La mare aux mots

Des animaux en quête de sens

Par 5 décembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on part à la rencontre de deux animaux particuliers : un Renard philosophe et un loup en quête d’amitié grâce à deux albums bouleversants.

Le renard et l’étoile
de Coralie Bickford-Smith (traduit par Marie Ollier)
Gallimard Jeunesse
15 €, 215×285 mm, 64 pages, imprimé en France, 2017.
Le secret du loup
Texte de Morgane de Cadier, illustré par Florian Pigé
HongFei Cultures
16,50 €, 239×334 mm, 48 pages, imprimé en France, 2017.

Pop-up !

Par 4 décembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on découvre quatre pop-up ! On commence avec la pluie chez les fourmis, puis avec la déclaration des droits de l’Homme, on retrouve ensuite Chien Pourri pour des aventures parisiennes en volume et on finit avec Ernest et Célestine.

Déluge chez les fourmis
d’Elmodie
De la Martinière Jeunesse
19,90 €, 195 x 235 mm, 5 doubles pages, imprimé en Chine, 2017.
Chien pourri à Paris ! Pop-up
Texte de Colas Gutman, illustré par Marc Boutavant
L’école des loisirs
24,90 €, 208 x 164 mm, 50 pages, imprimé en Chine, 2017.
La Déclaration Universelle des droits de l’Homme
Collectif
Albin Michel Jeunesse dans la collection Trapèze
15 €, 120 x 160 mm, 7 doubles pages, imprimé en Chine, 2017.
Le Grand Livre pop-up Ernest et Célestine
de Gabrielle Vincent
Les Albums Casterman
18,90 €, 260 x 300 mm, 7 doubles pages, imprimé en Malaisie, 2017.

Avec un peu d’imagination…

Par 1 décembre 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux livres qui font la part belle à l’imagination ! On commence par rencontrer trois petits minous accros aux écrans, avant d’aller affronter de vilains cauchemars !

Les trois petits casse-pieds
Texte de Jean Leroy, illustré par Matthieu Maudet
L’école des loisirs
12,20 €, 216×268 mm, 36 pages, imprimé en Belgique, 2017.
Le livre qui fait peur aux cauchemars
Texte de Léna Ellka, illustré par Laurent Simon
Albin Michel Jeunesse
13,50 €, 245×260 mm, 20 pages, imprimé en Chine, 2017.

Enfants d’ici ou d’ailleurs [article en accès libre]

Par 30 novembre 2017 Livres Jeunesse

Ils et elles ont vraiment existé, ou auraient pu. Ces enfants vivent parfois dans un pays en guerre, parfois près de nous. Parfois, en exil ou juste en voyage.

 Le héros n’est pas un enfant, c’est un ourson. Un ourson qui a vécu tout près d’un jeune Hollandais qui s’appelait Fred, un ourson qui a voyagé avec lui, qui s’est caché avec lui, qui a traversé le temps. Il ne l’a quitté que bien plus tard, pour s’installer dans un musée.
Cet ourson existe, tout comme son propriétaire, il est exposé à Yad Vashem, mémorial dédié aux victimes juives de la Shoah. Fred, quant à lui, est maintenant un vieux monsieur. À travers l’histoire de son ours c’est son histoire à lui que l’on suit, un enfant comme tant d’autres qui a dû porter une étoile jaune, fuir, se cacher. Si le sujet est dur, le livre, tout en ne cachant pas les choses, est à portée d’enfant et ne va pas les choquer, il rappelle juste des situations qui se sont passées dans une époque pas si lointaine. Le livre est un bel ouvrage avec de magnifiques illustrations et un beau papier. Adultes comme enfants seront ému·e·s de lire l’histoire de cet ours qui a été, pendant une période difficile, la seule chose qui restait à l’enfant de sa vie d’avant.
Un très bel album pour parler de la Shoah avec les enfants.

Recevoir un cadeau c’est toujours plaisant, alors être un cadeau soi-même… quelle joie ! Après avoir brûlé son village et emprisonné ses habitant·e·s, ils ont donc décidé que lui serait le cadeau, un cadeau pour la reine. Pour ça, il lui faudrait apprendre quelques phrases de français « Oui, ma Reine », « D’accord, ma Reine », « tout de suite, Votre Majesté ». Être un cadeau, c’est quelque chose de peu banal.
Thomas Scotto s’empare d’un sujet lourd (la colonisation) et en fait un album poétique et violent. Car si le texte est extrêmement beau, on se prend quand même en pleine figure la réalité de ces enfants devenus esclaves, de ces peuples déracinés qui ont tout perdu. L’album se termine par une note plus légère, un espoir et le rappel que dans chaque camp il y a des personnes bonnes.
Un album extrêmement fort pour parler de la colonisation et du déracinement.

À Kaboul vit Tamana. Dans la pièce aux vitres cassées où elle vit avec toute sa famille, elle rêve d’une maison où elle vivrait heureuse. Tamana aime l’école et s’y rend chaque jour avec plaisir, mais aujourd’hui c’est une sacrée surprise qui l’attend : elle a gagné un concours de dessin international et va partir à Paris pour recevoir son prix.
Ici encore, il s’agit d’une histoire vraie, celle d’une petite Afghane qui est venue à Paris suite à un concours de dessin. On découvrira tout d’abord sa vie là-bas, puis Paris à travers ses yeux. Si la peur s’installera parfois, c’est surtout l’étonnement qui dominera chez Tamana. L’étonnement de voir des statues dénudées, de voir de l’eau couler partout, mais aussi l’ascenseur ou la machine à laver. Il y aura aussi la peine, en voyant un homme dormir dans la rue sur des morceaux de carton. Le beau texte de Bénédicte Prats est mis en image par de superbes illustrations de Bertrand Dubois.
Un magnifique album sur la découverte de l’autre, et le respect de tous et toutes, d’où qu’ils ou elles viennent.

Talia a sept ans, elle est née au Soudan, mais elle a dû fuir. Prendre un camion, un bateau puis un autre bateau. Elle est arrivée en France, en route elle avait perdu de vue son frère et sa petite sœur était née. Quand Talia et sa famille se sont enfin posées, c’est dans le nord de la France au bord de la mer, dans un abri couvert de bâches bleues.
Autre album extrêmement fort, Chemin des dunes, sur la route de l’exil nous propose de suivre le voyage d’une petite fille de sept ans sur le long chemin qui va la mener de son pays qu’elle doit fuir, aux baraquements d’un camp d’hébergement. Si là encore le propos pourrait être lourd, il est rendu plus léger grâce aux belles illustrations de Nathalie Dieterlé et l’écriture de Colette Hus-David qui se met à hauteur d’enfant. Il y a du suspense (Talia retrouvera-t-elle son frère ?), des non-dits qui laissent chacun·e imaginer les choses (la famille de Naïma, qui a disparu un matin, a-t-elle réussi à traverser en Angleterre ?).
Un bien bel album sur les migrant·e·s.

La mer n’est pas loin, pourtant elle ne la voit pas. Entre la mer et elle, il y a le mur de béton qu’elle aime peindre avec Walid. Pourtant, un jour elle ira voir la mer, elle saura à quoi ressemble l’horizon.
France Quatromme raconte l’enfance en Palestine. La mer si proche et pourtant si loin, le mur de huit mètres, les checkpoints, le blocus. Avec un texte poétique et à hauteur d’enfant, elle fait passer énormément de choses. En fin d’ouvrage, une page documentaire signée par la présidente de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine nous permet d’en savoir plus et de mieux comprendre certaines choses que l’on a croisées dans l’album. Le texte est accompagné par de très belles illustrations d’Évelyne Mary. À noter que cet ouvrage a reçu le prix de l’Instruction René Devic lors de la dernière Comédie du livre.
Un bel ouvrage sur les enfants de Palestine.

Qui sont les migrant·e·s et les réfugié·e·s ? D’où viennent-ils·elles ? Pourquoi sont-ils·elles dans cette situation ? Que pouvons-nous faire pour eux·elles ?
Sorti chez Nathan, cet album documentaire (qui se lit finalement comme un album classique) nous apprend plein de choses sur les réfugié·e·s et les migrant·e·s. Avec des phrases simples et adaptées aux enfants, ce bel album saura répondre à leurs questions, avec justesse et sans tabous. On apprendra même ici ce qu’on peut faire pour être utile. Les illustrations colorées et pleines de douceur contribuent à rendre le livre attirant pour les enfants, alors qu’il traite d’un sujet pas facile.
Un documentaire qui parle avec délicatesse et justesse des réfugié·e·s et des migrant·e·s.

Sorti dans la même collection (et illustré par la même illustratrice), La pauvreté et la faim explique, là encore avec justesse, aux enfants ce que c’est qu’être pauvre et ce qui fait qu’on peut le devenir, quels problèmes cela engendre de l’être, qui sont ceux et celles qui aident les autres et comment faire pour aider. Là encore un documentaire particulièrement bien fait.

L’ourson de Fred
Texte d’Iris Argaman (traduit par Livia Parnes et Pierre-Emmanuel Dauzat), illustré par Avi Ofer
Chandeigne
14 €, 165×235 mm, 44 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Kado
Texte de Thomas Scotto, illustré par Éric Battut
À pas de loups
17 €, 240×340 mm, 32 pages, imprimé en Belgique, 2017.
Le dessin de Tamana
Texte de Bénédicte Prats, illustré par Bertrand Dubois
Cépages dans la collection Racines du monde
15 €, 240×320 mm, 40 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
Chemin des dunes, sur la route de l’exil
Texte de Colette Hus-David, illustré par Nathalie Dieterlé
Gautier Languereau
14 €, 270×240 mm, 40 pages, imprimé en France chez un imprimeur éco-responsable, 2017.
On ira voir la mer
Texte de France Quatromme, illustré par Évelyne Mary
Lirabelle
15 € 225×225 mm, 40 pages, imprimé en Italie, 2015.
Les réfugiés et les migrants
Texte de Ceri Roberts (traduit par Christine Liabeuf), illustré par Hanane Kai
Nathan dans la collection Explique moi…
12,90 €, 230×230 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.
La pauvreté et la faim
Texte de Louise Spilsbury (traduit par Christine Liabeuf), illustré par Hanane Kai
Nathan dans la collection Explique moi…
12,90 €, 230×230 mm, 32 pages, imprimé en Chine, 2017.

Les invité.e.s du mercredi : Delphine Renon, Olivier Costes, Camille de Cussac et Angèle Cambournac

Par 29 novembre 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, on part à la rencontre de la formidable illustratrice Delphine Renon et puis l’on parle écologie avec humour et poésie avec Olivier Costes, Camille de Cussac et Angèle Cambournac : l’auteur, l’illustratrice et l’éditrice du magnifique Ça me gratte la Terre !… Bon mercredi !


L’interview du mercredi : Delphine Renon

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
Après des études de communication visuelle, j’ai travaillé 10 ans comme graphiste dans l’édition. Pendant cette période j’ai pu observer l’importance de ce qu’une image peut raconter en complément du texte dans un livre, et la multitude de styles d’illustration existants. Puis je me suis lancée dans l’illustration et après un temps de recherche, j’ai trouvé mon style actuel, mon écriture propre.

Comment choisissez-vous les livres que vous illustrez ?
L’histoire, et surtout la possibilité d’apporter mon univers au projet sont déterminants. Il faut que le texte comporte une part d’imaginaire et de poésie. Parfois un album est entièrement créé à 4 mains avec l’auteur, parfois un éditeur me propose un texte.

Quelles techniques utilisez-vous ?
J’utilise un peu l’ordinateur pour la partie croquis, lors de la construction de mes images. Pour les couleurs, la plupart du temps je travaille « en tradi », c’est à dire je n’utilise pas l’ordinateur. Je dessine à la plume ou au feutre noir fin, et aux crayons de couleur, parfois je rehausse avec des marqueurs de couleur. Pour certains projets cependant, je fais le trait à la plume, je le scanne puis je mets les couleurs avec l’ordinateur.

Votre univers reflète une « poésie du quotidien », une importance aux petites choses et aux détails de la vie. Enfant, étiez-vous sensible aux objets et aux ambiances autour de vous ?
Oui énormément. J’étais une enfant réservée, retranchée dans mon imaginaire, et observatrice. Je ne m’ennuyais jamais. J’étais sensible à mon environnement visuel, j’avais un attachement fort à la nature. C’est toujours le cas aujourd’hui.  Mon inspiration est essentiellement construite d’éléments piochés dans le quotidien… la vie, la nature, les gens, une photo, un film…

Quand vous étiez enfant, qui étaient vos « héros et héroïnes » ? (Auteur·trice·s, illustrateur·trice·s, et autres) ? Quelles étaient vos lectures d’enfant, adolescente ?
Je fais l’impasse sur ces deux questions, en effet des images qui me viennent mais aucune mémoire des noms 🙁 désolée…

Quels sont vos nouveaux projets ?
Je travaille actuellement sur deux albums. L’un sortira au printemps au Seuil, j’illustre un texte très poétique construit comme un conte de Céline Vernozy ; l’autre paraîtra également au printemps, et sera le Tome 3 de Simone et ses bébêtes. J’ai par ailleurs une foule d’histoires qui voyagent dans ma tête jusqu’au jour où j’aurai le temps de les développer…

Bibliographie sélective :

  • Simone et ses bébêtes, c’est si long d’attendre !, illustrations d’un texte de Christine Naumann-Villemin, Rageot (2017) que nous avons chroniqué ici.
  • Simone et ses bébêtes trop petite !, illustrations d’un texte de Christine Naumann-Villemin, Rageot (2017) que nous avons chroniqué ici.
  • Emmet et Cambouy, illustrations d’un texte de Karen Hottois, Didier Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
  • Regarde, regarde !, illustrations d’un texte de Stéphanie Joire, Magnard (2016) que nous avons chroniqué ici.
  • Berty le plus cool des monstres, illustrations d’un texte de Didier Levy, Grasset Jeunesse (2016) que nous avons chroniqué ici.
  • Le festin de Citronette, illustrations d’un texte d’Angélique Villeneuve, Éditions Sarbacane (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • Casse-tête au pays des pâquerettes, illustrations d’un texte de Didier Lévy, Éditions Sarbacane (2015)
  •  Tranquille comme fossile, illustrations d’un texte de Natacha Andriamirado, Hélium (2014)

Son site : http://delphinerenon.blogspot.fr/


Parlez-moi de… Ça me gratte la terre !

Régulièrement, on revient sur un livre qu’on a aimé avec son auteur·trice, son illustrateur·trice et/ou son éditeur·trice. L’occasion d’en savoir un peu plus sur un livre qui nous a interpellés. Cette fois-ci, c’est sur Ça me gratte la Terre ! – un formidable conte écologiste – que nous revenons avec son auteur Olivier Costes, son illustratrice Camille de Cussac et son éditrice Angèle Cambournac… 

Olivier Costes (auteur)

L’idée de cette histoire est née d’une chanson dont le refrain enfilait les jeux de mots « Miss Terre, miss Terre pourquoi tu te grattes ? Mystère…».  Une phrase qui avait du son mais pas encore de sens. En la chantant (avec ma gratte), m’est venue la vision d’une femme-planète très belle, mais couverte de parasites qui lui provoquent d’horribles démangeaisons. Voilà un début d’explication aux catastrophes naturelles : les tremblements de terre, les tsunamis et les désordres climatiques se produisent parce que la Terre se gratte les croûtes. Et nous, les humains, petits poux insouciants et malfaisants, nous en sommes en partie responsables avec nos gratte-ciels, nos marteaux-piqueurs et nos cartes à puces. Je tenais là une façon décalée d’aborder les problèmes écologiques en multipliant les analogies : terre/tête, humains/poux, béton/boutons, etc.
J’ai proposé l’histoire à Angèle Cambournac, éditrice au Seuil Jeunesse, qui l’a d’abord refusée parce que la fin n’était pas terrible, voire in-Terre-minable (et elle avait raison !). Mais comme elle en aimait le principe, elle m’a encouragé à la retravailler et ses remarques m’ont vraiment servi de déclic. Une fois le texte abouti, Angèle m’a proposé de faire appel à l’illustratrice Camille de Cussac que je ne connaissais pas. J’ai tout de suite été séduit par son style pétillant et son art du second degré, qui correspondaient parfaitement à notre envie de raconter une histoire de planète qui ne soit pas terre à terre.
Tout au long du projet, nous avons fonctionné en trio, unis comme les cinq doigts de la main (ce qui n’est pas une mince performance) : Angèle à la production et au casting, Camille aux décors et aux costumes, et moi au scénario et aux dialogues. D’ailleurs, en plus du livre, Camille a réalisé en animation un clip-vidéo dont la musique est la chanson point de départ de l’histoire. Ainsi, la boucle était bouclée.

Camille de Cussac (illustratrice) :

Angèle m’a proposé l’histoire d’Olivier en septembre dernier. J’ai été très heureuse qu’elle pense à moi, et me suis empressée de lire le texte. J’ai tout de suite accroché, l’idée des zumains comme des sales gosses insupportables me plaisait beaucoup, mais je ne savais pas comment représenter la Terre, la pluie ou le soleil. Je ne me voyais pas faire une boule avec des yeux et des bras pour une planète, d’autres l’auraient fait d’une très jolie manière, poétique et délicate, mais moi j’ai tout de suite senti que ça aurait été raté. Du coup il a fallu que je trouve autre chose, et c’est là que j’ai eu l’idée de personnifier les éléments. Moi qui aime tant dessiner des personnages, je pouvais transformer tout le monde en humain, avec des attributs. Le soleil devenait alors un genre de Pablo Picasso en slip, égocentrique, et prof de yoga. La Lune était une jeune femme en pyjama, avec des posters d’Amstrong et d’astronautes dans son salon. Et les zumains, quant à eux, étaient de minuscules bonhommes verts, comme venus d’autres planètes. Il ne restait plus qu’à convaincre Olivier et Angèle d’adopter ces personnages-là. Ils ont été plutôt emballés et j’ai pu continuer à travailler sur cette voie-là. J’ai adoré travaillé sur ce projet avec Angèle, l’éditrice, qui m’a bien aidé à rendre chaque dessin utile dans l’histoire, et Olivier, l’auteur, qui m’a laissé beaucoup de liberté dans ma création ; et Olivier, le chanteur, qui m’a même proposé de réaliser un clip pour sa chanson « MISS TERRE ».
Alors Merci !

Angèle Cambournac (éditrice) :

Je connaissais Olivier Costes de nom car il a publié plusieurs livres-CD chez Actes Sud Junior où j’ai travaillé il y a 7 ans. Son texte m’a fait beaucoup rire, j’ai trouvé l’idée assez géniale. J’ai été particulièrement séduite par sa construction qui n’est pas sans rappeler celle des contes et par ce message écologique distillé avec humour. Tout cela en faisait un projet à part, plein de sens, qui avait complètement sa place dans le catalogue du Seuil jeunesse où humour et engagement font bon ménage.
Nous avons réfléchi à l’illustrateur/trice qui pourrait l’illustrer. Comme la structure de l’histoire est assez classique, j’ai eu envie de renverser les cadres, de décaler le projet et pensé à Camille de Cussac pour cette raison. Je connaissais l’album qu’elle a publié chez Marcel et Joachim, Le petit chaperon belge, que j’adore, et l’avais rencontrée deux années plus tôt quand elle était venue présenter son book en sortant d’école chez Thierry Magnier. La drôlerie de ses dessins, leur énergie, son sens de la couleur, tout me plaît dans son travail ! Pour cet album, nous avons utilisé une technique d’impression en multichromie afin de rendre au mieux les couleurs acidulées, voire fluo, de Camille !


Ça me gratte la Terre ! texte d’Olivier Costes, illustré par Camille de Cussac, sorti chez Le Seuil Jeunesse (2017), que nous avons chroniqué ici.
Retrouvez le clip évoqué plus haut ici.