La mare aux mots

Toutes les filles sont des princesses… qui pètent ! (une nouvelle chronique antisexiste)

Par 13 avril 2015 Livres Jeunesse

Même les princesses pètentLaura rentre tracassée de l’école. Il y a eu un débat avec ses camarades : les princesses pètent-elles ou pas ? Son père sait où trouver la solution, dans Le grand livre secret des princesses au chapitre Problèmes gastro-intestinaux.
C’est Magali Le Huche qui illustre cet album extrêmement drôle et ça a certainement participé au fait qu’on ait adoré l’ouvrage. Ici, on va donc tout savoir des flatulences des personnages de contes… vous saurez enfin pourquoi Cendrillon est partie aussi vite du bal du prince ou pourquoi on avait enfermé Blanche Neige dans un cercueil de verre. Les parents se marrent autant en lisant l’histoire que les enfants en l’écoutant. On regrette juste que seuls trois cas de personnages soient traités… on espère une suite !
Un super album pour se rappeler que princesse ou pas, tout le monde pète (et pas des paillettes) !
Des extraits sur le site de l’éditeur.

PHILOMENE M_AIMEQuand Philomène passe, tout s’arrête. Tous les garçons perdent leurs moyens, deviennent bêtas ou ne sont plus capables de faire quoi que ce soit. Pourtant Philomène, elle, continue son chemin… Car Philomène a autre chose en tête…
J’en suis navré, mais je vais devoir vous révéler la fin de Philomène m’aime, car c’est sa chute qui fait essentiellement l’intérêt de l’ouvrage. Si tous les garçons aiment Philomène, elle, c’est Lila qu’elle aime. C’est dit de façon subtile (ici, pas de gros sabots), et naturelle. Le message passe comme une lettre à la poste.
Un très bel album pour montrer que l’homosexualité ce n’est pas une chose si importante.
Des extraits sur le site de l’éditeur.

Princesse... comme je veux !Elle aimerait être une princesse ! Une princesse ? Sa mère s’offusque, une princesse c’est tellement ennuyeux. Ça passe son temps à attendre le prince charmant pendant que celui-ci combat des dragons. Il cavale sur son beau cheval blanc pendant que la princesse, elle, s’exerce à porter couronnes et diadèmes. Non vraiment, princesse c’est pas terrible… mais la petite fille a une bonne raison de vouloir en être une !
Album antisexiste, ou pas ? Chacun se fera son opinion (et je vous donne mon avis quand j’ai fini de débattre avec moi-même). La mère, elle, en tout cas essaye de montrer à son enfant à quel point suivre le modèle des princesses n’est pas forcément un modèle de vie. La chute me laisse plus perplexe. Même si je n’ai pas du tout accroché aux illustrations, c’est quand même un album que je trouve intéressant, car il rappelle qu’une fille ne doit pas avoir comme objectif de vie d’attendre le prince charmant (bon et c’est donc la que la chute me laisse dubitatif…)
Un album pour, pourquoi pas, débattre, en famille, sur l’image de la femme dans les contes de fées.
Ajout de dernière minute : suite à une conversation téléphonique avec Lila du très bon blog Fille d’Album, je maintiens que c’est un album qui est plutôt destiné au débat car lu par un enfant seul, le message reste plus sexiste au final.
Des extraits sur le site de l’éditeur, où vous pourrez vous faire votre propre avis.

margaux la miss cracra des coquinettesMargaux, c’est pas le style de fille à prendre toujours soin d’elle. On la voit rarement propre et bien arrangée, non elle, ce qu’elle aime c’est se jeter dans les flaques, pas se laver et se coiffer ! Mais un jour, un joli garçon débarque dans l’école…
Alors c’est une sacrée surprise, car j’avoue que le titre Margaux, la miss cra-cra des coquinettes… avec du doré sur la couv’ je ne suis pas emballé d’avance… et pourtant ! Pourtant Margaux est une jeune fille qui refuse d’être ressembler au modèle qu’on lui donne de la féminité, mais qui, pour séduire un garçon va essayer de changer sa personnalité… et c’est une bien mauvaise idée ! Ici, on rappelle qu’il faut rester soi-même, que ce ne sont pas forcément les filles bien apprêtées qui plaisent aux garçons. Bref, elle me plaît bien cette Margaux !
Un album qui, sous ses allures d’album très grand public, rappelle qu’on n’est pas obligé d’être dans la norme.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Sauvetage impossibleMax s’est fait voler son goûter par Clodomir et Alfredo et il ne sait pas trop comment le récupérer, Zazie arrive pour le sauver. Sauf que bon… pour un garçon, être sauvé par une fille c’est un peu la honte… On peut compter sur Zazie pour trouver une solution.
Ah la fameuse Zazie, on l’adore ! Même si, une nouvelle fois, on préfère les illustrations géniales de Delphine Durand aux captures d’écran du dessin animé 3D, on est ravi de retrouver la petite héroïne qui n’a de cesse de combattre les stéréotypes sexistes.
Un personnage qu’on adore dans une nouvelle aventure.
Le même vu par Maman Baobab et par À l’ombre du saule.

Mademoiselle Zazie a-t-elle un ziziEt puisqu’on adore Zazie et qu’on préfère très largement les illustrations d’origine, sachez que Nathan a l’excellente idée de rééditer le premier album en grand format ! Quand Zazie débarque dans l’école, Max est perturbé. Il faut dire que pour lui, avant, tout était simple : il y avait les avec-zizi (qui sont forts et qui jouent au foot) et les sans-zizi (qui jouent à la poupée et dessinent des fleurs). Sauf que Zazie correspond plutôt à la première catégorie… Zazie a-t-elle un zizi ?

Marre du roseEt tant qu’on y est on salue la réédition en petit format (et donc petit prix) de Marre du rose, un grand classique du genre signé Nathalie Hense et Ilya Green. L’histoire d’une petite fille qui n’aime pas le rose, mais qui refuse le terme de garçon manqué. Un album qu’on aime décidément beaucoup.
On avait déjà chroniqué ici, cet album mais retrouvez aussi les avis de La soupe de l’espace, Chez Clarabel, Le blog de Lila, et bien sûr Fille d’albums.

Quelques pas de plus…
Retrouvez les livres antisexistes que nous avons chroniqués ici.
Nous avons déjà chroniqué des albums d’Ilan Brenman (Le téléphone sans fil et Bâillons !), de Magali Le Huche (Paco et la fanfare, Paco et l’orchestre, Jean-Michel et Victoria la fée, Ferme ton bec !, Le chat d’Elsa, Les Pourquoi de Non-Non, Pépito super-héros, Drôles de courses pour Monsieur Ours, Non-non veut faire du sport mais a un peu la flemme, Le loup et la soupe aux pois, À la piscine, L’arpenteur, Le voyage d’Agathe et son gros sac et Le poisson perroquet), de L.Nord (Ras-le-bol d’être une princesse, Les poupées musclées et Le papa mystère), de Thierry Lenain (Mademoiselle Zazie ne veut pas être hôtesse de l’air, Mademoiselle Zazie a des gros nénés, Graine de bébé et Un marronnier sous les étoiles), de Delphine Durand (Mademoiselle Zazie ne veut pas être hôtesse de l’air et Mademoiselle Zazie a des gros nénés), de Nathalie Hense (Une petite heure perdue) et d’Ilya Green (Sophie et les petites salades, La dictature des petites couettes, Achile et la rivière, Bulle et Bob au jardin, Nos beaux doudous, Bulle et Bob à l’école, Mon arbre, Marre du rose, Bulle et Bob préparent Noël, Les plus belles berceuses jazz, Bulle et Bob à la plage, Peter Pan et Wendy, Bulle et Bob dans la cuisine et Le masque). Retrouvez aussi notre interview de Magali le Huche.

Même les princesses pètent
Texte d’Ilan Brenman (traduit par Dorothée de Bruchard), illustré par Magali Le Huche
p’titGlénat dans la collection Vitamine
11€, 213×257 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Philomène m’aime
de Jean-Christophe Mazurie
p’titGlénat dans la collection Vitamine
10 €, 213×257 mm, 24 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2011.
Princesse… comme je veux !
Texte de Myrna Massad Rougier, illustré par Zeina Bassil
Samir éditeur
13,50 €, 270×280 mm, 36 pages, imprimé au Liban, 2013.
Margaux, la miss cra-cra des Coquinettes
Texte de Fabienne Blanchut, illustré par Camille Dubois
Deux coqs d’or dans la collection Les coquinettes
5,50 €, 198×253 mm, 20 pages, imprimé en Roumanie chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Mademoiselle Zazie, sauvetage impossible
de L. Nord (d’après l’œuvre un scénario de Nicolas Digard)
Nathan dans la collection Mademoiselle Zazie
5,95 €, 173×221 mm, 30 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2014.
Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi ?
Texte de Thierry Lenain, illustré par Delphine Durand
Nathan
10 €, 223×273 mm, 32 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2015 (première édition 1998).
Marre du rose
Texte de Nathalie Hense, illustré par Ilya Green
Albin Michel Jeunesse dans la collection Panda Poche
5,50 €, 150×198 mm, 36 pages, imprimé en France, 2014.

À part ça ?

Olivier Tallec parle de Moi devant et de Bonne journée dans une vidéo de Mollat.

Gabriel

La chronique numérique : vive la physique-chimie !

Par 12 avril 2015 Livres numériques, Numérique

Thinkrolls 1Thinkrolls est de retour ! Comme dans le premier opus de la série, il s’agit de guider de petits bonshommes ronds, les Thinkrolls, à travers des labyrinthes en évitant des obstacles et en résolvant de petites énigmes basées sur les lois physiques.
Thinkrolls 2, c’est 235 labyrinthes à explorer et 28 petits personnages à débloquer. Dans chaque labyrinthe, il va falloir déplacer le personnage vers la sortie en respectant le sens de la gravité, donc du haut vers le bas. Lorsque l’on touche le Thinkroll, celui-ci se met en boule et l’on peut le faire rouler. Le premier labyrinthe s’ouvre : le chemin est libre, et il suffit de faire descendre le petit bonhomme. En tombant, le Thinkroll ramasse de petits anneaux qui permettront d’en débloquer un nouveau. Peu à peu viennent s’ajouter des obstacles qui corsent les choses. Parce que figurez-vous que la gravité fait que la petite boule ne peut pas grimper ni sauter au-dessus des obstacles.
ThinkrollsComment faire alors pour traverser un fossé ? Le jeu comporte sept chapitres qui introduisent chacun un élément supplémentaire : accordéon, tonneau, œuf, ventilateur, vortex, pile électrique et ampoule. L’accordéon peut se plier et se déplier pour créer des ponts ou des escaliers ; le tonneau permet de traverser une étendue d’eau, de même que l’œuf — qui peut se casser s’il tombe sur certaines surfaces — ; le ventilateur emporte le Thinkroll dans les airs et lui permet d’utiliser le vent comme un ascenseur ; le vortex le téléporte, mais il faut savoir choisir sa sortie ; la pile lui interdit certains chemins lorsqu’elle est en marche ; et l’ampoule le plonge dans le noir. De labyrinthe en labyrinthe, ces différents éléments se juxtaposent et c’est en les combinant que l’on pourra trouver la sortie. Deux niveaux de difficulté sont possibles, et l’on peut créer jusqu’à six profils de joueurs.
ThinkrollsVoilà une jolie façon de se familiariser avec quelques lois physiques de base, et cela dans un univers graphique joyeux et coloré. Le chapitre qui introduit l’eau et les tonneaux est une sorte d’expérimentation des solides, des liquides et de leur densité. Le chapitre avec les ventilateurs permet d’appréhender les forces aérodynamiques, on doit y estimer le poids des objets et leur distance afin de pouvoir venir à bout des obstacles. Les niveaux de difficulté sont très bien dosés, la progression graduelle, et la prise en main de l’appli simplissime.
Succès assuré chez les enfants !
Bande-annonce :

Toca LabOn passe à la chimie avec Toca Lab, une appli de familiarisation avec la table de Mendeleïev, qui répertorie tous les éléments chimiques, gazeux, liquides ou solides. Ou comment devenir un chimiste en herbe !!
Le but du jeu est de débloquer les 118 éléments qui forment le tableau de classification. Le décor est celui d’un laboratoire de chimiste, et différents appareils sont à notre disposition : une centrifugeuse, des éprouvettes, un bec Bunsen, un oscilloscope et un appareil qui sert à refroidir. Les éléments sont représentés sous forme de petits personnages patatoïdes ; leur forme indique s’il s’agit d’un liquide, d’un solide ou d’un gaz. On en choisit un dans le tableau et on lui fait subir toutes sortes d’expériences afin de pouvoir le transformer en un autre : onToca Labmélange, on chauffe, on refroidit. Lorsque l’on est parvenu à obtenir un nouvel élément, la flèche rouge en haut à gauche de l’écran devient verte. Pour accéder à la table, on baisse le rideau. Apparaissent alors tous les éléments découverts, avec leur symbole chimique.
Alors, soyons clair, ce n’est pas en jouant à Toca Lab que l’on va devenir des cracks en chimie. Parce que, selon le principe du studio qui a créé l’appli, Toca Boca, il n’y a aucune explication. C’est aux parents de venir en complément pour expliquer de quoi il s’agit (et cela nous fait réviser nos connaissances en chimie qui sont pour moi fort lointaines !). Et il faut Toca Labgarder en tête que cela ne correspond pas à une réalité : ce n’est pas en chauffant du nickel que l’on obtient du cuivre… En revanche, cette appli a le grand mérite d’interpeller, d’amorcer un questionnement et de simuler une démarche scientifique : on tâtonne, on explore, on essaie, et parfois on trouve ! L’environnement graphique est très ludique. Les petits personnages ont chacun leur propre caractère, leurs onomatopées. Si bien que Toca Lab peut aussi bien jouer avec les éléments un peu au hasard ou bien chercher vraiment à remplir la table de classification.
Une appli originale et surprenante !
Bande-annonce :

Thinkrolls 2
Avokiddo
Prix constaté : 2,99 € (Apple) et 2,92 € (Android).
Toca Lab
Toca Boca
Prix constaté : 2,99 € (Apple) et 2,69 € (Android).

Erica

Premier plongeon dans la bande dessinée

Par 11 avril 2015 Livres Jeunesse

Qui veut la peau du Yéti ?Humilié à l’émission de télé Pop Chef (mélange de Popstars et de Top Chef) par André Cenfrapet, un des membres du jury qui ressemble étrangement à André Manoukian, Thamer Ziva décide de se venger. Pour cela, il a besoin d’une peau de yéti qui aurait le don de procurer à son porteur une force phénoménale. La petite Frangipane, de son côté, a justement un ami yéti depuis peu, mais elle n’a pas l’intention de le laisser se faire voler sa peau sans rien dire, même s’il faut pour cela houspiller cet Abominable Homme des Neiges, qui baisse bien vite les bras.
Il paraît que je suis bon public, mais moi, une bd qui commence avec un personnage qui s’appelle André Cenfrapet (et qui cite cette célèbre phrase de Montesquieu : « ça craint, et pas que du boudin »), j’adhère immédiatement. Ou plutôt, J’ACHÈTE, puisqu’on est dans l’univers de la télé. Drôle et dynamique, elle est parfaite pour les enfants qui commencent à lire et pour tous ceux qui veulent se divertir avec une histoire pleine d’action !
Le même vu par Chez Clarabel.

Coup de foudre à l'écoleAu manoir Croquignole, on n’apprend pas les mathématiques, l’histoire ou la géographie, non, on apprend plutôt à faire des bêtises, à pousser des hurlements terrifiants, à imaginer de mauvais tours, bref, à devenir de vrais petits monstres ! En même temps, parmi les élèves, on trouve un loup-garou, une momie, un vampire ou encore un squelette, donc ça n’a rien de vraiment étonnant.
Dans le tome Coup de foudre à l’école, l’institutrice lady Cracra a encore inventé une machine terrifiante, que tous les élèves sont invités à tester : une machine à foudre ! Pour déclencher des orages terribles et faire peur aux humains. Mais cela effraie aussi beaucoup la petite sirène Coralia. Heureusement que Garou (le chanteur ?) est là pour la rassurer !
A l'attaqueDans le tome À l’attaque, l’école est envahie par des Crobes, de minuscules êtres maléfiques qui font tousser, qui bouchent le nez et donnent de la fièvre. Les Croquignoles imaginent alors mille stratagèmes pour s’en débarrasser et finissent par trouver la solution : « le plus gros pet jamais entendu au manoir » !
Je sens que commence là une belle série pour les plus jeunes : ces petits monstres qui rotent, pètent et se mettent les doigts dans le nez les feront sans aucun doute beaucoup rire ! Chaque tome, là encore parfait en première lecture, peut se lire indépendamment de l’autre : ce sont des petites histoires rigolotes et décalées, avec des illustrations pleines de détails à observer. Leurs couvertures soft-touch (c’est tout doux au toucher), cartonnées, noires avec titres fluo, en font de très jolies livres à offrir !
Des extraits sur le site de l’illustratrice.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Caroline Hüe (Au secours ! Un monstre gluant, Les tyrannosaures et C’est quoi dans ton ventre ?).

Qui veut la peau du Yéti ?
Texte de Caroline Hüe et Yves Villette, illustré par Caroline Hüe
Nathan
, dans la collection Mes premières BD
9,90€, 179×235 mm, 64 pages, imprimé chez un imprimeur éco-responsable, 2015.
Le Manoir Croquignole, Coup de foudre à l’école
Texte de Mr Tan, illustré par Camille Roy
Milan
9,90€, 170×210 mm, 54 pages, imprimé en Espagne, 2015.
Le Manoir Croquignole, À l’attaque
Texte de Mr Tan, illustré par Camille Roy
Milan
9,90€, 170×210 mm, 54 pages, imprimé en Espagne, 2015.

À part ça ?
biscotoLe Biscoto d’avril est en librairie, sur le thème… des blagues, bien sûr ! Pour un mois d’avril, c’était un passage obligé. On y trouve notamment un tuto pour faire son poisson d’avril en origami (eh oui, c’est fini les poissons pourris découpés dans un papier journal), un test pour savoir si on a vraiment le sens de l’humour (Gabriel a totalement échoué à ce test), une BD sur les dangers des centrales nucléaires et sur les bonbons faits avec de la graisse de porc (bon appétit), et des réponses d’enfants, parfois drôles, parfois attendrissantes, et parfois flippantes aussi, à la question « C’est quoi grandir ? » Pour s’informer et s’abonner, c’est !

Marie

Noir !

Par 10 avril 2015 Livres Jeunesse

Le noirLazlo avait peur du noir. Il le voyait tapi derrière une porte, caché dans un placard, mais surtout guettant dans la cave. La nuit, le noir sortait de ses cachettes et envahissait toute la maison. Une nuit, il vint voir Lazlo.
Lemony Snicket (auteur de la série Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire) nous raconte une histoire que l’on connaît bien : la peur du noir. Sauf qu’ici, la façon dont le sujet est traité est vraiment originale. Le noir est un personnage. Un personnage tapi dans les recoins la journée, qui attend la nuit pour remplir la maison. Les magnifiques illustrations de Jon Klassen (et le beau travail d’édition) font aussi que ce noir est réellement présent, comme un personnage.
Un livre aux magnifiques illustrations pour parler de la peur du noir de façon originale.
Le même vu par Les lectures de Liyah.

Dans le noir de la nuitPetit Louis doit aller se coucher, mais il lui manque son oreiller-doudou. Comment pourrait-il s’endormir ? Comme il n’y arrive pas, il décide de partir à sa recherche au fond de son lit et y rencontre de bien étranges personnages qui vivent là, dans le noir. Ils vont l’aider à retrouver son oreiller-doudou.
Dans le noir de la nuit parle également de la peur du noir mais aussi, vous l’aurez compris, de la perte du doudou et de réussir à s’endormir sans. Même si je suis un peu moins fan que du livre précédent (tant au niveau du texte que des illustrations), c’est un album sur l’imaginaire des enfants.
Un album tendre à lire avant de se coucher.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres livres de Lemony Snicket (Le compositeur est mort – Enquête à l’orchestre et Les fausses bonne questions de Lemony Sniket, T.1 – Mais qui cela peut-il être à cette heure ?), Magdalena (La princesse Tralala. Une histoire qui joue avec les voyelles, Pipi Caca Popot, Je suis en CE1 T1 : Premier jour de classe, Je suis en CP 3 aventures pour débuter en lecture, L’imagier de Bali, une journée à l’école et 24 petites souris vont à l’école) et Christine Davenier (Ça roule pour Clara et Oh, Pétard !).

Le noir
Texte de Lemony Snicket (adapté par Jacqueline Odin), illustré par Jon Klassen
Milan
13,50 €, 190×254 mm, 42 pages, imprimé en Chine, 2015.
Dans le noir de la nuit
Texte de Magdalena, illustré par Christine Davenier
Père Castor
13,50 €, 240×300 mm, 32 pages, imprimé en France, 2015.

À part ça ?

Depuis mercredi au cinéma, Lilla Anna, un très joli film par les créateurs de Laban le petit fantôme.

Gabriel

Un tigre et des lions

Par 9 avril 2015 Livres Jeunesse

Ne chatouille jamais un tigreZélie est une petite fille du genre qui ne tient pas en place, jamais à une bêtise près. Forcément, lors d’une sortie au zoo c’est la première qu’il faut surveiller ! Sa maîtresse passe son temps à lui crier de ne pas toucher au serpent, de ne pas exciter les éléphants, de ne pas taper sur les tortues et SURTOUT de ne JAMAIS chatouiller les tigres. Sauf que forcément, du coup, ça la démange !
Même si j’ai toujours autant de mal avec les albums montrant des animaux dans un zoo, Pamela Butchart et Marc Boutavant signent un album drôle et original. Zélie est un personnage comme on les aime (dans les histoires en tout cas). Une forte tête, un enfant avec du caractère et la double chute est vraiment pleine d’humour. La grande taille de l’album permet de mettre en valeur les belles planches de Marc Boutavant (d’autant plus que la page centrale se déplie nous offrant une illustration de près de 80 cm de long !).
Un album plein d’humour pour se rappeler qu’il ne faut SURTOUT pas chatouiller un tigre.
Le même vu par Enfantipages, Les lectures de Liyah, Sous le feuillage et Butiner de livres en livres.

je suis un lion Il s’avance quand tout à coup, sa route est barrée par un animal. Forcément, ça le dérange et ce n’est pas à lui de faire un détour, le gêneur n’a qu’à se pousser… sauf qu’il ne bouge pas ! Visiblement, il ne sait pas à qui il a affaire !
Difficile de vous raconter Je suis un lion sans vous dévoiler le principal gag de l’histoire (en même temps, il vous restera une chute finale hilarante), le lion de l’histoire est un canard. Un canard qui ne comprend pas qu’on n’ai pas peur de lui vu qu’il est, d’après lui, un lion. Les dialogues sont particulièrement savoureux et je n’avais pas ri autant en lisant un album depuis bien longtemps.
Un petit bijou d’humour, un album tout simplement hilarant.

je peux volerSorti dans la même collection (et d’Antonin Louchard également), Je veux voler nous raconte l’histoire d’un petit oiseau qui aimerait bien que son papa s’occupe un peu de lui et lui apprenne à voler. Sauf que son papa est bien trop occupé !
Là aussi, c’est drôle, mais c’est surtout tendre. Le héros de l’histoire est tout simplement irrésistible.

 

Les mêmes vu par Enfantipages et Les lectures de Liyah.

Le CrocolionIl y a le lion, mais il y a encore plus méchant. Un animal même plus méchant que le crocodile… c’est le crocolion ! Un animal mi-lion, mi-crocodile. Et il a une bonne raison d’être méchant !
On retrouve à nouveau Antonin Louchard avec cet album sorti il y a deux ans et qui est déjà devenu un classique ! En s’inspirant de la blague du crocolion (si vous ne la connaissez pas, je ne vous dis pas la chute), qui avait déjà inspiré Greg Mac Gregor (Le crocolion, à l’école des loisirs), il nous raconte une histoire pleine d’humour sur la complicité père/fils.
Encore un album plein d’humour signé Antonin Louchard.
Le même vu par Chez Clarabel, Un petit bout de bib(liothèque) et Des livres, etc..

comment cacher un lion à mamieIris vit maintenant avec son lion. Elle ne le cache plus ! Sauf qu’aujourd’hui sa grand-mère arrive et il risque de la terrifier alors c’est reparti pour cacher le lion… et ce n’est toujours pas si facile ! Mais si Mamie avait un secret elle aussi ?
On retrouve les héros de Comment cacher un lion (album primé et nominé dans des prix de littérature jeunesse) dans ce nouvel opus. On pourrait craindre la déclinaison sans intérêt, mais Helen Stephens a réussi à introduire de nouveaux personnages et une nouvelle intrigue. Il y a du suspense dans Comment cacher un lion à Mamie, mais il y a surtout de l’humour et beaucoup de tendresse.
La suite savoureuse d’un album qu’on avait beaucoup aimé.
Le même vu par Enfantipages et Parfums de livres.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué des ouvrages de Marc Boutavant (Polka et Hortense, la grande aventure, Chien Pourri à l’école, Chien Pourri à la plage, Chien Pourri, Mon copain Bogueugueu, Bogueugueu est amoureux et Edmond la fête sous la lune) et d’Antonin Louchard (Cékicékapété ?, La planète de la petite bête et La chanson de la Petite Bête).

Ne chatouille jamais un tigre
Texte de Pamela Butchart, illustré par Marc Boutavant
Nathan dans la collection Album Nathan
14,90 €, 270×270 mm, 32 pages, lieu d’impression non indiqué, 2015.
Je suis un lion
d’Antonin Louchard
Seuil Jeunesse
8,90 €, 180×180 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015.
Je veux voler
d’Antonin Louchard
Seuil Jeunesse
8,90 €, 180×180 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015.
Le crocolion
d’Antonin Louchard
Éditions Thierry Magnier
12,80 €, 186×216 mm, 26 pages, imprimé en Italie, 2013.
Comment cacher un Lion à Mamie
Texte d’Helen Stephens (traduit par Rémi Stefani)
Casterman dans la collection Les albums Casterman
13,95 €, 256×281 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2015.

À part ça ?

Téléchargez l’abécédaire des auteurs et illustrateurs jeunesse offert par La Charte.

Gabriel

Copy Protected by Chetans WP-Copyprotect.