’un caractère bien construit et les liens entre les protagonistes sont solidement tissés, c’est un plaisir de se laisser emporter par cette histoire.
Jean-François Chabas aborde les thématiques du racisme, du harcèlement scolaire et de la différence sans pathos, mais avec un talent d’écriture rare. Une vraie réussite.
Le même vu par Le tiroir à histoires.

HighlineLa pièce l’a décidé, c’est lui qui doit relever le défi : traverser les 50 mètres qui séparent le balcon de son ami Mouss de l’immeuble d’en face à 100 mètres du sol, sans protection. 50 petits mètres, à peine cinq minutes en prenant son temps. 50 interminables mètres, perché sur une « slackline » quelques centimètres de large, sans avoir le droit à la moindre défaillance ni du corps, encore moins de l’esprit : « si on doute de soi, on tombe, mais si on est trop sûr, on tombe aussi. »
On traverse le monologue du jeune funambule d’une traite, la mâchoire serrée et le cœur gros, redoutant le moindre faux pas, ou qu’une infime pensée vagabonde ne le déconcentre. Ce que réalise le jeune homme est bien plus qu’une prouesse sportive, c’est une épreuve mentale, un pied de nez aux éléments et aux lois de la gravité. Le héros veut s’élever au-dessus de ses contemporains, accomplir un acte sans commune mesure, faire de sa vie une exception. Ce court texte ménage très bien le suspense. Le style parfois télégraphique, abrupt, retranscrit les pensées qui affluent dans l’esprit du jeune homme alors que, comme elle ne tient plus qu’à un fil, il réalise à quel point il chérit son existence.
Ce livre est une métaphore réussie de l’adolescence pendant laquelle on est vulnérable tout en recherchant l’absolu. Où l’on veut donner un sens à sa vie, parfois en la mettant en danger.
Le même vu par Dans la bibliothèque de Noukette.

Tout foutre en lairC’est certain, ce soir, elle le fait. Peu importe ce que disent les autres, ses parents, ses amis. Elle s’enfuit dans la nuit et il est là à l’attendre. Lui seul comprend le vide dans son ventre, sa solitude. Il n’y a qu’avec lui qu’elle peut le faire. C’est certain, ce soir, ensemble, ils mettront fin à leurs jours.
Antoine Dole s’attelle au difficile sujet du suicide des adolescents par l’intermédiaire d’un monologue, forme privilégiée de la collection D’une seule voix chez Actes Sud. Au fur et à mesure de la fuite des amants dans la ville, on partage les pensées et les doutes de la jeune fille. Elle repense à ce qui l’a menée à cette situation, elle réfléchit à son attachement pour ce garçon… Et pourtant ses sentiments ne prennent pas corps. Peut-être est-ce parce que l’histoire d’amour entre les deux protagonistes n’est évoquée que brièvement, simplement pour nous apprendre qu’ils se sont rencontrés sur internet, mais on a du mal à croire à ce couple qui, à peine réuni, entreprend d’en finir.
Néanmoins, comme les autres titres de la collection, ce texte aborde l’adolescence avec finesse. Les personnages rencontrent des problèmes très complexes, bien loin des représentations qui les montrent comme des créatures superficielles, accrochées à leur portable toute la journée. On découvre des êtres encore en formation, à fleur de peau, menacés de nombreux dangers.
Un petit livre qui revient sur les doutes existentiels des adolescents en les prenant au sérieux.
Le même vu par La bibliothèque de Noukette, Les lectures de Liyah et Bricabook.

A comme aujourd'huiChaque jour depuis sa naissance, A se réveille dans la peau d’une nouvelle personne. Il peut être un jour une fille, une autre un garçon, parfois riche, parfois pauvre, tantôt membre d’une famille aimante, tantôt orphelin… Une seule chose reste la même : chaque jour à minuit il quittera le corps et la vie qu’il a occupé pendant la journée. À s’accommode comme il peut de cette vie sans attache. Il joue le rôle de son hôte pendant 24 heures en tâchant de ne rien modifier au cours naturel des vies qu’il emprunte. Mais tout change le jour où il occupe le corps de Kevin, un jeune adolescent comme les autres. Enfin, presque comme les autres, puisqu’il sort avec la plus belle fille que A n’ait jamais rencontré en 16 années de cette vie bien remplie. À en est persuadé : un lien existe entre cette fille et lui, et il doit tout faire pour la revoir malgré son destin si particulier.
Bien que l’intrigue appartienne au domaine du fantastique, ce roman est une sorte de fresque quasi documentaire sur l’adolescence. Chaque jour, nous découvrons un nouvel ado avec ses passions, ses projets, ses difficultés scolaires ou même ses problèmes de santé. L’extraordinaire condition du héros nous permet de faire un voyage dans le monde si varié et complexe de l’adolescence. Le roman milite de façon efficace pour la tolérance : on est littéralement forcé de se mettre dans la peau de l’autre quels que soient son handicap, son style, son orientation sexuelle, etc.
Ce roman d’une grande originalité s’adresse aux très bons lecteurs. Les situations décrites sont parfois éprouvantes et les sentiments du héros sont subtils, difficiles à saisir par moment. David Levithan file une métaphore habile de cette période qu’est l’adolescence pendant laquelle on a du mal à trouver son identité et à reconnaître son propre corps. Une lecture exigeante, mais pleine d’enseignements.
Le même vu par Délivrer des livres, Butiner de livres en livres et Sous le feuillage

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Jean-François Chabas (Récits extraordinaires et 
Féroce).

Les rêves rouges
de Jean-François Chabas
Gallimard dans la collection Scripto
11,90 €, 130×200 mm, 278 pages, imprimé en Italie, 2015.
High Line
de Charlotte Erlih
Actes Sud Junior dans la collection D’une seule voix
9 €, 115 x 215 mm, 96 pages, imprimé en France, 2015.
Tout foutre en l’air
d’Antoine Dole
Actes Sud Junior dans la collection D’une seule voix
9 €, 115 x 215 mm, 58 pages, imprimé en France, 2015.
A comme aujourd’hui
de David Levithan (traduit par Simon Baril)
Gallimard dans la collection Pôle fiction
7,75 €, 108 x 178 mm, 440 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

À quoi peuvent servir tous les livres de votre bibliothèque une fois lus ? Regardez la vidéo du défi que les employés de la Bibliothèque de Seattle se sont lancé !

Laura

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Des romans d’aventures

Par 30 juin 2015 Livres Jeunesse

Mimsy Pocket et les enfants sans nomMimsy Pocket est une enfant des rues, espiègle, débrouillarde et très attachée à sa liberté. Quand elle se fait attraper par deux brutes qui enlèvent des enfants depuis le début de l’hiver, elle voit rouge et ne cherche qu’une chose : s’enfuir le plus rapidement possible. Même si ces deux brutes lui promettent une vie bien meilleure là où ils l’emmènent…
De son côté, Magnus Million, ami de Mimsy bien qu’il soit issu de la plus riche famille de la ville, est chargé par son oncle d’escorter le jeune roi jusqu’à un monastère difficile d’accès, où il doit signer un traité de paix très important mais très contesté.
Ce roman est la suite de Magnus Million et le dortoir des cauchemars, mais il peut se lire sans avoir eu connaissance du premier, comme ce fut mon cas ! L’histoire est portée par une héroïne aussi détonante qu’attachante. Certaines ficelles peuvent paraître un peu grosses, mais ça fait du bien aussi, parfois, de se laisser aller à un récit où le hasard et le destin font bien les choses, du moment que c’est écrit avec finesse et talent !
Une aventure passionnante, à la fois plein d’humour et de suspense.

Les héros oubliésRomain, 13 ans, est un Veilleur : depuis qu’il est tout petit, il doit apprendre tous les mythes carolingiens par cœur, dans le but de conserver la mémoire des héros. Envoyé par son père sur l’île Pyborrhée, où vit son parrain Gaiys, pour une ultime épreuve, Romain pense son calvaire bientôt achevé : le jour de ses 14 ans, il ne sera plus contraint de retenir toutes ces histoires et il aura enfin toutes les réponses à ses questions, notamment sur la disparition de sa mère. Mais quand son parrain disparaît et qu’il est attaqué par d’étranges créatures, Romain s’aperçoit vite que ces connaissances qu’il pensait inutiles sont loin de l’être…
Si vous aimez les mythes et légendes, vous serez servis ici, car l’auteur y fait référence à de nombreux héros et histoires que l’on connaît très peu, comme celle d’Elegast, vassal exilé de Charlemagne. Vous y découvrirez sûrement, comme moi, un univers mythologique un peu tombé dans l’oubli, et c’est bien dommage, car il n’a rien à envier aux mythologies grecques et égyptiennes qu’on connaît davantage.
Un roman fantastique haletant et très original !
Le même vu par Enfantipages.

Le secret de l'inventeurSur un continent américain où la Guerre d’indépendance ne s’est pas exactement passée comme prévu, l’Empire britannique règne en tyran sur ses habitants, qui évoluent dans un monde où des gens d’une pauvreté extrême côtoient des élites régies par des règles aussi absurdes que contraignantes. Aux abords de la ville flottante de New York, les Catacombes sont le refuge d’un groupe d’enfants révolutionnaires, qui ne rêvent que d’une chose : rejoindre leurs parents dans la lutte et faire tomber l’Empire. Ce qui arrive, finalement, bien plus tôt que prévu…
Ce roman possède tous les ingrédients d’un bon roman d’aventures : du suspense, des retournements de situation, des personnages haut en couleurs, un univers complexe et bien construit, le tout saupoudré d’un peu de romance ! La ville flottante de New York, avec ses codes rigides et son exubérance aveugle face à l’autorité qui la commande, n’est pas sans rappeler le Capitole d’Hunger Games.
Une histoire drôlement bien menée, parfaite pour les amateurs de steampunk, et les autres !
Le même vu par Livresse des mots, Bob et Michel, Délivrer des livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Jean-Philippe Arrou-Vignot (Les petites BD de Rita et MachinRita et MachinEnquête au collège L’intégrale 1Enquête au collège : Le professeur a disparuLouise Titi et Joyeux Noël Rita et Machin) et de Gaël Aymon (Oublier CamillePerce-Neige et les trois ogressesLe secret le plus fort du mondeMa réputationLe fils des géantsL’anniversaire à l’enversLes souliers écarlatesLa princesse Rose-PralineUne place dans la courContes d’un autre genre et Giga Boy). Retrouvez aussi notre interview de Gaël Aymon.

Mimsy Pocket et les enfants sans nom
de Jean-Philippe Arrou-Vignod
Gallimard Jeunesse
14,90€, 155×225 mm, 336 pages, imprimé en Italie, mars 2015.
Les héros oubliés, tome 1 : aux portes de l’oubli
de Gaël Aymon
Actes Sud Junior
12,50€, 137×216 mm, 144 pages, imprimé en France, mars 2015.
Le secret de l’inventeur, tome 1 : Rébellion
d’Andrea Cremer (traduit par Mathilde Bouhon)
Lumen
15€, 140×225 mm, 406 pages, imprimé en France, février 2015.

À part ça ?

Comme tous les mois, nous vous donnons nos coups de cœur du mois qui se termine. En juin, c’était donc, pour moi : Debout petit paresseux de Jenny Offil et Chris Appelhans (Circonflexe), pour Laura : Le pirate et le roi de Jean Leroy et Matthieu Maudet (l’école des loisirs), pour Marianne : Les croqueurs de mots de François David et Dominique Maes (Motus) et pour Gabriel : Le panier à pique-nique de Gabriele Rebagliati et Susumu Fujimoto (Grasset), La balade de Yaya – Intégrale 7-9 de Jean-Marie Osmond et Golo Zhao (Fei), Bichon, 1. Magie d’amour… de David Gilmour (Glénat).
Côté romans, comme chaque nouveau trimestre, nous avons choisi les romans qui nous ont le plus plu dans les trois mois qui viennent de s’écouler. Pour le premier trimestre de 2015 il s’agit de, pour moi : Mimsy Pocket (cf plus haut) de Jean-Philippe Arrou-Vignod (Gallimard Jeunesse), pour Laura : La fille qui avait deux ombres de Sigrid Baffert (l’école des loisirs), pour Marianne : Les 9 vies de Philibert Salmeck de Sophie Blackall (Les grandes personnes) et pour Gabriel : Les demoiselles des Hauts-Vents de Yaël Hassan (Magnard Jeunesse), Le journal de Gurty de Bertrand Santini (Sarbacane) et Caprices ? C’est fini ! de Pierre Delye (Didier Jeunesse).
Retrouvez nos coups de cœur des mois précédents sur le blog, sur Facebook (ici pour les albums et pour les romans) et sur Pinterest (ici pour les albums et pour les romans).

Marie

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