Du courage et de l’imagination pour affronter l’hospitalisation

il était une fois charles

Charles est très malade et doit entrer à l’hôpital pour suivre un traitement lourd qui va beaucoup le fatiguer. Il quitte ses parents (qui lui rendent quand même visite régulièrement) et ses petites sœurs, mais il est très courageux. Il sait qu’il peut compter sur le Docteur Louis, qui fera tout pour lui. Et puis, quand la fatigue et la lassitude se font sentir, il y a Charlotte. Charlotte, alias Madame Rigolote, est une vieille dame qui parcourt l’hôpital avec sa grosse valise à histoires. Ainsi, elle amène avec elle des pirates, des chevaliers et des princesses, selon les jours et les envies de Charles et des autres enfants. Et c’est parti pour un moment de rêve et de dépaysement ! Tout le monde est captivé par cette dame rieuse qui fait oublier la maladie et les douleurs… Jusqu’au jour où Charlotte ne vient plus. Mais Charles a hérité de la valise magique, et il compte bien continuer à faire vivre tous ces personnages.

Avec Il était une fois Charles, Lina Rousseau signe un très bel album pour enfants sur le thème difficile de l’hospitalisation. Je crois que c’est une situation où les livres sont particulièrement importants, et Charlotte l’a bien compris. Avec des mots simples et tendres, on assiste aux voyages imaginaires de Charles, mais aussi à la disparition de Madame Rigolote, et au courage du jeune garçon pour reprendre le flambeau. Jean-Luc Trudel mélange deux univers dans ses belles  illustrations : l’imaginaire, les pirates, l’océan, et les dragons côtoient les perfusions, les pyjamas verts, et les couloirs de l’hôpital, pour mieux signifier la force des histoires racontées par Charlotte. Un bel album pour accompagner les enfants hospitalisés, et saluer le rôle des personnes qui essaient d’égayer leur quotidien de petits malades.

Moi super moi

Victor est un petit garçon normal. Bien trop normal à son goût. Aucune particularité physique, aucun talent particulier, il a pourtant des rêves plein la tête ! Plus tard, il s’imagine pompier, footballeur, pilote ou magicien… Mais il se demande bien comment devenir un héros quand on est aussi banal. Pourtant, à l’occasion d’une hospitalisation, il va se rendre compte  qu’il est bien plus extraordinaire qu’il ne le pense. Il arrive à l’hôpital de toute urgence, dans une ambulance-bolide. Il est traité comme un roi et il se bat comme un guerrier ou un lion. Il résiste à la maladie comme un pompier résiste aux flammes. Il apprend à remarcher en quelques semaines, là où les bébés mettent plusieurs mois. Tout ça n’est-ce pas la preuve que Victor est un petit garçon extraordinaire ? Un vrai héros ?

Quelle tornade ce Victor ! Et que de talents cachés. Personne n’en sait rien, mais c’est réellement un enfant hors du commun. Sous ses apparences de petit garçon transparent il cache des pouvoirs extraordinaires. Avec Moi super moi, Maureen Dor joue avec les mots et les situations (qui a priori ne sont pas très riantes) pour montrer à tous, et particulièrement aux enfants hospitalisés, qu’on a au fond de nous des ressources et qualités insoupçonnées. Finalement, chacun est le héros de son aventure personnelle, et c’est déjà pas mal ! Les illustrations de Valentine De Cort sont très vives, rythmées, et malicieuses. On sent l’énergie de Victor, et ça fourmille de petits détails rigolos qui confondent l’imagination du jeune garçon et son quotidien à l’hôpital. Un album qui parlera autant aux petits malades qu’aux autres enfants, pas toujours tendres avec eux-mêmes !

Quelques pas de plus…
Retrouvez d’autres livres sur l’hospitalisation dans notre sélection thématique et dans la chronique de Gabriel, publiée hier.
Nous avons déjà chroniqué plusieurs albums de Maureen Dor : Le rêve de l’arbre et Rita la féroce fée rousse.

Il était une fois Charles
de Lina Rousseau illustré par Jean-Luc Trudel
Dominique et Cie
14 €, 224 x 289 mm, 30 pages, imprimé en Chine, 2013
Moi super moi
de Maureen Dor illustré par Valentine De Cort
Editions Clochette dans la collection Les Zygomots
14,95 €, 218 x 221 mm, 24 pages, imprimé en Belgique, 2012

A part ça ?

Aujourd’hui et demain, c’est l’opération Tous à l’opéra !
25 opéras français ouvrent leurs portes au public pour visiter les coulisses de ces lieux un peu magiques qui font souvent rêver. Plus d’informations sur le site officiel de la manifestation pour connaître les animations prévues près de chez vous.

Marianne

 

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Plâtres, piqûres et autres petits bonheurs

Hasard des sorties, des réceptions de livres, Marianne et moi avons tous les deux reçus plusieurs livres sur l’hôpital et les docteurs. Je vous en présente donc trois aujourd’hui, à son tour elle en présentera deux demain.

Timo à l'hôpitalC’est en filant à toute allure sur sa trottinette que Timo est tombé. Heureusement très vite il a été pris en charge par les pompiers et direction l’hôpital. Après une radio le verdict tombe… il faut plâtrer ! On suit donc le quotidien de Timo avec les difficultés d’avoir une seule jambe valide, l’ennui quand on ne peut pas bouger… et enfin la libération !

J’ai tout de suite été très fan visuellement de Timo à l’hôpital. Pourtant, pour être franc, les histoires pour enfants avec des photos je suis souvent assez réfractaireTimo mais là les photos sont vraiment belles et pleines d’humour. On suit donc cette petite peluche lors de sa radio (image très amusante avec le squelette de Timo) et autres réjouissances hospitalières avec des vrais appareils, des vrais « gens » (infirmières, pompiers,…), ça donne un côté « mon doudou vit la même chose que moi » qui est très sympa. J’adore le principe et les enfants vont adorer ! Un très bon et bel album, plein d’humour pour dédramatiser l’hôpital.

Petit dernier : l'enooorme bobo de rien du toutAïe, aïe, aïe ! Ouille, ouille !! hurle Petit Dernier. Faut dire qu’il lui arrive une chose horrible… il a un énoooorme bobo (de rien du tout). Grand-Grand accourt en entendant les cris et forcément se moque un peu en voyant la cause de tout ce tohu-bohu… ce qui fait pleurer Petit Dernier encore plus fort. Allez, aux grands maux les grands remèdes, on va panser la plaie… et si ce n’était pas encore suffisant ? Heureusement toute la famille Crumpets va tenter de sauver Petit Dernier.

Une toute nouvellePetit Dernier l'enooorme bobo de rien du tout série de chez Sarbacane (nous parlerons prochainement de Le grand départ pour la petite école) pleine d’humour et très graphique. Au-delà de l’album sur cette situation qu’on a tous connu (l’enfant qui va mourir ou à qui on va devoir couper la jambe parce qu’il a une égratignure…) c’est un bon album pour dédramatiser les piqûres, plâtres etc. Un album plein de pep’s et d’humour.

Canaille va chez le docteurCanaille doit aller chez le docteur. Ce n’est pas qu’il est malade… mais il faut faire son vaccin. Aïe une piqûre… En plus Cannelle, sa petite sœur, l’accompagne il faut donc ne pas pleurer, ne pas crier, se montrer fort ! Canaille a un peu peur… Heureusement que Papa est là ! Enfin, quand c’est au tour de son père de passer entre les mains du docteur, celui-ci est moins courageux…

Je vous avais déjà parlé il y a peu de Canaille (qui ne voulait pas manger sa soupe), le nouveau petit héros de chez Casterman. C’est une très bonne série avec un langage adapté aux enfants, des illustrations très sympa et des pages plastifiées solides, pour affronter les petits soucis du quotidien. Beaucoup de séries de ce style existent déjà… mais peu sont de qualité ! Ici avec Jean Leroy aux textes et Emile Jadoul aux illustrations on a une série vraiment bien faite, qui plait aux enfants et que les parents aiment leur lire (car sincèrement, quel parent aime lire Tchoupi à ses enfants ?).

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà fait une chronique sur l’hôpital et une autre arrive donc demain !
Nous avons interviewé Emile Jadoul et chroniqué plusieurs de ses livres (Mon bonnet, Les mains de papa, À l’eau, Hourra, Aglagla, Tout le monde y va !, Gros pipi, À la douche et À la folie) et un album de Jean Leroy (Papy) et même un livre d’Emile Jadoul et Jean Leroy (Canaille n’aime pas la soupe) !

Timo à l’hôpital
d’Émilie Gillet, photographies de Cyril Entzmann
Gallimard Jeunesse dans la série Timo
6,90€, 197×197 mm, 25 pages, imprimé en France chez un éditeur éco-responsable, 2013
Petit Dernier : L’énooorme bobo de rien du tout
de Fred Benaglia
Sarbacane dans la série Petit dernier
7,90€, 187×147 mm, 26 pages, imprimé à Singapour, 2012
Canaille va chez le docteur
de Jean Leroy, illustré par Émile Jadoul
Casterman dans la collection Canaille
5,50€, 186×186 mm, 16 pages, imprimé en Chine, 2013


A part ça ?

Les 25 et 26 mai c’est la fête de la nature, Les drôles de petites bêtes seront au jardin des plantes (expo, conteurs, jeux,…). Plus d’informations ici : http://www.gallimard-jeunesse.fr/Actualites/Agenda/Les-Droles-de-Petites-Betes-au-Jardin-des-Plantes2

Gabriel

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Deux très belles fables

TrocCatherine la brebis a ses petites habitudes, elle aime tous les après-midi boire son petit chocolat chaud, en lisant, assise sur sa chaise préférée. Imaginez donc la catastrophe le jour où un pied de la chaise cassa en pleine histoire des trois petits cochons ! Catherine rafistola le tout mais se dit qu’en vendant sa vieille chaise elle pourrait en acheter une autre… A peine exposée, Romuald le coq se porte acquéreur et la lui échange contre un tabouret. Le marché est vite conclu et Catherine put retourner à son histoire… mais sur un tabouret on n’est pas bien assis… et si on échangeait ce tabouret ? Contre un canapé du cochon Narcisse ça semble une bonne affaire…

OQO sort toujours des petites merveilles, c’est encore le cas avec ce conte enTroc randonnée, Troc. Une magnifique histoire sur la lecture, sur le troc et sur le destin des choses. Les illustrations sont très belles et pleines d’humour. Le texte est rythmé (et entrecoupé par l’histoire des Trois petits cochons qui font aussi parti visuellement du décor), agréable à lire. C’est un album riche, le genre d’album dont on scrute les détails, les références. Un superbe album.

COUV-GP_myTigre et Cheval sont impressionnés par les connaissances de leur ami Serpent lors d’une balade en forêt. Serpent lit beaucoup et connaît donc bien le nom des choses, ainsi quand il voit une pêche il sait que c’est le fruit le plus délicieux du monde et il veut absolument la faire goûter à ses amis. Ni une ni deux Serpent monte à l’arbre chercher ce fruit. Il n’est pas seulement cultivé, il est drôlement courageux comme le remarque Cheval. Mais Tigre est jaloux, tant de compliments adressés à quelqu’un d’autre que lui, il ne le supporte pas…

Je ne vous dévoile pas la suite de cette très belle histoire pleine d’humour et de bon sens sortie chez un autre éditeur fétiche deLe gout de la pêche La mare aux mots, HongFei. Un conte sur l’amitié, la jalousie, le partage, et tant d’autres choses encore. Chun-Liang Yeh a une plume magnifique et chacun de ses textes est un petit bijou de poésie, des histoires très riches. Un album plein d’humour et de pep’s qui va beaucoup plaire aux enfants.

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué plusieurs livres de Chun-Liang YEH : L’auberge des ânes, Pi, Po, Pierrot, Yexian et le soulier d’or, Le duc aime le dragon et L’autre bout du monde.

Troc
de Roberto Castro, illustré par Margherita Micheli
OQO dans la collection O
14€, 250×230 mm, 36 pages, imprimé au Portugal, 2013
Le goût de la pêche
de Chun-Liang YEH, illustré par Pauline Kalioujny
HongFei Cultures
12,70€, 216×217 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

Un très beau clip d’Amnesty international pour vous rappeler que vos signatures ont du poids

 

Gabriel

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Les invités du mercredi : Malika Doray et Pascal Parisot (+ concours)

Quel beau mercredi ! Je reçois Malika Doray, une des personnes les plus talentueuse de la littérature jeunesse. Quel bonheur de revenir avec elle sur son parcours et sur son oeuvre. A la suite de cette interview j’aurai la joie de faire un chanceux parmi vous grâce à Didier Jeunesse. En effet je vous propose de tenter de gagner le magnifique Dans le ventre des dames, des fois il y a un bébé… /des fois il n’y a pas de bébé, un de ses tout premiers livres qui parle de la grossesse… et de la « non grossesse ». Ensuite, pour notre rubrique En vacances avec, nous recevons le génial Pascal Parisot… une occasion de mieux le connaître ! Un très beau mercredi non ?


L’interview du mercredi : Malika Doray

Malika DorayQuel a été votre parcours ?
J’ai fait des études en arts appliqués et en sciences humaines. Et puis parallèlement j’ai travaillé avec des enfants. Notamment dans une structure d’éveil avec des tout-petits pendant quelques années.

Quelles techniques utilisez-vous ?
J’utilise un dessin basique : un contour noir avec des aplats de couleurs. C’est basique mais après toutes les variations sont possibles. Le contour peut être fin ou épais (au stylo, au marqueur ou à l’encre de chine) et la couleur peut être au marqueur, à la gouache, au collage. C’est fonction du texte, mais aussi de l’objet, du livre qu’on va avoir au final (son format, son papier…). Sur un titre comme Si un jour… si cela avait été un album papier le trait aurait sans doute été plus épais, plus « contenant », comme il est cartonné le livre est à mon sens rassurant en lui même, le trait pouvait se faire plus subtile.

Pouvez-vous nous parler de Dans le ventre des dames, des fois, il y a un bébé… ? Comment est né cet album ?
danslevnentredesdames_couvertureC’était mon deuxième album. Le premier parlait de la mort d’une grand-mère. J’avais sans doute envie de parler aussi de la vie. Mais plus que de parler de « comment on fait les bébés » dont beaucoup d’autres albums parlent très bien j’avais envie d’évoquer que « le ventre des dames » existe même quand il n’y a pas de bébé dedans, qu’on ne fait pas l’amour que pour avoir des bébés, que parfois on essaie d’en avoir et que ça ne marche pas, ou pas tout de suite. Du coup, cet album propose d’un côté Dans le ventre des dames, des fois, il y a un bébé et de l’autre des fois il n’ y a pas de bébé et c’est pour cette deuxième histoire que j’ai fait ce livre.

Quelles sont vos sources d’inspirations ?
Pour Dans le ventre des dames, j’ai repris, entre autres, les mots que ma mère avait fini par trouver pour nous parler du cycle féminin quand mon frère et moi étions très petits (on l’avait harcelée pour comprendre à quoi servaient les tampons périodiques sur lesquels on était tombé). Ce qui continuait à me plaire adulte c’est qu’elle avait utilisé les mots Le grand livre de toutd’une histoire enfantine, poétique tout en respectant les réalités scientifiques : elle s’était adaptée à nous, tout en nous prenant au sérieux. Et de façon générale je fonctionne comme cela : les sources d’inspirations sont de tout domaine, il n’y a pas d’un côté les sciences de l’autre la poésie, d’un côté l’Art et de l’autre les conversations dans un café. Les sources d’inspiration sont partout. C’est plus une question d’écoute, de regard que de source d’inspiration. Il y a des moments où je suis réceptive d’autres moins. Quand je le suis je note…
Et puis il y a des démarches qui vous imprègnent. Pour reprendre l’exemple de Dans le ventre des dames… je ne suis pas sûre que l’idée de mettre les deux histoires têtes-bêches me serait venue si je n’avais pas si souvent lu et pratiqué auprès des enfants avec qui je travaillais les prelivres de Bruno Munari– 12 petits livres merveilleux, avec 12 matières différentes, 12 reliures différentes et qui chacun peuvent être ouvert au recto comme au verso (Prélivres de Bruno Munari, diffusion les Trois Ourses). De la même façon j’adorais lire aux même enfants Ça y est je vais naître de Katsumi Komagata (toujours diffusé par les Trois Ourses) qui mêle complètement science et poésie graphique. Essayer d’égaler graphiquement Bruno Munari ou Katsumi Komagata  pour moi ce serait peine perdue, mais il y a des démarches vous nourrissent et pas seulement pour faire des livres.

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
J’ai lu et relu beaucoup d’albums de Sendak, Arnold Lobel, Janosch, et jusqu’à très, très tard en fait. Jusqu’à 13-14 Quand ils ont su...ans. Et puis presque sans transition je suis passée à Maupassant et Kundera. Le plus étrange c’est que je n’ai pas le souvenir d’avoir eu le sentiment d’être passée d’un monde à l’autre. Pour moi il y avait de la philosophie et un regard sur la vie chez Ranelot et Buffolet, d’Arnold Lobel (édition l’Ecole des Loisirs) et des personnages aux relations comiques chez Kundera. Et cette idée qu’il n’y a pas d’un côté des livres pour enfants et de l’autre la Littérature adulte m’est restée. Il y a simplement des livres accessibles aux tout-petits, à leur niveau (je ne suis pas sûre que je comprenais tout Kundera à 14 ans) mais le fond est souvent d’un intérêt très universel.

Quels sont vos projets ?
Continuer ?

Bibliographie sélective :

Retrouvez Malika Doray sur son site : http://minisites-charte.fr/sites/malika-doray

Comme je vous le disais avant cette interview, je vais faire un chanceux parmi vous ! Grâce aux éditions Didier Jeunesse, l’un de vous va recevoir le magnifique Dans le ventre des dames, des fois il y a un bébé… /des fois il n’y a pas de bébé…. Pour cela je vous propose de laisser un commentaire à cet article et je tirerai au sort parmi vos réponses. Vous avez jusqu’à lundi mardi 20 h !


En vacances avec… Pascal Parisot

Une fois par mois, je pars en vacances avec un artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il veut me présenter et c’est lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette semaine c’est Pascal Parisot qui s’y colle, merci à lui !
Allez en route !

5 albums jeunesse 
  • les 7 boules de cristalTortillas pour les Daltons (le meilleur et de loin le plus drôle des Lucky Lucke)
  • Les lauriers de César (Farpaitement, farpaitement.) (le meilleur et de loin le plus drôle des Astérix)
  • Les 7 boules de cristal (le meilleur et de loin le plus magique des Tintin)
  • L’album 8 de Gaston Lagaffe (apparition du fameux Gaffophone si mes souvenirs sont bons)
  • Gai Luron « rit de se voir si beau en ce miroir  » (par exemple)
5 romans
Pour les grands
  • La conjuration des imbéciles (J K Toole) incontournable !Matilda
  • Bonjour tristesse (F Sagan) comme ça, parce que je l’ai relu y’a pas longtemps
  • Aphorismes (Oscar Wilde) comme ça parce que je l’ai relu y’a pas longtemps
Et pour les plus petits
  • Matilda (R Dahl ça reste quand même un auteur essentiel pour nos petites têtes blondes et brunes)
  • Les dix petits nègres (A Christie) bravo Agatha ! fallait la trouver la fin.
Tout ça sans trop réfléchir bien sûr
5 DVD
Pour les petits
  • Le livre de la jungle (chef d’œuvre à tous les niveaux y compris musical)Le livre de la jungle
  • Les dieux sont tombés sur la tête (les enfants ne verront plus jamais une bouteille de coca de la même manière)
  • Colombo (on peut être petit, mal habillé avec un œil de verre et être un héros… on a pas fait mieux depuis dans le genre)
 Pour les grands (dans la bonne humeur)
  • Spinal tap (un classique musical à mourir de rire)
  • Y’a t il un flic pour sauver la reine (un gag toutes les 30 secondes, un peu fatiguant à la longue, mais avec des moments d’anthologie)
5  CD
vincent-malone-le-roi-de-la-trompette-100841727
  • Amoroso (Joan Gilberto) la grande classe !
  • Ram (P Mc Cartney) meilleur album solo de sa majesté.
  • Trouble fête (Arthur H) un moment de grâce avec mon pote Nicolas Repac.
  • Le roi de la trompette (Vincent Malone) ha, ha, ha, ha… si, si je vous jure.
  • Svalutation (À Celentano) ahh, cette voix italienne même pas pénible, trop fort.
5 artistesNino Ferrer
  • Nina Simone (la meilleure des chanteuses noires qui ont mal quelque part)
  • Nino Ferrer (le meilleur de tous les artistes français suicidés)
  • Éric Satie (le meilleur des compositeurs pianistes sans succès de son vivant)
  • The Beatles (le meilleur groupe à succès)
  • Antonio Carlos Jobim (le Chopin du Brésil)
5 endroits
  • Les Hautes Vosges (pour ceux qui aiment les champignons et les belles forêts, et qui aiment le pays de mon enfance)
  • Itaparica (Brésil au « Zimbo Tropical » chez un copain qui loue des bungalows)
  • Le parc des Beaumonts (Montreuil pour pique-nique, mais dans le bas du parc, parce que en haut y’a des mobylettes qui cassent les oreilles)
  • La Calanque de Sormiou (les antilles en france métropolitaine (évitez juillet août)
  • Paris « Paris, Paris, Paris ! » (y’a que ça de vrai, d’après Lino Ventura dans L’aventure c’est l’aventure)

Pascal ParisotPascal Parisot est chanteur

Discographie jeunesse :

  • La vie de château, Naïve, (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Bêtes en stock, Naïve (2010), que nous avons chroniqué ici.
  • Les pieds dans le plat, Naïve (2009), que nous avons chroniqué ici.

(mais je vous conseille aussi fortement sa discographie adulte et les albums du groupe Radiomatic, groupe qu’il a créé avec la divine Fredda !)

Il faut absolument le voir en concert, ses prochaines dates :

  • 1er juin 2013 à Clermont-Ferrand au Festival Brindilles
  • 14 et 15 juin 2013 à Macon à La cave à musique
  • 21 juin 2013 à Neuilly Sur Seine sur le Parvis de l’hôtel de Ville (concert gratuit)
  • 22 juin 2013 à Les Clayes sous bois au Parc de Diane
  • 13 juillet 2013 à La Rochelle aux Francofolies
  • 18 juillet 2013 à Sablé sur Sarthe au Festival Rock Ici Mômes
  • 7 septembre 2013 à Mouilleron le captif au Festival Face et Si
  • 20 octobre 2013 à Varadesà l’Espace Alexandre Gautier
  • du 24 au 26 octobre, du 31 ocotobre au 2 novembre et les 13 novembre, 1er décembre et du 21 au 23 décembre à Paris à L’Européen

Retrouvez toutes ses dates (et plus d’informations sur son site) : http://prod.pascalparisot.naive.nbs-test.com. Retrouvez aussi notre interview de Pascal Parisot.

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Hommages à la nature (+ concours)

Une forêt

Une forêt ça commence avec quelques arbres éparpillés. Puis ça grossit, ça se densifie, et ça s’étale. Tous ces arbres sont sources de vie, indispensables à la bonne santé de la planète. Malheureusement, les hommes s’en mêlent, et abattent des arbres. Au départ, ils continuent à faire attention, et à n’utiliser que ce dont ils ont besoin, en veillant à réparer leurs dégâts. Mais cela ne dure qu’un temps, et bientôt les bâtiments et les usines prennent le pas sur la nature. une forêt intérieurL’air devient très vite lourd et irrespirable. Mais la nature finira un jour par reprendre ses droits…

La force de cet album pour enfants réside avant tout dans ses illustrations. Marc Martin utilise beaucoup l’aquarelle, notamment pour traduire la diversité des feuillages des arbres, ou l’épaisseur des fumées des usines. Il y ajoute du collage et du feutre, et c’est vraiment joli : fin, délicat, simple mais minutieux. Et ces belles illustrations sont au service d’un message écologique pour dénoncer les déforestations massives, et rappeler que certains phénomènes climatiques sont dus au mauvais usage de la nature par les hommes.

Uniques au monde

Quand la neige tombe, on ne distingue pas que les flocons, même s’ils se ressemblent beaucoup, sont tous différents. Il en est de même pour les nids d’oiseaux, les branches, les feuilles, les forêts, les barrières, les routes, les ponts,… Beaucoup d’éléments autour de nous sont semblables. Mais il y a toujours un petit détail pour leur permettre d’être finalement uniques ! Même les deux oiseaux rouges qui nous accompagnent sur toutes les pages ne sont pas exactement identiques…

Uniques au monde est un album pour enfants qui permet de faire la différence entre semblable et identique. Finalement ce sont des mots qui se ressemblent, mais ils ne veulent pas dire tout à fait la même chose et la nuance est importante ! Grâce aux belles illustrations douces, tendres et enneigées (je sais que ce n’est pas trop de saison, mais on a vraiment l’impression que la neige est en train de tomber sur le dessin) de Keith Baker , on prend le temps d’observer plus finement la nature qui nous entoure, et qui décidément n’a pas fini de nous émerveiller ! Ouvrons l’œil : tout est unique !

Quelques pas de plus…
Nous avons déjà chroniqué d’autres albums en lien avec l’écologie : retrouvez-les grâce au tag écologie.

Une forêt
de Marc Martin traduit par Christine Mignot
Circonflexe
13,50 €, 255 x 255 mm, 32 pages, imprimé en Asie, 2013
Uniques au monde
de Keith Baker traduit par Christine Mignot
Circonflexe
13 €, 263 x 263 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2013

A part ça ?

toboclicA l’occasion de son spécial De la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête, Toboclic en partenariat avec Déclickids (un super blog sur les livres et applications numériques) et La mare aux mots, vous offrent 10 exemplaires de son dernier numéro. Pour participer répondez à ces trois questions :
1 – Quel est le titre de l’article du 30 avril sur le blog Toboblic ?
2 – Combien d’applications sont passées gratuites ou en promo selon la chronique du 9 mai 2012 sur Déclickids ?
3 – Citer un des titres des livres présents dans la bannière de la page facebook de La mare aux mots.
Envoyez vos réponses avec vos coordonnées postales à c.richard@milan.fr avant le 19 mai 2013 à 18h.
Un tirage au sort départagera les bonnes réponses le 20 mai.
ATTENTION une chance supplémentaire si vous aimez la page facebook Toboclic et une chance supplémentaire si vous suivez la page Toboclic sur Twitter.

Marianne

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