La mare aux mots

Des plumes et des poils

Par 17 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, on célèbre les animaux, connus ou inconnus, héros de contes ou du quotidien grâce à deux très beaux albums Rose cochon et Rita la poule veut un bébé

Rose cochon
Texte de Clémence Sabbagh, illustré par Françoise Rogier
À pas de loups
15 €, 230×300 mm, 40 pages, imprimé en France, 2017.
Rita la poule veut un bébé
de May Angeli
Les éditions des éléphants
14 €, 217×249 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.

Quelques romans

Par 14 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, je vous propose des romans, pour des âges différents.

La diamanterie ou les vacances d’une fille bancale
Texte de Laure Monloubou, illustré par Robin
Amaterra
12,50 €, 140×205 mm, 183 pages, imprimé en UE, 2017.
Le jour fantastique pourri de mon élection
Texte de Charlotte Moundlic, illustré par Ronan Badel
Albin Michel Jeunesse
7,90 €, 134×201 mm, 112 pages, imprimé en Espagne, 2017.
Les cousins Karlsson – carte au trésor et code secret
de Katarina Mazetti (traduit par Marianne Ségol-Samoy et Agneta Ségol)
Thierry Magnier dans la collection Gaïa
7,20 €, 120×180 mm, 250 pages, imprimé en France, 2017.
On ne mange pas son meilleur ami !
de Simona Lia (traduit par Marie Hermet)
Flammarion Jeunesse
12 €, 135×210 mm, 192 pages, lieu d’impression non indiqué, 2017.
De nos propres ailes
de Kinga Wyrzykowska
Bayard
14,90 €, 140×210 mm, 368 pages, imprimé en Italie, 2017.

Du bruit

Par 13 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui, deux albums hilarants et bruyants. Le premier, presque sans texte, sur un emménagement qui ne passe pas inaperçu, et le second, sur un éléphant ronchon qui passe sa mauvaise humeur au singe, qui lui-même passe sa mauvaise humeur au serpent qui la passe…

Boom boom boom
de Johan Troïanowski
Thierry Magnier
8,90 €, 160×160 mm, 24 pages, imprimé en Italie, 2017.
C’est l’histoire d’un éléphant…
Texte d’Agnès de Lestrade, illustré par Guillaume Plantevin
Sarbacane
13,90 €, 220×220 mm, 40 pages, imprimé en France, 2015.

Les invité.e.s du mercredi : Anne-Isabelle Le Touzé et Martin Page

Par 12 avril 2017 Les invités du mercredi

Aujourd’hui, c’est avec Anne-Isabelle Le Touzé que nous avons rendez-vous. Avec elle nous revenons sur son actualité et sur son parcours. Ensuite, je vous propose de partir en vacances avec un grand nom de la littérature, Martin Page. Nous vous souhaitons un bon mercredi !


L’interview du mercredi : Anne-Isabelle Le Touzé

Pouvez-vous nous présenter Je veux voir le directeur, l’album plein d’humour que vous venez de sortir aux éditions Clochette ?
Je veux voir le directeur a été écrit au départ pour mon amie Christine Davenier à qui j’avais depuis longtemps envie de proposer un texte.
Nous avions déjà plusieurs fois évoqué l’idée de travailler ensemble, et j’avais envie (exercice que je n’ai encore jamais pratiqué : écrire un texte pour un autre illustrateur) qu’elle pose sur mon texte ses dessins enlevés, tendres et pleins d’humour.
Comme je suis connectée à ma radio du matin au soir, je me suis mise à réfléchir à une histoire d’actualité, et plus précisément sur… des élections ! Et j’ai inventé ce cochon, nouvel arrivant dans une ferme et qui, apprenant qu’il n’y a pas de directeur, décide de se présenter pour le poste. Bien sûr d’autres animaux vont se mettre également en lice et il y aura une mini campagne électorale à l’issue de laquelle ce nouveau directeur sera élu… non sans mal !

Quasiment au même moment vous sortez Monsieur Émile et petit Tom chez Pastel.
Cette histoire de Monsieur Émile et petit Tom, je l’ai créé il y a des années. Je dirais même qu’elle me vient du temps où j’étais moi même enfant (il y a presque cent ans !). J’adorais inventer des histoires un peu magiques avec des personnages fantaisistes…
Petit Tom a ainsi évolué, mais se confrontant toujours à une situation concrète (faire un dessin) qui dégénère. Ce qui est amusant c’est que la première réaction des enfants est une interrogation : Petit Tom, c’est un garçon ou une fille ? (il s’appelle Tom mais il a une robe), puis ils se laissent prendre par l’histoire de ces crayons magiques.

Comment naissent vos histoires ?
Je suis incapable de vous dire précisément comment naissent mes histoires. Certaines, comme Pips s’imposent d’elles-mêmes (l’histoire d’un petit oiseau qui ne peut pas dormir car ses parents l’en empêchent en l’appelant, se disputant… et à l’époque ma fille me réveillait toutes les nuits).
Je peux être interpellée par des événements extérieurs (mon histoire d’élection)… et de plus en plus je commence par le dessin, gribouille des personnages, les fais évoluer…
En fait j’ai dix mille histoires sous le coude, non éditées, et parfois je vais également remettre le nez dedans (comme pour Monsieur Émile et Petit Tom).

Quelles techniques d’illustration utilisez-vous ?
J’utilise beaucoup de techniques différentes. Lorsque j’ai débuté dans l’illustration jeunesse, je vivais entre la France et l’Allemagne. Pour la France je travaillais à l’aquarelle, encres et encre de Chine, et pour l’Allemagne, au pastel gras. Puis au bout d’une dizaine d’années, j’ai eu envie d’essayer de nouvelles choses. J’ai des albums à l’acrylique, au crayon de couleur, avec des collages, faits sur ordinateur, à la gouache… et des mélanges de tout ça !
Je fais des albums très simples graphiquement (Monsieur Émile et Petit Tom) et d’autres comme Est-ce que la maîtresse dort à l’école qui m’a pris beaucoup de temps car je voulais travailler chaque image presque comme des petits tableaux (avec un mélange de gouaches et crayons).

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J’ai toujours aimé écrire et dessiner (j’ai entamé, enfant, quantité de romans) et après le bac je suis rentrée aux Beaux Arts de Rennes. J’y ai rencontré Andrée Prigent (et nous sommes restées grandes amies) et c’est grâce à elle que je me suis lancée dans l’édition jeunesse. Elle a commencé un peu avant moi, et c’est elle qui m’a poussée à prospecter auprès des éditeurs (à l’époque je ne savais pas trop ce que j’avais envie de faire).
J’ai eu la chance de faire très vite mon premier album chez Didier jeunesse avec qui j’ai réalisé plusieurs livres. Puis je suis partie vivre en Allemagne, et j’ai beaucoup travaillé pour une maison d’édition, Coppenrath verlag. Ce qui est marrant c’est que lorsque je dessinais pour les Allemands, ils me reprochaient souvent un travail trop « français » (?). Et lorsque je retrouvais mes éditeurs français, ils me demandaient de me lâcher plus… C’est anecdotique, mais je me rends compte que j’ai mis du temps à trouver vraiment mon style, ayant toujours peur d’en faire trop ou pas assez !

Quelles étaient vos lectures d’enfant, d’adolescente ?
Si vous me lancez sur mes lectures, on n’a pas fini !!! J’ai toujours ADORÉ lire, c’était pour moi une nécessité (ça l’est toujours, et je ne peux toujours pas m’endormir sans avoir lu quelques pages. Me retrouver sans livre par ex dans un hôtel lors d’un salon… c’est une catastrophe ! Je me souviens d’une anecdote avec Amélie Sarn, autre grande lectrice : sur un salon nous avions toutes deux oublié d’emporter un livre. Nous avons été demander à la réception si un client n’avait pas oublié un roman quelconque. Et, oui, il y en avait un ! Mais un seul… Du coup on a tiré au sort, et je me souviens que j’ai gagné. J’ai donc emporté le livre tandis qu’Amélie piquait tous les magazines disponibles qui traînaient sur une table !)
Mais pour en revenir à mes lectures, j’avais la chance d’avoir une famille très tournée vers les livres et chez mes grands-parents paternels comme chez ma grand-mère maternelle il y avait une importante bibliothèque. Toute petite j’ai lu tous les albums du Père castor, puis plus grande je me suis plongée dans les Comtesse de Ségur (la magnifique première bibliothèque rose, avec des gravures qui m’ont faite rêver). Mais j’avais également des Club des cinq, les Fantômette, Bennett et Mortimer (qui me font toujours hurler de rire). Puis j’ai découvert la fabuleuse bibliothèque internationale, chez Nathan, avec les Moumines (probablement le n° 1 du top 50 de mes lectures favorites), et des tas d’autres titres venant du monde entier. J’ai également dévoré les Okapi auxquels j’étais abonnée, mais aussi les Semaines de Suzette que ma mère a conservés.
Adolescente j’ai continué à lire beaucoup, tout ce qui me tombait sous la main. J’alternais -et toujours maintenant- des classiques avec des romans plus actuels. Comme j’aime les romans d’épouvante, j’ai commencé à lire Stephen King (je crois les avoir tous !). Puis j’ai découvert Bilbo le Hobbit et Le Seigneur des anneaux que j’ai dû lire 20 fois !

Quels sont vos projets ?
Ce troisième trimestre va être bien rempli car je vais beaucoup me déplacer sur des salons.
Et entre deux salons je travaillerai sur différentes choses, des albums en duo avec mon amie Elsa Devernois, mais aussi une compilation de proverbes chinois très amusants que j’aimerais proposer à des éditeurs (j’ai une sœur qui parle et écrit le chinois et qui m’a envoyé une liste savoureuse de citations). Et puis retravailler des projets, et pour l’instant je vais vers des albums destinés plutôt aux plus petits.

Bibliographie (sélective) :

  • Je veux voir le directeur !, texte et illustrations, Éditions Clochette (2017).
  • Monsieur Émile et petit Tom, texte et illustrations, l’école des loisirs (2017).
  • Surprise !, texte et illustrations, Les p’tits bérets (2016).
  • Est-ce que la maîtresse dort à l’école ?, illustration d’un texte de Carole Fives, l’école des loisirs (2014), que nous avons chroniqué ici.
  • Timoléon, illustration d’un texte de Steve Waring, Les éditions des Braques (2012), que nous avons chroniqué ici.
  • Le roi-lapin, illustration d’un texte de Nadine Brun-Cosme, l’école des loisirs (2011).
  • Les vaches de Noël, texte et illustrations, Didier Jeunesse (2009).
  • Tous sauf un, illustration d’un texte de Nadine Brun-Cosme, Points de suspension (2009), que nous avons chroniqué ici.
  • Antoine déménage, texte et illustrations, l’école des loisirs (2007).

Retrouvez Anne-Isabelle Le Touzé sur son site : http://minisites-charte.fr/sites/anne-isabelle-le-touze.


En vacances avec… Martin Page

Régulièrement, je pars en vacances avec un.e artiste (je sais vous m’enviez). Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais moi j’adore partir comme ça avec quelqu’un, on apprend à la.le connaître notamment par rapport à ses goûts… cet.te artiste va donc profiter de ce voyage pour me faire découvrir des choses. On emporte ce qu’elle.il veut me faire découvrir. On ne se charge pas trop… 5 de chaque ! 5 albums jeunesse, 5 romans, 5 DVD, 5 CD, sur la route on parlera aussi de 5 artistes qu’il.elle veut me présenter et c’est elle.lui qui choisit où l’on va… 5 destinations de son choix. Cette fois-ci, c’est avec Martin Page que je pars ! Allez en route !

5 albums jeunesse :

  • La plage magique, Crockett Johnson
  • Halte, on ne passe pas, Isabel Minhos Martins/Bernardo Carvalho
  • Le petit Nicolas, Sempé-Gosciny
  • A rule is to break, A Child’s Guide to Anarchy, Jana Christy et John Seven
  • Les musiciens de Brême, par les frères Grimm

5 romans :

  • David Goodis : Retour à la vie
  • Paul Nizan : Aden Arabie
  • Carson Mc Cullers : Frankie Adams
  • Boris Vian : Un automne à Pékin
  • Italo Calvino : Le Baron Perché

5 BD :

  • Insolente Veggie, Rosa B
  • Drinking at the movie, Julia Wertz
  • Approximativement, Lewis Trondheim
  • Nausicaä, Miyazaki
  • I Kill Giants, Joe Kelly and J.M. Ken Niimura

5 DVD :

  • His girl friday, Howard Hawks
  • Harold et Maud, Hal Ashby
  • Kissed, Lynne Stopkewich
  • Papa est parti en voyage d’affaires, Émir Kusturica
  • Journal intime, Nanni Moretti

5 CD :

  • OP8, Slush
  • Brel, Les Marquises
  • Marvin Gaye, What’s going on
  • Cartola, Cartola
  • Pulp, This is hardcore
  • Ô Paon, Fleuve
  • Mount Eerie, A crow look at me

5 artistes

  • Manon de Lastens
  • Sunaura Taylor
  • Ana Mendieta
  • Lavinia Fontana
  • Artemisia Gentileschi
  • Mon père (artiste secret)

5 lieux

  • Mon jardin
  • L’idée que je me fais du paradis
  • Là où est posé mon macbook
  • Mon lit
  • N’importe où avec ma compagne et mon fils (et mes amis)

Martin Page est auteur.

Bibliographie (jeunesse) :

  • La recette des parents, album illustré par Quentin Faucompré, Rouergue (2016), que nous avons chroniqué ici.
  • La folle rencontre de Flora et Max, roman coécrit avec Coline Pierré, l’école des loisirs (2016).
  • Le zoo des légumes, roman illustré par Sandrine Bonini, l’école des loisirs (2013), que nous avons chroniqué ici.
  • Plus tard, je serai moi, roman, Rouergue (2013).
  • La bataille contre mon lit, album illustré par Sandrine Bonini, Le Baron Perché (2011).
  • Le club des inadaptés, roman, l’école des loisirs (2010).
  • Traité sur les dragons pour faire apparaître les miroirs, roman, l’école des loisirs (2009).
  • Je suis un tremblement de terre, roman, l’école des loisirs (2009).
  • Conversation avec un gâteau au chocolat, roman illustré par Aude Picault, l’école des loisirs (2009).
  • Juke-box, roman, collectif, l’école des loisirs (2007).
  • Le garçon de toutes les couleurs, roman, l’école des loisirs (2007).

Retrouvez Martin Page sur son site : http://www.martin-page.fr (et ne manquez surtout pas son dernier livre adulte, Les animaux ne sont pas comestibles).

Des livres (presque) sans paroles

Par 11 avril 2017 Livres Jeunesse

Aujourd’hui on plonge dans deux univers très différents mais tout aussi poétiques grâce à deux superbes ouvrages : Le Vélo Géant et Profession crocodile… Ouvrez grands vos yeux !

Le Vélo Géant
Texte de Lau Bergey, illustré par Nicolas André
La joie de lire
10 €, 193×249 mm, 40 pages, imprimé en Suisse, 2017.
Profession crocodile
Texte de Giovanna Zoboli, illustré par Mariachiara di Giorgio
Les fourmis rouges
16 €, 308×207 mm, 32 pages, imprimé en France, 2017.